
- Une prostituée bat le pavé dans le quartier de la Place de l’Yser, à la limite de Bruxelles-Ville et Molenbeek-Saint-Jean. Février 2008. © Bruno Brioni
À l’occasion de la 98e Journée internationale de la femme, Amnesty International lance Safe Schools, une série d’actions liées au harcèlement physique, sexuel et moral croissant dont sont victimes les filles dès l’adolescence et à l’école. Outre cette campagne (sur laquelle nous revenons en page 10), Libertés ! a décidé de se pencher sur un sujet tout aussi délicat, celui de la traite des êtres humains et de la prostitution forcée.
Selon le Bureau international du travail (BIT), ce sont ainsi quelque 2,4 millions de femmes, d’hommes et d’enfants qui sont victimes de trafic international à des fins d’exploitation économique et sexuelle. Globalement, ce trafic engendrerait quelque 21 milliards d’euros de profits annuels, ce qui en fait du coup le troisième trafic le plus rentable, derrière ceux de la drogue et des armes. En Belgique comme ailleurs, la traite à des fins de prostitution demeure très présente. Bars à vitrine, carrées, trottoirs, salons de massage, services d’escorte… Il y a un peu de tout dans ce domaine, y compris de la prostitution librement consentie et sans l’intervention d’un proxénète, même si, pour ce dernier point, aucune statistique fiable n’existe.
Un constat s’impose au terme de notre enquête : les lois peu à peu adoptées pour lutter contre la traite des êtres humains en Belgique montrent leurs limites, les proxénètes ayant tôt fait d’adapter leurs méthodes d’exploitation.
Enquête et reportages.





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