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Brèves de février

jeudi 5 février 2009

Cameroun - Inventaire préoccupant

Le 29 janvier, Amnesty International publiait un rapport alarmant sur la situation des droits humains au Cameroun. Les violations répertoriées dans le rapport sont le fait principalement de la répression de la dissidence politique. Par exemple, vers la fin du mois de février 2008, les forces de sécurité ont tué pas moins de 100 civils au cours de manifestations contre l’augmentation du coût de la vie. Certaines victimes ont été tuées à bout portant, alors qu’aucun effort n’avait été fait pour privilégier une arrestation. Les procès iniques, la torture, les manœuvres d’intimidation et de harcèlement sont monnaie courante. La loi du silence imposée aux médias est particulièrement préoccupante. Enfin, la situation sanitaire dans les prisons est proprement atroce.

Brésil - Escadrons de la mort

Le 24 janvier, deux hommes encagoulés s’introduisaient chez Manoel Mattos, viceprésident du Parti des Travailleurs dans l’État de Pernambouc et défenseur des droits humains, et l’abattaient. Ce dernier avait été menacé de mort à plusieurs reprises pour avoir dénoncé des assassinats et d’autres violences commises par les escadrons de la mort dans le nord-est du Brésil. Malgré ces menaces, la police fédérale avait récemment mis un terme aux mesures de protection dont il bénéficiait. Pour Amnesty International, cet assassinat est une conséquence prévisible du manque de détermination des autorités à combattre le fléau des escadrons de la mort et de la corruption policière dans le nord-est du Brésil.

Ouganda – Impunité ?

Le 30 janvier 2009, Amnesty International apprenait que l’Organisation internationale pour les Migrations (OIM) avait accepté de faciliter le transfert d’un haut dirigeant de l’Armée de Résistance du Seigneur vers l’Ouganda, au lieu de le remettre à la Cour pénale internationale (CPI). Okot Odhiambo aurait assuré aux autorités ougandaises qu’il se rendrait en échange d’une amnistie, l’OIM décidant ensuite de favoriser ce transfert. Décerné par la CPI le 8 juillet 2005, le mandat d’arrêt contre Okot Odhiambo établit 10 chefs d’accusation pour crimes de guerre et contre l’humanité, notamment des meurtres, la réduction en esclavage et le recrutement d’enfants soldats.

RDC - Laurent Nkunda et la justice

Le 22 janvier, Laurent Nkunda, ancien dirigeant du Congrès national pour la Défense du Peuple (CNDP), était arrêté et détenu dans un lieu gardé secret au Rwanda. Amnesty International a rappelé à cette occasion qu’un procès équitable excluant le recours à la peine de mort devrait juger Nkunda pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis en RDC (enrôlement et conscription d’enfants soldats, homicides illégaux, viol systématique des femmes et des jeunes filles). Si aucun État n’engage de poursuites à son encontre, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a compétence pour le faire.

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