
- © Hu Jia and Zeng Jinyan
Le militant des droits humains vivant à Pékin, Hu Jia, a été jugé, le 18 mars 2008, par le tribunal populaire intermédiaire numéro un de Pékin pour incitation à la subversion aux termes de l’article 105 du Code pénal chinois. Ses avocats n’ont eu que trois jours pour préparer sa défense. Hu Jia était détenu depuis le 27 décembre 2007 car il était soupçonné d’incitation à la subversion contre le pouvoir de l’État. Il se trouve actuellement détenu au centre de détention de la police municipale de Pékin, dans le district de Chaoyang. Hu Jia qui souffre d’hépatite B et d’une sclérose hépatique au stade initial, a besoin d’un suivi médical quotidien dont il n’a pas pu bénéficier durant les premières semaines de sa détention. Avant d’être arrêté, Hu Jia et son épouse, Zeng Jinyan, avaient été assignés à résidence. Après l’arrestation de son mari, Zeng Jinyan et leur fille qui venait de naître ont été constamment assignées à résidence et leur maison a été encerclée la plupart du temps par une trentaine de policiers ; la police a également coupé les lignes téléphonique et l’Internet du couple et a gelé leurs comptes en banque. Depuis 2004, il a été plusieurs fois détenu arbitrairement par la police chargée de la sûreté de l’État des districts de Chaoyang et de Tongzhou à Pékin. Hu Jia est l’un des militants chinois les plus connus dans le domaine de la défense de l’environnement et des questions relatives au VIH/sida.
MODÈLE DE LETTRE
Monsieur le Ministre,
Je suis consterné(e) par la condamnation du défenseur des droits humains Hu Jia à trois ans et demi de prison et à un an de privation de ses droits politiques. Hu Jia a simplement exercé de manière pacifique son droit à la liberté d’expression, droit reconnu par l’article 35 de la Constitution chinoise et par les textes internationaux ratifiés par la Chine. En tant que membre/sympathisant(e) d’Amnesty International qui considère cet homme comme un prisonnier d’opinion, je vous demande sa libération immédiate et sans condition. Je vous prie aussi de faire cesser l’assignation à résidence de son épouse Zeng Jinyan et de son bébé. Je vous demande de veiller à ce qu’ils ne soient ni battus ni soumis à la torture ou à d’autres formes de mauvais traitements. Espérant une réponse favorable à ma requête, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.
Signature : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Nom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Adresse : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
LETTRE À ADRESSER À :
M. le ministre de la Justice de la République populaire de Chine
WU Aiying Buzhang, Sifabu, 10 Chaoyangmen Nandajie, Chaoyangqu
Beijingshi 100020, République populaire de Chine
E-mail : minister legalinfo.go.cn
COPIE À ENVOYER À :
Ambassade de Chine, Avenue de Tervueren 443-445 – 1150 Bruxelles
Fax : 02 779 28 95 – E-mail : chinaemb_be mfa.gov.cn
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