
- Une habitante de Makoko transporte les maigres effets personnels qu’elle est parvenue à arracher de son logement détruit par les autorités de l’État. Lagos, 6 mai 2005. © George Osodi
Le plus peuplé des pays du continent africain est également l’un des plus pauvres, du moins l’un de ceux où les écarts sociaux, économiques et environnementaux sont parmi les plus révoltants. Ce géant multiethnique et multiconfessionnel est secoué depuis son indépendance (en 1960) par une alternance de coups d’État militaires et de retours cosmétiques à des régimes civils et multipartites. Dans le cadre de sa campagne « Exigeons la dignité » et, plus précisément, de ses démarches en faveur d’une réelle responsabilisation (accountability) des pouvoirs publics et des entreprises, Amnesty a fait du Nigeria l’un des pays les plus exemplatifs du viol des droits économiques, sociaux et culturels. Dans ce pays, la défense des droits humains se paie souvent au prix fort. Ce dossier devrait (du moins, c’est à espérer) apporter une certaine clarification et compréhension des problèmes politiques, économiques et sociaux auxquels est confronté le géant africain, le tout sous l’angle des droits humains.




