
- Une fanfare militaire défile sous un portrait géant d’Atatürk, accroché entre deux immenses drapeaux, lors du Festival de la jeunesse et des sports au stade Inönü. Istanbul, mai 2004. © AFP
3 octobre, les 25 États membres de l’Union européenne ont décidé d’ouvrir des négociations en vue de l’adhésion de la Turquie. Ce faisant, la République turque a franchi une étape essentielle dans la longue marche vers l’Europe que mènent ses élites depuis sa création et sa consolidation en 1923. De nombreux arguments, parfois franchement spécieux, ont été échangés en faveur ou à l’encontre du « destin européen » de la Turquie. Les négociations entamées, il convient aujourd’hui de se concentrer sur la mise en conformité d’Ankara avec les légalités européenne et internationale en matière de droits humains. À cet égard, la « mise à niveau » de la Turquie dépend largement de l’issue du bras de fer a priori surprenant engagé entre un gouvernement civil libéral à forte coloration islamiste et un « État profond » défendu par les services de sécurité, la gauche et l’extrême droite.




