Tchéquie – Racisme anti-roms
Lors d’un rassemblement dans la ville de Litvinov le 17 novembre 2008, des manifestants associés au Parti des travailleurs, mouvement tchèque d’extrême droite, ont scandé des slogans hostiles aux Roms. Selon des articles de presse, après la manifestation, ils ont tenté de se rendre dans le quartier majoritairement rom de la ville, armés de pierres, de pétards et de cocktails Molotov, dans l’intention d’attaquer la communauté rom.
Ouzbékistan – Prix Martin Ennals 2008
Le 20 novembre 2008, Moutabar Tadjibaïeva, militante des droits humains en Ouzbékistan, a reçu le prix Martin Ennals pour les défenseurs des droits humains 2008. Remise en liberté le 2 juin 2008, elle a été autorisée à se rendre à l’étranger et à assister à la cérémonie internationale qui se déroulera à Genève dans le prestigieux musée Ariana. Elle avait été condamnée à une peine de huit années d’emprisonnement pour avoir ouvertement critiqué l’attitude du gouvernement lors du massacre d’Andijan, en 2005, dans le cadre duquel des centaines de civils non armés ont été blessés et tués. La situation en Ouzbékistan fera l’objet d’un Examen périodique universel (EPU) du Conseil des Droits de l’Homme en décembre.
Nicaragua – Violence politique
Au cours des jours qui ont précédé les élections du 9 novembre 2008, des violences impliquant des sympathisants des deux principaux partis politiques du pays ont secoué la capitale Managua et d’autres villes. Le 18 novembre, des centaines de sympathisants du Front sandiniste de Libération nationale (FSLN) et du Parti libéral constitutionnaliste (PLC, opposition) se sont affrontés dans les rues de Managua, au moyen de bâtons, de pierres, de mortiers artisanaux, de fusils et de machettes. De nombreuses personnes, dont une vingtaine de journalistes, ont été blessées. Les affrontements se sont poursuivis après les élections, dans un climat d’accusations de fraudes électorales.
RDC – Descente aux enfers
Le 20 novembre 2008, le Conseil de sécurité des Nations unies décidait d’autoriser le déploiement de 3 000 soldats supplémentaires pour renforcer les troupes déjà présentes en République démocratique du Congo. Cette décision faisait suite à la reprise des combats dans l’est de la RDC et l’avancée de la rébellion de Laurent Nkunda. Pour Amnesty International, « il s’agit d’un premier pas positif, mais la mise en œuvre de cette décision est le seul point qui importe vraiment. La population de RDC attend depuis longtemps cette petite lueur d’espoir – elle a besoin de toute urgence de voir ces soldats sur le terrain, pour les protéger des attaques. » De fait, les informations affluent quant à la poursuite des homicides, des viols et des enlèvements d’enfants. Le 25 novembre, AIBF a manifesté à Bruxelles en faveur d’une protection internationale des populations civiles congolaises.
P.F.




