C’est une première. Jusqu’ici aucun État ne s’était entendu avec un autre pour écrire un livre scolaire commun. La France et l’Allemagne (qui se sont livré trois fois la guerre en moins de 150 ans) ont choisi d’offrir aux jeunes une vision croisée de l’histoire de leurs pays. « Parce qu’il n’existe pas de fatalité, que les antagonismes que l’on croyait inscrits dans le marbre ne sont pas éternels » Projet datant de 1953, ce manuel vient d’être édité pour la rentrée scolaire 2006 aux éditions Nathan). Il présente une vision commune en l’état actuel des connaissances relatives à l’histoire européenne depuis l’Antiquité. Tout ne s’est évidemment pas fait sans mal, les perceptions culturelles étant souvent différentes, par exemple sur la question de la décolonisation, mais surtout à l’égard des États-unis. Le premier tome (335 p.) couvre la période de la reconstruction européenne après la seconde guerre mondiale. Il est destiné aux élèves de terminale.
S.W.




