
- La mère de Sandro Girgvliani avec une photo de son fils © Amnesty International
Sandro Girgvliani, un agent de banque, est décédé en janvier 2006 après avoir été violemment passé à tabac par des agents du Ministère de l’Intérieur. Bien que quatre policiers aient été reconnus coupables et condamnés à des peines de sept à huit ans de prison, Amnesty International craint que les commanditaires ne courent toujours. Le 27 janvier 2006, des agents du Ministère de l’Intérieur ont enlevé Sandro Girgvliani et son ami Levan Bukhaidze, les ont emmenés au village d’Okrokana, près de Tbilissi, et les ont passés à tabac. Levan Bukhaidze a survécu à ses blessures mais pas Sandro Girgvliani, dont le cadavre a été découvert près d’un cimetière le lendemain de l’enlèvement.De source officieuse, l’enlèvement et le passage à tabac feraient suite à une dispute survenue quelque temps auparavant entre les deux jeunes Géorgiens et des officiers du Ministère de l’Intérieur dans un café de Tbilissi. En mars 2006, le Ministère de l’Intérieur avait annoncé l’arrestation de quatre suspects. Cependant, au vu de nombreux témoignages selon lesquels ce sont des officiers de l’Intérieur qui auraient commandité le double passage à tabac, les ONG de défense des droits humains demandent que l’enquête soit reprise et son champ élargi. Une proposition de résolution présentée par plusieurs partis d’opposition et demandant une enquête spéciale a été rejetée par le Parlement en février 2007.
MODÈLE DE LETTRE
Monsieur le Président,
Sandro Girgvliani, un cadre bancaire, est décédé de ses blessures en janvier 2006 après avoir été violemment passé à tabac par des agents du Ministère de l’Intérieur dans un village proche de Tbilissi. Bien que quatre policiers aient été reconnus coupables et condamnés à des peines de sept à huit ans de prison, Amnesty International craint, sur foi de nombreux témoignages, que les véritables commanditaires du crime, des officiers, ne courent toujours. En tant que membre/sympathisant(e) d’Amnesty International, je demande aux autorités géorgiennes de mener une enquête impartiale, indépendante et minutieuse. Je demande également que toute personne jugée responsable d’avoir ordonné ce crime fasse l’objet d’un jugement rapide, transparent et équitable. En espérant des progrès rapides dans cette affaire, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma considération distinguée.
Signature :
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Mikheil Saakashvili
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0105 Tbilisi, Georgia
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