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  • Action urgente (suivi): Azerbaidjan. Jabbar Savalan a été appelé par l'armée

    Action complémentaire sur l'AU 133/11, EUR 55/010/2012, 3 mai 2012

    ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 14 JUIN 2012.
    Vérifiez auprès de votre section s’il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.

    Jabbar Savalan, étudiant dans une université, a été appelé par l’armée azerbaïdjanaise alors qu’il devrait être exempté de service militaire. Amnesty International pense qu’il est visé en raison de son militantisme, pourtant pacifique.

    Jabbar Savalan a été convoqué au commissariat militaire pour y passer une visite médicale le 30 avril. À son arrivée, on lui a donné deux heures pour se préparer à effectuer son service militaire et il n’a pas été examiné par un médecin. Selon son avocat, Jabbar Savalan est totalement sourd d’une oreille et il est improbable qu’il ait été déclaré apte à l’issue d’une visite médicale. Par ailleurs, il aurait dû être informé de sa conscription 10 jours à l’avance.

    Ces derniers mois, Jabbar Savalan a accordé à des médias nationaux et internationaux des interviews dans lesquelles il critiquait le gouvernement et a participé à des mouvements de protestation pacifiques. Le 7 mars, il a été interpellé et battu par la police aux côtés de Dayanat Babayev, Majid Marjanli, Abulfaz Gurbanly et Beyim Hasanli, jeunes militants du Front populaire qui, comme lui, avaient manifesté pacifiquement pour demander la libération des prisonniers d’opinion en Azerbaïdjan.
    Jabbar Savalan a été arrêté une première fois le 5 février 2011, après avoir publié la veille sur Facebook un appel à manifester contre le gouvernement. Condamné à deux ans et demi de prison pour des charges controuvées liées aux stupéfiants, il a recouvré la liberté à la suite d’une grâce présidentielle le 26 décembre 2011. Amnesty International a fait campagne pour sa libération.

    Jabbar Savalan a réintégré l’université d’État de Soumgaït le 15 février, après des semaines de négociations avec les cadres supérieurs de l’université. Il a repris ses études et a assisté à plusieurs cours avant que l’université ne lui réclame de manière impérative un document du commissariat militaire.

    DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS CI-APRÈS (en anglais, en russe, en azéri, en turc ou dans votre propre langue) :

    - demandez aux autorités de libérer immédiatement Jabbar Savalan de ses obligations militaires car l’avant-projet de loi relatif à l’armée azerbaïdjanaise exempte de conscription les étudiants de premier cycle ;

    - appelez-les à veiller à ce que ce jeune homme puisse reprendre ses études sans délai.

    ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 14 JUIN 2012 À :
    Vérifiez auprès de votre section s’il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.

    Président
    İlham Aliyev
    Office of the President of the Azerbaijan Republic
    19 İstiqlaliyyat Street
    Baku AZ1066,
    AZERBAÏDJAN
    Fax : +994 12 492 0625
    Courriel : office@pa.gov.az
    Formule d’appel : Dear President, / Monsieur le Président,

    Médiatrice
    Elmira Suleymanova
    40 Uz. Hajibeyov Street
    Baku AZ1000,
    AZERBAÏDJAN
    Fax : +994 12 498 23 65
    Courriel : ombudsman@ombudsman.gov.az
    Formule d’appel : Dear Ombudsperson, / Madame,

    Copies à :
    Ministre de la Défense
    Safar Abiyev
    3 Parliament Avenue
    Baku AZ1073,
    AZERBAÏDJAN
    Fax : +994 12 439 41 89
    Courriel : mninfo@asumo.baku.az

    **Les télécopieurs peuvent être éteints en dehors des heures de bureau (heure locale : TU + 5)**

    Veuillez également adresser des copies à :
    Ambassade de la République d’Azerbaïdjan
    Avenue Molière 464,
    1050 Bruxelles
    eMail: office@azembassy.be
    Fax 02.345.91.58

    Ceci est la seconde mise à jour de l’AU 133/11. Pour en savoir plus : http://www.amnesty.org/fr/library/info/EUR55/007/2011/fr.

