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Nigeria – Pour qui vient le bourreau ?

jeudi 5 février 2009

Plus de 720 hommes et 11 femmes sont actuellement sous le coup d’une condamnation à mort au Nigeria. Tous sont issus des milieux pauvres de la société. Beaucoup disent avoir été pris dans des rafles et rançonnés. Surchargée et en proie à une pénurie de moyens, la police nigériane a régulièrement recours à la torture pour extorquer les « aveux » des suspects plutôt que de mener une enquête approfondie et impartiale. Certains prisonniers n’étaient pas assistés d’un avocat lors de leur procès. D’autres affirment que leur défenseur n’a pas plaidé en leur faveur. La plupart des procès pouvant déboucher sur la peine capitale durent de cinq à dix ans. Certains appels sont en instance depuis plus de vingt ans. Dans au moins 130 cas, la condamnation à mort a été prononcée il y a plus de dix ans ; un de ces condamnés a été jugé il y a 24 ans. Quelque 80 condamnés à mort n’ont pas été autorisés à faire appel, en violation flagrante des normes internationales. Le système pénal nigérian est tellement désorganisé que, dans d’autres cas, l’appel est impossible parce que le dossier du condamné a été égaré. Au moins 40 mineurs délinquants sont sous le coup d’une condamnation à mort, ce qui constitue une autre violation du droit international. Le cas le plus exemplaire est Patrick Okoroafor, âgé de 14 ans lorsqu’il a été arrêté pour vol à main armée, crime pour lequel il a été condamné à mort bien qu’il ait présenté un alibi (voir l’appel dans Libertés ! n°448 de novembre 2008).

Lire aussi sur isavelives.be : http://www.isavelives.be/fr/node/3056

MODÈLE DE LETTRE

Monsieur le Président,

Plus de 720 hommes et 11 femmes sont actuellement sous le coup d’une condamnation à mort au Nigeria. Tous sont issus des milieux pauvres de la société. La plupart ont été rançonnés et reconnus coupables sur foi de leurs propres « aveux » souvent extorqués sous la torture par une police nigériane surchargée et démunie. La plupart des procès pouvant déboucher sur la peine capitale durent de cinq à dix ans. Certains appels sont en instance depuis plus de vingt ans. Dans au moins 130 cas, la condamnation à mort a été prononcée il y a plus de dix ans. Enfin, au moins 40 mineurs délinquants sont sous le coup d’une condamnation à mort, ce qui constitue une autre violation du droit international. En tant que membre/sympathisant(e) d’Amnesty International, je vous demande de faire le nécessaire pour établir un système judiciaire équitable et de mettre en place un moratoire sur les exécutions. Espérant une réponse favorable à ma requête, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma considération distinguée.

Signature : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Nom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Adresse : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

LETTRE À ADRESSER À :

President Umaru Yar’Adua
Office of the Presidency
Aso Rock Garki, Abuja
Nigeria

COPIE À ENVOYER À :

Ambassade du Nigeria
Avenue de Tervueren, 288
1150 Bruxelles (Woluwe-Saint-Pierre)
Fax : 02 762 37 63
E-mail : ambnigeria belgacom.net

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