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Italie - Les minorités sexuelles dans la ligne de mire

jeudi 5 février 2009

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Des militants de l’organisation néofasciste Forza Nuova manifestent contre la venue de la World Pride à Rome. « Donner le Colisée aux gays ? Seulement si les lions y sont aussi ! ». Rome, juillet 2000. © Reuters/Vincenzo Pinto

L’Italie ne dispose pas d’une législation nationale spécifique de lutte contre la discrimination des minorités sexuelles. Selon les déclarations de Mme Carfagna, ministre pour l’Égalité des chances et ancienne showgirl, il n’y a pas besoin de législation spécifique étant donné que la discrimination n’existe pas en Italie. Pourtant, rien qu’en 2008, pas moins de neuf personnes ont perdu la vie à cause de leur orientation sexuelle et ce, sans compter les agressions et les cas de discrimination sur le lieu de travail. De plus, selon la législation actuelle, la charge de la preuve revient au discriminé et non au discriminant. « La faute au poids de l’Église catholique, au manque de sensibilisation, au mouvement LGBT[Lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres.] qui n’a pas su se développer de façon homogène. Du coup, la seule loi en vigueur sur ce sujet est la loi du silence », affirme Antonio Soggia, ancien président de la section turinoise d’Arcigay, l’une des associations qui œuvrent pour la promotion des droits des LGBT.

Les rares tentatives de produire des lois ayant trait à ce sujet ont échoué ou se limitent à des décrets régionaux souvent controversés. À cause des restrictions imposées par tous les partis et des divisions au sein même du mouvement LGBT, aucune loi nationale sur l’union civile des couples homosexuels ou sur l’homophobie n’a vu le jour. De fait, malgré l’adoption de la directive européenne 78/2000 sur les discriminations, l’Italie a été sanctionnée à plusieurs reprises par la Cour européenne pour avoir transposé les dispositions européennes dans la législation nationale de façon insuffisante.

L’Italie se conforte dans son image de pays d’apparences, un pays où la politique est davantage liée au spectacle qu’aux droits des citoyens. Au point que certains se plaisent à croire que la victoire de Vladimir Luxuria (pseudonyme de Wladimiro Guadagno), une ancienne députée transsexuelle élue sur la liste du Parti de la Refondation communiste, à l’une des téléréalités les plus suivies d’Italie, puisse être positive pour la visibilité des transsexuels au sein de la société.

M.S.

Pour en savoir plus sur la coordination LGBT :
http://www.amnestyinternational.be/doc/rubrique87.html

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