Plus d'information sur ce pays ...
http://www.isavelives.be/fr/taxonomy/term/29/0/feed
-
Action urgente: Argentine. Homicide du dirigeant indigène Cristian Ferreyra
24 novembre 2011, par John — Argentine, Les actions urgentes (originales), Par modèle de lettre, Droits économiques, sociaux et culturels, Communauté indigènes, Droits à la terre, HomicidesAU 341/11, AMR 13/006/2011, 22 novembre 2011
Cristian Ferreyra, un dirigeant indigène, a été tué par deux gardes de sécurité travaillant pour un propriétaire terrien. Il était membre de la communauté indigène lule vilela. Cette communauté est la cible d'actes d’intimidation en raison de l’action qu’elle mène afin de défendre ses terres ancestrales, menacées par la déforestation.
Mercredi 16 novembre, Cristian Ferreyra et son beau-frère, Darío Godoy, sont allés demander des comptes à homme qui clôturait une section de ce que leur communauté considère comme ses terres ancestrales. Plus tard, ils se sont rendus au domicile de Cristian Ferreyra, dans la communauté de San Antonio (province de Santiago del Estero). Deux hommes armés se sont approchés de la maison et leur ont ordonné de sortir dans la cour. Alors qu’ils s’exécutaient, un des hommes armés a tiré sur Cristian Ferreyra, qui a succombé à ses blessures alors qu'il était en route pour l'hôpital. Darío Godoy a quant à lui été touché aux jambes et se trouve toujours à l’hôpital. Des membres de la communauté lule vilela affirment que les deux hommes armés travaillaient pour un propriétaire terrien de la province voisine de Santa Fe, qui souhaite étendre ses cultures de soja à ces terrains. La communauté soutient qu’il s’agit de ses terres ancestrales et qu’elles sont essentielles à sa survie. Elle déclare également que d'importantes réserves d'eau, vitales pour leurs animaux, sont présentes sur ce terrain.
Quatre personnes ont été arrêtées, y compris l’homme identifié par un témoin comme celui qui a ouvert le feu sur Cristian Ferreyra et Darío Godoy. Le juge a également ordonné l’arrestation immédiate du propriétaire terrien.
Cristian Ferreyra et Darío Godoy sont membres de Mocase Vila Campesina, un mouvement paysan de Santiago del Estero. Cette organisation est en première ligne de la lutte contre l’impact de la déforestation, causée par des entrepreneurs de l’industrie agroalimentaire, sur les terres appartenant à des communautés indigènes et paysannes. Le jour où Cristian Ferreyra a été tué, Darío Godoy et lui devaient rencontrer d’autres membres de l’organisation pour discuter de recours en justice contre la déforestation.
DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS CI-APRÈS, en espagnol ou dans votre propre langue :
demandez que la famille de Cristian Ferreyra et les membres de la communauté indigène lule vilela de San Antonio reçoivent la protection dont ils ont besoin, en accord avec leurs souhaits ;
engagez les autorités à diligenter une enquête exhaustive et impartiale sur l'attentat perpétré contre Cristian Ferreyra et Darío Godoy, ainsi que sur les menaces proférées contre d’autres membres de la communauté, et à en traduire les auteurs présumés en justice ;
exhortez-les à se conformer pleinement à la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et à la Convention 169 de l’Organisation internationale du travail, à consacrer les droits des peuples indigènes à leurs terres ancestrales et à établir des mécanismes par le biais desquels ces droits peuvent être reconnus et exercés avec leur entière participation.ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 3 JANVIER 2012 À :
Vérifiez auprès de votre section s’il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.Gouverneur de Santiago del Estero
Sr. Gerardo Zamora
Governador de Santiago del Estero
Rivadia (N) 551
CP 4200
Santiago del Estero, Argentine
Fax : +54 385 422 1066
Courriel : secprivsde@hotmail.com.
Formule d’appel : Estimado Sr. Gobernador, / Monsieur le GouverneurMinistre de l’Intérieur
Cdor. Aníbal Florencio Randazzo
Ministerio del Interior
25 de Mayo 101/145
C1002ABC - Buenos Aires,
Argentine
Fax : +54 11 4346 1584
Courriel : info@mininterior.gov.ar.
Formule d’appel : Estimado Sr. Ministro / Monsieur le Ministre,Copies à :
Mocase Villa Campesina
Calle sin numero
Rotonda azul
Quimil, CP 4238
Santiago del Estero, ArgentineVeuillez également adresser des copies aux représentants diplomatiques de l’Argentine dans votre pays.
