Gabriel Rufyiri avait été arrêté en septembre 2006 pour avoir accusé certains membres du gouvernement burundais de détournement de fonds. Détenu à la prison de Mpimba dans la capitale Bujumbura et inculpé de « diffamation », il avait été considéré par AI comme un prisonnier d’opinion, détenu pour l’unique raison d’avoir fait usage de son droit à la liberté d’expression. Gabriel Rufyiri est le président de l’ONG Observatoire de Lutte contre la Corruption et les Malversations économiques (OLUCOME), qui a régulièrement critiqué le gouvernement en raison de sa négligence à arrêter les responsables de détournement de fonds publics. OLUCOME a récemment critiqué les autorités au sujet de la vente d’un avion présidentiel se plaignant du fait que le gouvernement n’avait pas accepté l’offre la plus élevée et avait ainsi perdu 2 millions de dollars US.
OLUCOME a été régulièrement l’objet de harcèlements. Certains parmi les membres ont reçu des appels téléphoniques menaçants pour leur famille sur base de leur travail au sein de l’organisation. À une occasion, le bureau de l’organisation aurait été occupé par une bande d’environ 30 hommes obligeant l’équipe de travailleurs à sortir du bâtiment, et verrouillant les portes de sorte qu’ils ne puissent retourner travailler. Une autre fois, une manifestation publique a été dispersée par un important groupe d’hommes, apparement menés par un individu qui avait été incriminé par l’OLUCOME pour corruption.
Gabriel Rufyiri a été libéré sous conditions à la mi-décembre mais les charges retenues contre lui n’ont pas été levées.
MODÈLE DE LETTRE
Monsieur le Président de la République,
Gabriel Rufyiri, président de l’Observatoire de Lutte contre la Corruption et les Malversations économiques (OLUCOME), avait été arrêté en septembre 2006 pour avoir accusé certains membres du gouvernement burundais de détournement de fonds. Il a été détenu à la prison de Mpimba, inculpé de « diffamation ». Par ailleurs, l’OLUCOME n’a cessé d’être la proie de harcèlements continuels et, bien que libéré sous conditions à la mi-décembre, Monsieur Rufyiri reste inculpé. En tant que membre/sympathisant(e) d’Amnesty International, qui considère Gabriel Rufyiri comme un prisonnier d’opinion pour avoir été détenu après fait usage de son droit à la liberté d’expression, je vous demande de lever les charges qui pèsent toujours sur lui et je prie les autorités d’ouvrir sans délai une enquête indépendante sur les allégations de harcèlement et d’intimidation dont l’équipe de l’OLUCOME est l’objet, ainsi que de traduire en justice ceux qui en sont les responsables. Espérant que mon appel sera entendu, je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’assurance de ma haute considération.
Signature : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Nom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Adresse : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
LETTRE À ADRESSER À :
Monsieur le Président de la République Pierre Nkurunziza
Boulevard de l’Uprona
Rohero I, BP 1870 – Bujumbura – Burundi
Fax : +257 22 74 90
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