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ÉGYPTE - DÉNI DE LA LIBERTÉ D’EXPRESSION

vendredi 29 décembre 2006

Tal’at Sadat a été condamné par un tribunal militaire à un an de travaux forcés le 31 octobre pour « avoir diffamé les forces armées et avoir répandu de fausses rumeurs ». Le neveu de l’ancien président égyption assassiné Mohammed Anouar Sadat, membre du Parlement du petit parti d’opposition AL-Ahrar, a été privé de son immunité parlementaire au cours de l’enquête. AI le considère comme un prisonnier d’opinion détenu pour l’unique raison d’avoir usé de son droit à la liberté d’expression. Lors du 25e anniversaire du meurtre de l’ancien président, Tal’at Sadat a donné une série d’interviews aux médias, dans lesquels il accuse les forces armées et les officiels éminents de la Garde républicaine d’implication dans le complot pour tuer son oncle, meurtre qui a été commis durant une parade militaire le 6 octobre 1981. Dans les interviews, il suggérait que le président égyptien Hosni Moubarak, alors vice-président, aurait également pu être impliqué. L’homme armé qui a assassiné le président Sadat a été jugé et exécuté en avril 1982.

Tal’at Sadat a été privé de ses pleins droit à la défense et, bien que civil, il a été jugé par un tribunal militaire et, de ce fait, il n’y a pas de recours en appel possible auprès d’une plus haute juridiction. Après son procès, plusieurs groupes de défense des droits humains égyptiens ont exprimé leurs préoccupations au sujet de l’affaire et condamné son emprisonnement.

MODÈLE DE LETTRE

Monsieur le Ministre,

Tal’at Sadat, neveu du président assassiné Mohammed Anouar Sadat et membre du parlement du petit parti d’opposition Al-Ahrar, a été condamné à un an de travaux forcés le 31 octobre pour« avoir diffamé les forces armées et répandu de fausses rumeurs » Lors du 25e anniversaire du meurtre de l’ancien président, Tal’at Sadat avait donné une série d’interviews accusant les forces armées et des officiels de la Garde républicaine d’implication dans l’assassinat de son oncle, suggérant aussi que l’actuel président Hosni Moubarak, alors vice président aurait pu être impliqué. En tant que membre/sympathisant(e) d’Amnesty International qui considère cet homme comme un prisonnier d’opinion, Je vous demande sa libération immédiate et inconditionnelle.

Espérant une réponse favorable à ma requête, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma considération distinguée.

Signature : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Nom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Adresse : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

LETTRE À ADRESSER À :

Général Habib Ibrahim El Adly

Ministre de l’Intérieur – Ministère de l’Intérieur

25 rue AL-Sheikh Rihan – Bab al-Louk – Le Caire – Égypte

Fax : +20 2 579 2031 – E-mail : moi idsc.gov.eg

COPIE À ENVOYER À :

Ambassade d’Égypte – Avenue de l’Uruguay, 19 – 1000 Bruxelles

Fax : 02 675 58 88

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