Dans le tableau déprimant qu’offre la Colombie, une petite bouffée d’oxygène. Fin février, la Fiscalía General de la Nación a ouvert une enquête contre 69 militaires de colombiens pour leur implication présumée dans le meurtre, le 21 février 2005, de huit membres de la « communauté de paix » de San José de Apartadó. Le responsable de la communauté, Luis Eduardo Guerra, figurait au nombre des victimes, de même que trois enfants, respectivement âgés de onze ans, six ans et dix-huit mois.
Depuis sa fondation en 1997 par des civils qui revendiquent le droit de rester en dehors du conflit militaire, ce sont plus de 160 membres de la communauté de paix qui ont été tués à San José de Apartadó. Les forces de sécurité comme les groupes de guérilla accusent les membres de la communauté de « collaborer » avec leurs ennemis. Si la grande majorité des assassinats ont été perpétrés par les forces de sécurité et les paramilitaires soutenus par l’armée, les guérilleros des FARC ne sont pas en reste.