Ambassade de la République argentine
Avenue Louise 225 boîte 3
1000 Bruxelles
eMail: ebelg@mrecic.gov.ar
Fax 02.647.93.19INFORMATIONS GENERALES
La communauté lule vilela de San Antonio est composée de 14 familles ; elles vivent près de trois autres communautés lule vilela – à Campos de Mayo, Santa Lucia et San Bernardo. Depuis plus de trois ans, celles-ci ainsi que des paysans locaux sont victimes de nombreuses menaces et de manœuvres d’intimidation et de harcèlement en raison de leur combat visant à protéger leurs terres ancestrales contre les intérêts de propriétaires terriens à qui les autorités de la province ont permis d’acquérir ces terrains pour y étendre leurs cultures de soja.
L’organisation Mocase Villa Campesina a indiqué il y a huit mois que le même propriétaire avait ordonné l’installation sur ce terrain d’une clôture en fil de fer bloquant l'accès à l’école de la communauté. Des membres de la communauté ont essayé de dégager l'accès en pratiquant un trou dans la clôture mais ont alors reçu des menaces. Il y a deux mois, la radio communautaire locale a été visée par un incendie criminel qui a détruit une partie de l’équipement. D’après Mocase Villa Campesina, les autorités judiciaires locales n’ont pas donné suite aux plaintes déposées.
Plus généralement, plusieurs affaires de menaces et d’actes de harcèlement visant des populations indigènes d’Argentine ont été recensées ; certaines se sont très mal finies.
Le dirigeant communautaire indigène Félix Díaz et sa famille ont plusieurs fois été menacés par des membres d'une famille non indigène (criollo) qui revendique la propriété du terrain que les membres de la communauté indigène toba qom considèrent comme leur terre ancestrale. Récemment, le 8 novembre 2011, le fils et le petit-fils de Félix Díaz ont été attaqués par plusieurs hommes. En novembre 2010, la police a violemment dispersé des membres de la communauté qui bloquaient une route. Un d'entre eux ainsi qu'un policier sont morts au cours de l'affrontement. Des policiers ont aussi incendié des logements temporaires construits par la communauté. Des images de cette violente opération policière de novembre 2010 ont été rendues publiques en juillet dernier. À ce jour, personne n’a été traduit en justice.Le 12 octobre 2009, Javier Chocobar, un homme de 68 ans, membre de la communauté diaguita de Los Chuschagasta, a été tué lorsqu’un propriétaire local s’est présenté accompagné de deux hommes, plus tard identifiés comme des policiers.
Nom : communauté indigène lule vilela
Genre : deux hommes -
Action urgente (suivi): Argentine. Deux mineurs attaqués par des hommes armés
15 novembre 2011, par Barbel Conrads — Argentine, Actions urgentes (suivis), Communauté indigènes, Enfants, jeunes et étudiants, Droits à la terreAction complémentaire sur l’AU 245/10, AMR 13/005/2011, 11 novembre 2011
ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 23 DÉCEMBRE 2011 À :
Vérifiez auprès de votre section s’il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.Le 8 novembre, le fils et le petit-fils de Félix Díaz, le dirigeant de la communauté indigène toba qom de La Primavera, en Argentine, ont été attaqués par des hommes armés travaillant pour un propriétaire terrien qui conteste les revendications de cette communauté concernant le terrain où elle est installée.
Le 8 novembre, les deux garçons, âgés de 11 et 17 ans, faisaient du vélo sur un sentier près de la Route nationale 86. Ils étaient près de la propriété d’un homme qui affirme posséder les terres que la communauté indigène toba qom considère comme siennes depuis toujours. Lorsqu’ils sont passés, deux hommes sont sortis de la propriété et leur ont tiré dessus. Les deux garçons les ont identifiés comme étant des agents de sécurité travaillant pour le propriétaire terrien. Ils n’ont pas été touchés mais depuis, ils ont trop peur de sortir de chez eux, craignant de nouvelles agressions. Des membres de la communauté se sont d’abord vus empêcher de porter plainte auprès de la police locale car l’agent auquel ils ont parlé aurait un lien avec le propriétaire et ne voulait pas enregistrer la plainte, ce qui a néanmoins été fait par la suite.
Cet incident survient quelques semaines après qu’une des maisons du fils de Félix Díaz a été incendiée, de même que le domicile d’un autre membre de la communauté. On ignore comment le feu s’est déclaré. Ces agressions se sont produites près d’un an après que la police est violemment intervenue pour expulser de force des membres de la communauté indigène toba qom de terrains qu’ils considèrent comme étant leur territoire ancestral et qu’ils occupaient pour protester contre la construction d’une université. Au cours de l’opération, qui a eu lieu en novembre 2010, au moins un membre de la communauté et un policier ont été abattus.
