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Les États-Unis doivent permettre aux détenus de Bagram de comparaître devant les tribunaux américains
16 septembre 2009 — Afghanistan, Conflits armés, Contre le terrorisme: la justice, Détention, Procès et systèmes juridiques, États-Unis d'Amérique
Les États-Unis doivent accorder à tous les prisonniers qu'ils détiennent à la base aérienne de Bagram, en Afghanistan, la possibilité de comparaître devant un tribunal américain et de consulter un avocat, puisque ces détenus ne sont toujours pas en mesure de contester la légalité de leur détention auprès d'un tribunal indépendant et impartial en Afghanistan, a déclaré Amnesty International mercredi 16 septembre 2009.
Le gouvernement américain a révélé la nouvelle procédure de révision administrative s'appliquant aux détenus de Bagram dans un document juridique présenté le 14 septembre, dans le droit fil de ses efforts visant à les empêcher de contester leur détention devant une cour de justice américaine.
Amnesty International a exhorté le gouvernement des États-Unis à autoriser sans délai les prisonniers à prendre contact avec leur famille et avec des représentants consulaires, et à être examiné par un médecin.
Actuellement, quelque 600 prisonniers sont maintenus en détention à la base de Bagram, pour la plupart des ressortissants afghans. Certains y sont enfermés depuis des années. Ils sont maintenus en détention sans avoir la possibilité d'entrer en contact avec un avocat ni de comparaître devant un tribunal.
Par ailleurs, les États-Unis doivent aider le gouvernement afghan à instaurer des mécanismes visant à garantir l'équité des procès de ces prisonniers.
Washington et Kaboul doivent envisager de mettre sur pied des tribunaux mixtes, composés de juges nationaux et internationaux, afin de juger les personnes arrêtées dans le cadre des opérations anti-insurrectionnelles par les autorités afghanes, mais aussi américaines et internationales. -
Le président Barack Obama doit prendre l'initiative de lever l'embargo contre Cuba
1er septembre 2009 — Cuba, Droits économiques, sociaux et culturels, Médecine et santé, États-Unis d'Amérique
Le président Barack Obama doit faire le premier pas en vue du démantèlement de l'embargo des États-Unis contre Cuba en ne renouvelant pas les sanctions contre l'île mises en place au titre de la Loi sur le commerce avec l'ennemi, a déclaré Amnesty International ce mercredi 2 septembre alors que la décision de renouvellement des sanctions au titre de cette loi doit être prise d'ici le 14 septembre.
L'appel d'Amnesty International s'inscrit dans le cadre d'un rapport rendu public ce mercredi 2 septembre sur l'impact de l'embargo économique des États-Unis contre Cuba. Le rapport Cuba: The US embargo against Cuba: its impact on economic and social rights conclut que les sanctions imposées par les États-Unis depuis 1962 privent les Cubains de certains médicaments et technologies médicales, mettant de ce fait en danger la santé de millions de personnes.
« C'est l'occasion rêvée pour le président Barack Obama de se distancier des politiques qui ont échoué dans le passé et d'envoyer un message fort au Congrès américain sur la nécessité de mettre fin à l'embargo, a déclaré Irene Khan, secrétaire générale d'Amnesty International.
« L'embargo américain contre Cuba est immoral et doit être levé, a déclaré Irene Khan. Il empêche des millions de Cubains de bénéficier de médicaments vitaux et d'équipements médicaux essentiels à leur santé. »
Du fait de l'embargo des États-Unis, Cuba est confronté à de sévères restrictions en matière d'importation de médicaments, d'équipements médicaux et de technologies développées aux États-Unis ou par des sociétés américaines à l'étranger. Les sanctions limitent également d'autres importations vers l'île et restreignent les voyages et les transferts d'argent.
Les produits brevetés aux États-Unis ou contenant plus de 20 % de pièces ou composants fabriqués aux États-Unis ne peuvent être exportés vers Cuba, même s'ils sont produits dans des pays tiers.
Selon les données des Nations unies, l'incapacité de Cuba d'importer des produits nutritionnels destinés aux écoles, aux hôpitaux et aux structures d'accueil de jour contribue à la forte prévalence d'anémies dues à une carence en fer. Selon l'UNICEF, 37,5 % des enfants de moins de trois ans à Cuba étaient touchés en 2007.
La santé des enfants a également été mise en danger par une décision des fournisseurs de seringues aux États-Unis d'annuler une commande de trois millions de seringues jetables passée en 2007 par l'Alliance globale pour les vaccins et l'immunisation de l'UNICEF après avoir appris que les unités étaient destinées à la mise en œuvre d'un programme à Cuba.
Des situations similaires ont affecté la mise en œuvre de programmes des Nations unies destinés à prévenir et combattre le VIH/sida sur l'île.
« Bien que la responsabilité de fournir des soins médicaux adéquats à la population incombe avant tout aux autorités cubaines, les gouvernements imposant des sanctions de type embargo doivent accorder une attention particulière à l'impact que de telles sanctions peuvent avoir sur la population du pays visé », a déclaré Irene Khan.
Amnesty International appelle également les membres du Congrès américain à abroger la loi définissant l'embargo.
En 2000, une nouvelle loi a tenté d'assouplir l'embargo et de rendre plus faciles les exportations vers Cuba, mais les exportations de médicaments continuent d'être soumises à des restrictions en fonction des « inspections sur site approuvées par le président » des États-Unis pour déterminer la destination finale des médicaments et des matériaux exportés. En 2008, Cuba a importé des États-Unis pour 710 millions de dollars de nourriture et de produits agricoles contre seulement 1,2 million de dollars d'équipement médical et de produits pharmaceutiques. Les importations aux États-Unis de produits en provenance de Cuba sont totalement interdites.




