Depuis la chute de la dictature baasiste irakienne, les prises d’otages occupent à nouveau le devant de l’actualité. Essentiellement, depuis que des groupes d’opposition armés (irakiens et « internationaux ») à l’occupation anglo-américaine et au nouveau régime irakien ont décidé de recourir à cette méthode extrêmement médiatique pour faire avancer leurs priorités politiques. Précédemment en vogue dans le Liban de la guerre civile de 1975- 1990, la prise d’otages n’est évidemment pas une particularité « orientale ». Il suffit, pour convaincre les sceptiques, de les renvoyer au cas de la Colombie, quelque peu remis en lumière depuis qu’une série d’initiatives ont été prises par des artistes européens en faveur de la plus célèbre des otages colombiennes, la députée Ingrid Betancourt. En fait, la prise d’otages est un phénomène aussi vieux que l’humanité et elle est une modalité récurrente des conflits qui déchirent les sociétés. Ce qui a changé, c’est le caractère jugé désormais insupportable de cette façon de « faire la guerre », ainsi que le sort de plus en plus cruel réservé aux victimes de ces rapts. La généralisation outrancière de ce mode de revendication politique a poussé Amnesty à arrêter une position sur la question, tant à l’adresse des groupes armés que des gouvernements légaux. Les pages qui suivent devraient apporter un premier regard sur la question.
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vendredi 3 mars 2006, par




