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MEXIQUE 2006, TERRE D’ÉLECTIONS

mardi 30 mai 2006, par Pascal Fenaux

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Un enfant mexicain tourne le dos au mur de séparation entre le Mexique et les Etats-Unis. Tijuana (Baja California), janvier 2006. © AFP

Le 2 juillet, le Mexique élit un nouveau président de la République et renouvelle la moitié du Congrès de l’Union. Dans le contexte d’une Amérique latine qui semble basculer « à gauche » ou du moins s’écarter de l’orbite nord-américaine, ce scrutin s’annonce d’importance.

Cet État fédéral (officiellement appelé Estados Unidos mexicanos ou « États-Unis mexicains ») de 31 États et de 100 millions d’habitants est en effet sur la ligne de fracture et de rencontre entre le Nord et le Sud, ainsi qu’entre zones historiques de colonisation blanche et de revendications indigènes. Le Mexique est aussi écartelé entre divers projets d’intégration régionale souvent concurrents, même s’il semble acquis que l’ALENA a du plomb dans l’aile. Enfin, s’il a échappé aux projets sécuritaires du type « Condor », le Mexique, n’en a pas moins été le théâtre d’affrontements idéologiques et physiques entre pouvoirs forts et mouvements révolutionnaires, le dernier en date étant l’armée zapatiste, un mouvement sans relais politique au Congrès.

Au Mexique, le pouvoir fort a été incarné 71 années durant par la « démocrature » du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), lequel a vacillé lors des législatives et présidentielles de 2000. Mais n’en continue pas moins à structurer la vie politique et à peser sur le prochain scrutin.

Paysage avant la bataille. (P. F.)

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