
- Entouré de Moustafa Tlass (d) et Hassan Turkmani (g), deux « durs » historiques du régime, le président syrien Bachar el-Assad célèbre le 29e anniversaire de la guerre israélo-arabe d’octobre 1973. Damas, 7 octobre 2002 © REUTERS
Le 6 mars 1963, le Baas, parti ultranationaliste panarabe, prenait le pouvoir en Syrie à la suite d’un coup d’État. Sept ans plus tard, à la tête d’un mouvement de « rectification », le général Hafez el-Assad prenait les commandes du Baas et de l’État jusqu’à sa mort en juin 2000, le pouvoir revenant alors à son fils Bachar el-Assad. Depuis 1963, la société syrienne vit sous la coupe d’une dictature militaire et idéologique qui exerce un pouvoir absolu sous le double régime de la loi martiale et de l’état d’urgence. L’arrivée au pouvoir de Bachar el-Assad avait, un temps, fait espérer le lancement de réformes démocratiques. Mais le « Printemps de Damas » fit long feu et les défenseurs des droits humains et les opposants retrouvèrent le chemin de la prison, de l’exil ou du cimetière.
En 2005, la probable implication de l’appareil sécuritaire syrien dans l’assassinat du Premier ministre libanais Rafic Hariri relança les spéculations quant à une possible déstabilisation du régime syrien. En effet, en devant fuir le Liban sous les pressions, non seulement les services syriens perdirent non seulement de faramineuses prébendes, mais un million d’ouvriers syriens furent aussi privés de salaires essentiels à une économie exsangue. Cinq ans plus tard, en ayant repris pied au Liban par l’intermédiaire de ses alliés locaux, le régime baasiste syrien semble avoir retrouvé toutes ses couleurs.
Pascal Fenaux