En avril dernier, la Commission interaméricaine des droits de l’homme a exhorté les autorités argentines à mettre en place des mesures nécessaires pour permettre à Félix Díaz et sa famille de « retourner vivre dans la communauté dans des conditions sûres ». En mai, le gouvernement national a conclu un accord avec la communauté indigène toba qom pour garantir la sécurité de cette dernière. Néanmoins, les menaces et le harcèlement dont est victime la famille de Félix Díaz perdurent malgré toutes ces mesures.
DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS CI-APRÈS, en espagnol, en anglais ou dans votre propre langue :
appelez les autorités à mener une enquête minutieuse et impartiale sur l’agression des deux garçons ;
exhortez-les à respecter les mesures de précaution émises par la Commission interaméricaine des droits de l’homme pour garantir la sécurité des membres de la communauté indigène toba qom de La Primavera ;
engagez-les à veiller à ce que les auteurs des homicides commis en novembre 2010 et des menaces proférées à la même époque soient traduits en justice ;
priez-les de restituer de toute urgence à la communauté de La Primavera et à d’autres peuples indigènes de la province de Formosa et en Argentine les terres qu’ils réclament afin qu’ils puissent vivre sur leurs territoires ancestraux sans craindre d’être attaqués ou expulsés de force ;
demandez-leur de se conformer pleinement à la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et à la Convention 169 de l’Organisation internationale du travail, d’intégrer dans la législation nationale les droits des peuples indigènes à leurs terres ancestrales, et d’établir des mécanismes par le biais desquels ces droits peuvent être dûment reconnus et exercés.
ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 23 DÉCEMBRE 2011 À :
Vérifiez auprès de votre section s’il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.Ministre de l’Intérieur
Aníbal Florencio Randazzo
Ministerio del Interior
25 de Mayo 101/145
C1002ABC - Buenos Aires,
Argentine
Fax : +54 11 4346 1584
Courriel : info@mininterior.gov.ar
Formule d’appel : Estimado Sr. Secretario, / Monsieur le Ministre,Gouverneur de la province de Formosa
Gildo Insfrán
Belgrano N° 878 - Casa de Gobierno - Formosa (3600)
Fax : +54 3717 430872
Courriel :gobernador@formosa.gov.ar
Formule d’appel : Estimado Sr. Gobernador, / Monsieur le Gouverneur,Copies à l’ONG locale :
Centro de Estúdios Legales y Sociales (CELS)
Piedras 547. 1 piso. C1070AAK
Buenos Aires, ArgentineVeuillez également envoyer des copies aux représentants diplomatiques de l’Argentine dans votre pays
Ambassade de la République argentine
Avenue Louise 225 boîte 3
1000 Bruxelles
eMail: ebelg@mrecic.gov.ar
Fax 02.647.93.19Ceci est la première mise à jour de l’AU 245/10. Pour plus d’informations : http://www.amnesty.org/fr/library/info/AMR13/006/2010/fr.
INFORMATIONS GENERALES
Le dirigeant communautaire indigène Félix Díaz et sa famille ont plusieurs fois été menacés par des membres d’une famille non indigène (criollo) qui revendique la propriété du terrain que les membres de la communauté indigène toba qom considèrent comme leur terre ancestrale.
Des membres de cette communauté, dont Félix Díaz, s’opposent également à la construction d’un institut universitaire par les autorités de la province de Formosa sur ces terres. Le 23 novembre 2010, la police a violemment dispersé les membres de la communauté qui bloquaient une route. Un d’entre eux ainsi qu’un policier sont morts au cours de l’affrontement. Les policiers ont aussi incendié des logements temporaires construits par la communauté. En juillet, des images de cette violente opération policière ont été rendues publiques. Jusqu’ici, personne n’a été traduit en justice pour ces agissements.
Des membres de la communauté ont voyagé jusqu’à la capitale pour camper dans le centre de Buenos Aires en signe de protestation. Au bout de plusieurs semaines, ils ont conclu un accord avec le gouvernement national, permettant d’ouvrir le dialogue dans le but de trouver une solution à leurs revendications. Ils ont ensuite quitté le camp et sont retournés dans leur communauté. Néanmoins, à l’heure où nous écrivons, aucune avancée significative n’a été signalée.
Personnes concernées : fils et petit-fils de Félix Díaz (h)Action complémentaire sur l’AU 245/10, AMR 13/005/2011, 11 novembre 2011




