
- David Zúñiga, le père d’Heraldo. © Amnesty International
Un an après l’assassinat de deux militants écologistes honduriens, Heraldo Zúñiga et Roger Iván Cartagena, justice n’a toujours pas été rendue. Ces deux militants du Mouvement écologiste d’Olancho (Movimiento Ambientalista de Olancho, MAO) ont été littéralement exécutés le 22 décembre 2006 à Guarizma, dans le département d’Olancho, manifestement par des membres de la Police nationale. Avant leur mort, ils avaient déjà fait l’objet de menaces et d’intimidations, sans qu’aucune mesure de protection n’ait été prise pour assurer leur sécurité. Quatre policiers ont été accusés du double assassinat et placés en détention préventive en février 2007, en l’attente d’un jugement. Suite à ces meurtres, la Commission interaméricaine des Droits de l’Homme avait enjoint le gouvernement hondurien de prendre immédiatement des mesures afin de protéger les membres du MAO. Or, non seulement les autorités n’ont pas pris de mesures suffisantes, mais la protection dont ont un temps bénéficié les militants du MAO a entre-temps cessé. Enfin, on peut douter de l’impartialité d’une protection assurée par des forces de police elles-mêmes soupçonnées du double meurtre.
MODÈLE DE LETTRE
Monsieur le Procureur Général,
Le 22 décembre 2006, Heraldo Zúñiga et Roger Iván Cartagena, militants du Mouvement écologiste d’Olancho (Movimiento Ambientalista de Olancho, MAO) étaient exécutés à Guarizma, dans le département d’Olancho. Ils avaient fait l’objet de menaces et d’intimidations, sans qu’aucune protection ne leur ait été accordée. Ce double assassinat est manifestement l’œuvre de quatre policiers, lesquels ont été inculpés et placés en détention préventive. Depuis lors, justice n’a toujours pas été rendue. De même, les mesures insuffisantes prises par les autorités pour assurer la protection des membres du MAO ont été levées. En tant que membre/sympathisant(e) d’Amnesty International, je tiens à exprimer ma préoccupation quant au manque de progrès dans l’instruction du double assassinat d’Heraldo Zúñiga et Roger Iván Cartagena. Je demande également que les membres du MAO bénéficient d’une protection adéquate. En espérant des progrès rapides dans cette affaire, je vous prie d’agréer, Monsieur le Procureur Général, l’expression de ma considération distinguée.
Signature : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Nom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Adresse : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
LETTRE À ADRESSER À :
Leonidas Rosa Bautista – Procureur Général
Fiscal General de la República – Lomas del Guijarro, Avenida República Dominicana – Edificio Lomas Plaza II – Tegucigalpa – Honduras
Fax : + 504 221 5667
COPIE À ENVOYER À :
Ambassade du Honduras – Avenue des Gaulois 3 – 1040 Bruxelles
Fax : 02 735 26 26 – e-mail : ambassade.honduras chello.be




