Le Mont Everest, Katmandou, ses milles couleurs et ses magnifiques temples à chaque coin de rues, les trekking dans la chaîne de l’Himalaya pour les passionnés d’aventures... Le Népal, pour le commun des mortels, est souvent synonyme d’évasion. Mais ce mois-ci, Libertés ! vous amène faire un autre genre de trekking : loin des sentiers pour touristes, nous allons suivre les traces des rebelles maoïstes dans le reportage qui ouvre ce dossier. Nous avons essayé de dresser un portrait d’un autre Népal, celui à qui on livre des armes, où rebelles et forces gouvernementales se livrent une guerre civile que l’état d’urgence et la prise de pouvoir toute récente par le roi Gyanendra Shah n’a fait qu’aggraver. Une démocratie confisquée, une presse muselée, des réfugiés qui n’ont le droit que de transiter par le Népal... bref un tableau loin de l’imagerie d’Épinal qu’on sert à toutes les sauces dans les guides touristiques. Dans cette débâcle népalaise, comme souvent, la population est prise entre deux feux. Comme le dit avec force un défenseur des droits humains népalais (voir notre interview ICI, c’est au peuple népalais de décider de son avenir. Mais pour l’instant, il faut bien l’avouer, le chaos qui règne sur place ne laisse pas beaucoup de marges de manœuvre aux Népalais.
Introduction
vendredi 1er avril 2005, par
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