    COMPLEMENT D’INFORMATION

    En Azerbaïdjan, les autorités ont dans la pratique érigé en infraction les actions de protestation pacifiques contre le gouvernement, en interdisant les manifestations et en emprisonnant ceux qui les organisent et ceux qui y participent. La police recourt à une force excessive pour disperser des manifestations qui sont pacifiques mais non autorisées par les pouvoirs publics. Elle multiplie menaces et manœuvres d’intimidation contre les défenseurs des droits humains, tout en se servant de l’arsenal juridique et administratif pour contraindre les groupes de la société civile œuvrant en faveur de la démocratie et des droits humains à cesser leurs activités ou pour refuser de les enregistrer.

    Des journalistes ont été roués de coups et enlevés, tandis que le nombre de médias indépendants a été réduit par les lois interdisant la présence de diffuseurs étrangers sur les ondes azerbaïdjanaises.
    Les nouvelles méthodes permettant d’exercer le droit à la liberté d'expression, telles qu’Internet et les médias sociaux, sont elles aussi battues en brèche. Des blogueurs et des jeunes militants ont été harcelés et placés en détention sur la base de charges forgées de toutes pièces. Le gouvernement réfléchit à des moyens de contrôler et de surveiller l’utilisation d’Internet.

    Face au durcissement de ces contrôles, des centaines de personnes excédées se sont rassemblées dans la rue en mars et avril 2011 afin de réclamer des réformes démocratiques et plus de respect pour les droits humains. Les autorités ont sévi contre ces prémisses d’une contestation populaire avec une nouvelle vague de manœuvres de répression et d’intimidation. À la suite de ces manifestations, 14 personnes ont été déclarées coupables d’avoir organisé des rassemblements antigouvernementaux ou d’y avoir participé. Les autorités se sont aussi appuyées sur des charges controuvées pour arrêter et incarcérer trois autres hommes : deux membres de l’opposition et un défenseur des droits humains.

    Trois des 17 individus considérés par Amnesty International comme des prisonniers d’opinion ont depuis lors été remis en liberté à la suite d’une action menée par l’organisation. Cependant, alors que l’Azerbaïdjan s’apprête à accueillir l’édition 2012 du concours Eurovision de la chanson, 15 prisonniers d’opinion se trouvent toujours derrière les barreaux ; beaucoup ont été appréhendés uniquement pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression lors d’une manifestation pacifique en avril 2011.

    Les informations relayées par la presse azerbaïdjanaise à propos des violences infligées à Babek Hassanov et Mahammad Majidli lors de leur transfert de la prison n° 16 à la prison n° 14 le 5 mars a incité de jeunes militants à se réunir pour une manifestation spontanée. Dans la matinée du 6 mars, une soixantaine de militants se sont alors rassemblés près de l’Académie des sciences dans le quartier de Yassamal, à Bakou, afin de réclamer la libération immédiate de l’ensemble des prisonniers d’opinion, ainsi que la fin des mauvais traitements dont ils sont victimes.

    Le 20 mars, deux musiciens et un jeune militant ont été battus et arrêtés lors d’un rassemblement organisé par plusieurs organisations de jeunes. Pendant un morceau interprété par le chanteur Jamal Ali et son groupe, chanson qui contenait un juron, un des manifestants est monté sur scène et a demandé à qui celui-ci s’adressait. Avant de reprendre son concert, Jamal Ali a lancé à la foule : « Qu’y a-t-il de mal à jurer ? Nique la mère d’Ilham [le président Ilham Aliyev] ! Ça pose un problème à quelqu’un ? » À ce moment-là, un des organisateurs s’est approché de Jamal Ali et lui a demandé d’arrêter, avant que des policiers en civil et en uniforme ne fondent sur les deux hommes et sur Natig Kamilov, membre du groupe.

    Jamal Ali, qui s’est vu infliger une sanction administrative, a subi des mauvais traitements à deux reprises pendant sa détention. On lui a fait purger sa peine dans un poste de police alors que la loi exigeait qu’il la passe dans un centre de détention administrative. Pour en savoir plus, veuillez consulter l’AU 88/12, EUR 55/004/2012, 20 mars 2012.

    Nom : Jabbar Savalan

    Genre : homme

    Action complémentaire sur l'AU 133/11, EUR 55/010/2012, 3 mai 2012

  • Action urgente. Azerbaïdjan. Des journalistes battus par la police et des employés de l'état

    AU 110/12, EUR 55/007/2012, 19 avril 2012

    ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 31 MAI 2012.
    Vérifiez auprès de votre section s’il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.

