La peine capitale pour relation homosexuelle participe de la même logique que celle infligée aux hommes et femmes adultères : la peine de mort est ici requise afin de punir des relations sexuelles et privées entre adultes consentants. Selon différentes sources reprises par Amnesty International [1], les actes homosexuels sont encore passibles de peine de mort dans sept pays : Arabie Saoudite, Yémen, Iran, Nigeria, Afghanistan, Soudan et Mauritanie. Ces législations sont effectivement appliquées : en 2002, trois hommes reconnus « coupables d’actes homosexuels » ont été décapités en Arabie Saoudite. Au Nigeria, deux hommes viennent d’être condamnés le 13 juillet à la lapidation pour sodomie [www.ilga.org ; Reuters du 12/07/05.]]. Enfin, l’homosexualité d’un accusé peut être retenue comme circonstance aggravante. Ainsi au Texas, en 1983, un procureur avait requis et obtenu la peine de mort à l’encontre de Calvin Burdine, accusé de meurtre et ouvertement homosexuel, en arguant que la prison à vie pour un homosexuel n’était pas vraiment une punition. Pour avoir été mal défendu par son avocat, le jugement a été cassé en 2001 après qu’il ait passé 18 ans dans les couloirs de la mort. Burdine est désormais condamné à la prison à perpétuité.
3.5 L’homosexualité punie de mort
Par Damien Cardinal de la coordination LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuel-les et Transgenres)
dimanche 11 septembre 2005
Notes
[1] Sex, Love & Homophobia, ISBN 1-873328-57-5, Amnesty International UK, 2004, 152p.





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