La Corée du Nord est-elle à la croisée des chemins ? L’accord conclu le 13 février 2007 sur le dossier nucléaire fera-t-il date, en dépit des premiers ratés déjà enregistrés ? Difficile à dire. Une chose est sûre, en acceptant, sous la pression du grand frère chinois, de s’engager dans des négociations avec ses voisins immédiats (Corée du Sud, Japon, Russie) et les États-Unis, le régime nord-coréen est revenu dans le « concert » international et, ce qui n’est pas sans importance pour la population, la perfusion alimentaire internationale devrait reprendre.

Pyongyang va peut-être ouvrir son territoire aux inspecteurs de l’AIEA, mais les droits humains, eux, risquent de devoir attendre. Malgré de nombreuses demandes, le régime nord-coréen refuse toujours l’accès au Rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits de l’homme et au Rapporteur spécial sur le droit à l’alimentation, ainsi qu’à Amnesty International et à d’autres observateurs indépendants des droits humains.
Bref, l’accord du 13 février sur le nucléaire est sans doute une condition nécessaire mais pas suffisante pour susciter une ouverture du régime le plus fermé de la planète et l’amener à un meilleur respect de droits foulés aux pieds par un gouvernement accusé par l’ONU et les ONG d’exécutions, d’actes de torture, de détention de prisonniers politiques et de conditions de détention infrahumaines. État des lieux.
P. F.
CORÉE DU NORD - LE GOULAG DE LA FAIM
lundi 2 avril 2007
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