    Deux journalistes qui essayaient de filmer des démolitions illégales de maisons le 18 avril 2012, en Azerbaïdjan, ont été battus par des employés de l’État et la police, et ont dû être hospitalisés.
    Idrak Abbasov, journaliste récompensé, a essayé de filmer des centaines d’employés de la Compagnie pétrolière publique d’Azerbaïdjan (SOCAR) en train de démolir illégalement des maisons dans le quartier de Sulutepe, à la périphérie de Bakou, la capitale du pays, l’entreprise souhaitant exploiter un gisement de pétrole à cet endroit. Cet homme a été battu jusqu’à en perdre connaissance, de même que son frère Adalat Abbasov, qui a essayé de le protéger. La journaliste Gunay Musayeva, qui se trouvait avec eux, a été agressée.

    Selon des défenseurs des droits humains sur place, les résidents de Sulutepe n’ont pas été avertis de l’expulsion ou de la destruction de leurs maisons. Gunay Musayeva a déclaré à Amnesty International qu’au moment où les deux frères et elle sont arrivés, des agents de sécurité de la Sulutepe étaient en train d’attaquer certains habitants essayant d’empêcher la démolition. Elle a ajouté que lorsque les agents les ont vus filmer l’agression, des employés de la SOCAR et des policiers se sont emparés de leurs caméras, puis ils ont frappé Idrak Abbasov plusieurs fois avec des matraques et lui ont donné des coups de pied et de poing alors qu’il était sur le sol, jusqu’à ce qu’il s’évanouisse. Adalat Abbasov a essayé de protéger son frère mais les mêmes hommes se sont jetés sur lui, lui cassant une côte. « Je leur répétais d’arrêter de le frapper [Idrak], le pauvre homme était à terre, couvert de sang », raconte Gunay Musayeva.

    Les employés de la SOCAR ont frappé cette dernière au visage, dans le dos et au ventre, et l’ont traînée un peu plus loin par les cheveux. « Ils ont pris ma caméra et ma carte de presse, pendant qu’ils me frappaient, ils nous insultaient et nous ont dit d’arrêter de filmer les manifestants en train de se faire battre. »

    Trois autres journalistes, Esmira Javadova, Galib Hasanov et Esmira Javadova, ont dû s’enfuir devant le personnel de la SOCAR lorsqu’ils sont arrivés en taxi. Des employés armés de matraques ont brisé les vitres du véhicule sous les yeux de la police.

    DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS CI-APRÈS, en anglais, en azéri, en russe ou dans votre propre langue :

    - appelez les autorités à diligenter sans délai une enquête sur le passage à tabac d’Idrak Abbasov, ainsi que sur les coups et le harcèlement infligés à d’autres journalistes qui ont essayé de couvrir les événements dans le quartier de Sulutepe le 18 avril dernier, et à traduire les responsables présumés en justice ;

    - demandez-leur de veiller à ce que la police cesse immédiatement de maltraiter les journalistes et d’autres civils, et d’empêcher à l’avenir que des civils soient battus ;

    - exhortez-les à garantir que les démolitions prévues soient effectuées par des organes gouvernementaux autorisés et dans le respect des normes internationales interdisant les expulsions forcées.

    ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 31 MAI 2012 À :
    Vérifiez auprès de votre section s’il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.

    Ministre de l’Intérieur
    Col.-Gen. Ramil Usubov
    7 Azerbaijan Prospekti,
    Baku AZ1005, Azerbaïdjan
    Fax : +994 12 590 98 64
    Formule d’appel : Dear Minister, / Monsieur le Ministre,

    Médiatrice
    Elmira Suleymanova
    40 Uzeyir Hajibeyov Street
    Baku AZ1000, Azerbaïdjan
    Fax : +994 12 498 23 65
    Courriel : ombudsman@ombudsman.gov.az
    Formule d’appel : Dear Ombudsperson, / Madame,

    Copies à :
    Président de l’Azerbaïdjan
    Ilham Aliyev
    Office of the President of the Azerbaijan Republic
    18 Istiqlaliyyat Street
    Baku AZ1066, Azerbaïdjan
    Fax : +994 12 492 0625
    Courriel : office@pa.gov.az

    Veuillez également adresser des copies à :
    Ambassade de la République d’Azerbaïdjan
    Avenue Molière 464,
    1050 Bruxelles
    eMail: office@azembassy.be
    Fax 02.345.91.58

