Accueil du site > S’informer > Notre magazine « Le Fil » > Libertés ! (Archives) > Les anciens numéros > 442 Numéro de mars 2008 > 3.Dossier > Belgique – Regards sur la traite

Belgique – Regards sur la traite

mardi 4 mars 2008

JPEG - 31.2 ko
Une prostituée bat le pavé dans le quartier de la Place de l’Yser, à la limite de Bruxelles-Ville et Molenbeek-Saint-Jean. Février 2008. © Bruno Brioni


À l’occasion de la 98e Journée internationale de la femme, Amnesty International lance Safe Schools, une série d’actions liées au harcèlement physique, sexuel et moral croissant dont sont victimes les filles dès l’adolescence et à l’école. Outre cette campagne (sur laquelle nous revenons en page 10), Libertés ! a décidé de se pencher sur un sujet tout aussi délicat, celui de la traite des êtres humains et de la prostitution forcée.

Selon le Bureau international du travail (BIT), ce sont ainsi quelque 2,4 millions de femmes, d’hommes et d’enfants qui sont victimes de trafic international à des fins d’exploitation économique et sexuelle. Globalement, ce trafic engendrerait quelque 21 milliards d’euros de profits annuels, ce qui en fait du coup le troisième trafic le plus rentable, derrière ceux de la drogue et des armes. En Belgique comme ailleurs, la traite à des fins de prostitution demeure très présente. Bars à vitrine, carrées, trottoirs, salons de massage, services d’escorte… Il y a un peu de tout dans ce domaine, y compris de la prostitution librement consentie et sans l’intervention d’un proxénète, même si, pour ce dernier point, aucune statistique fiable n’existe.

Un constat s’impose au terme de notre enquête : les lois peu à peu adoptées pour lutter contre la traite des êtres humains en Belgique montrent leurs limites, les proxénètes ayant tôt fait d’adapter leurs méthodes d’exploitation.

Enquête et reportages.

Sans votre aide, nous ne pouvons rien. Faites un don. Maintenant!

2 Messages de forum

  • Belgique – Regards sur la traite Le 6 mars 2008 à 09:05 , par Lora

    Bonjour
    Je réagis…
    D’abord une question : comment pouvez-vous être certain qu’une femme se prostitue « librement ou pas ? C’est invérifiable donc, rien que cette constatation doit amener à interdire l’achat de services sexuels.
    Allons plus loin. Ulla dit que 97% des prostituées sont forcées. Et les 3% restants ?
    Faisons un jeu de rôle.
    Je suppose que vous êtes un homme. Prenez les 10 premières femmes qui passent dans la rue, sans les choisir. Vous devez coucher avec elles + ce qu’elles veulent comme « spécialité »… Tous les jours.
    Pour arriver à le faire, il faut complètement se couper de ses sensations corporelles, nier son corps.
    Ce « libre » choix est un choix du même ordre que boire ou se droguer, c’est-à-dire une mauvaise solution inconsciente à de graves traumatismes vécus dans l’enfance (abus, inceste, sexualisation précoce…). Il faut écouter la parole de celles qui en sont sorties.
    Ces femmes ont besoin d’être aidées, pas utilisées !
    Défendre la prostitution libre, c’est faire le jeu des proxénètes (cachés derrière des femmes bien dressées) et des clients qui disent tous ne fréquenter des prostituées libres et être contre la traite !
    Ne participez pas à cette hypocrisie s’il vous plaît, ayez le courage d’être abolitionnistes !

    Répondre à ce message

    • Belgique – Regards sur la traite Le 28 mars 2008 à 17:34 , par Mick

      D’accord !
      Se prostituer « librement » est du même ordre comme mauvaise solution à un mal à être que boire ou se droguer…
      Est-ce éthique de profiter de ces femmes ? Personnellement, je trouve cela lâche… N’ont elles pas plutôt besoin d’aide ? Je suis déçu qu’Amnesty n’ait pas cette optique.

      Répondre à ce message

Répondre à cet article

Focus

e-Boutique

A l'agenda

Belgique – Regards sur la traite

« mai 2012 »
L M M J V S D
30 1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31 1 2 3
 

Pays par pays