    COMPLEMENT D’INFORMATION

    En Azerbaïdjan, les autorités ont, dans la pratique, érigé en infraction les actions de protestation pacifiques contre le gouvernement, en interdisant les manifestations et en emprisonnant les organisateurs et les participants. La police a recours à une force excessive pour disperser des manifestations pacifiques mais non autorisées par les autorités. Elle multiplie menaces et manœuvres d’intimidation contre les défenseurs des droits humains, tout en se servant de l’arsenal juridique et administratif pour contraindre les groupes de la société civile œuvrant en faveur de la démocratie et des droits humains à cesser leurs activités ou pour refuser de les enregistrer.

    Des journalistes ont été roués de coups et enlevés, tandis que le nombre de médias indépendants a été réduit par les lois interdisant la présence de diffuseurs étrangers sur les ondes azerbaïdjanaises.
    Les nouvelles méthodes permettant l’exercice du droit à la liberté d’expression, telles qu’Internet et les médias sociaux, sont elles aussi battues en brèche. Des blogueurs et des jeunes militants sont harcelés et placés en détention sur la base de charges fabriquées de toutes pièces. Le gouvernement réfléchit à des moyens de maîtriser et surveiller l’utilisation d’Internet.

    Face au durcissement de ces contrôles, des centaines de personnes excédées se sont rassemblées dans la rue en mars et avril 2011 afin de réclamer des réformes démocratiques et plus de respect des droits humains. Les autorités ont répondu à ces prémisses de contestation populaire avec une nouvelle vague de manœuvres de répression et d’intimidation. À la suite de ces manifestations, 14 personnes ont été déclarées coupables d’avoir organisé des rassemblements antigouvernementaux ou d’y avoir participé. Les autorités se sont par ailleurs appuyées sur des accusations fallacieuses pour arrêter et emprisonner trois hommes : deux jeunes membres de l’opposition et un défenseur des droits humains.

    Trois des 17 individus considérés par Amnesty International comme des prisonniers d’opinion ont été remis en liberté depuis, à la suite d’une action menée par l’organisation. Cependant, alors que l’Azerbaïdjan s’apprête à accueillir l’édition 2012 du concours Eurovision de la chanson en mai prochain, 15 prisonniers d’opinion sont toujours en détention ; beaucoup ont été appréhendés uniquement pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression lors d’une manifestation pacifique en avril 2011.
    Les informations relayées par la presse azerbaïdjanaise à propos des violences infligées à Babek Hassanov et Mahammad Majidli, lors de leur transfert de la prison n° 16 vers la prison n° 14 le 5 mars dernier, a incité de jeunes militants à se réunir pour une manifestation spontanée. Dans la matinée du 6 mars, une soixantaine de militants se sont ainsi rassemblés près de l’Académie des sciences dans le quartier de Yassamal, à Bakou, afin de réclamer la libération immédiate de tous les prisonniers d’opinion, ainsi que la fin des mauvais traitements dont ils sont victimes.

    Deux musiciens et un jeune militant ont été battus et arrêtés lors d’un rassemblement organisé le 20 mars dernier par plusieurs mouvements de jeunesse. Alors que le chanteur Jamal Ali et son groupe interprétaient un morceau contenant un juron, un des manifestants est monté sur scène et lui a demandé qui il insultait. Avant de reprendre le concert, Jamal Ali a lancé à la foule : « En quoi est-ce mal de dire des gros mots ? Que la mère d’Ilham aille se faire foutre, est-ce que quelqu’un a un problème avec ça ? » À ce moment-là, un des organisateurs, Etibar Salmanli, s’est approché de Jamal Ali et lui a demandé d’arrêter, puis des policiers en civil et en uniforme ont fondu sur les deux hommes et sur Natig Kamilov, membre du groupe.

    Jamal Ali a subi des mauvais traitements à deux reprises en détention alors qu’il purgeait une peine administrative dans un poste de police, bien que la loi dispose que ce genre de peine doit être purgé dans un centre de détention administrative. Pour en savoir plus, voir AU 88/12, EUR 55/004/2012, 20 mars 2012, http://www.amnesty.org/fr/library/info/EUR55/004/2012/fr.

    Noms : Idrak Abbasov, Adalat Abbasov

    Genre : hommes

    AU 110/12, EUR 55/007/2012, 19 avril 2012

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