L’Assemblée générale de la section belge francophone d’Amnesty, rendez-vous annuel des militants de l’organisation de défense des droits humains de Wallonie et de Bruxelles, s’est réunie le week-end des 24 et 25 avril derniers sur les hauteurs de Liège, dans un très agréable bâtiment de l’Université de Liège, au Sart-Tilman.
Quelque 130 membres avaient répondu présents, malgré le soleil, afin de prendre le pouls du mouvement, d’être informés sur ses évolutions et les défis à relever tant aux niveaux national qu’international. Un moment privilégié au cours duquel la « base » a pu rencontrer les employés du secrétariat national ainsi que les instances dirigeantes de la section, et ouvrir avec eux le débat sur le bilan de l’année écoulée.
Placée sous les couleurs de la campagne « Halte à la violence contre les femmes ! », lancée en mars denier, l’Assemblée générale a cependant donné beaucoup moins l’occasion de parler de « révolution des sexes » que de « révolution culturelle » ou de « révolution copernicienne ».
Le mouvement international qu’est Amnesty traverse en effet pour l’instant une phase qui devrait impulser un changement historique. Renonçant à l’ambition, intenable, du travail sur tous les pays, l’organisation a décidé de faire évoluer son mandat - on parle désormais de « mission » - vers plus de clarté et de souplesse, le rendant ainsi plus adaptable à un monde en constante mutation. L’ambition étant de mener des campagnes thématiques mondiales en fonction d’objectifs réalistes - en intégrant notamment davantage la recherche dans une logique de campagnes - et d’être plus à même de répondre aux crises majeures des droits humains, en se concentrant sur un certain nombre de « pays prioritaires ».
« S’il y a un changement structurel dans nos modes de fonctionnement, il doit se dérouler dans le sens d’une solution adaptée à des crises humaines telles que les violations massives des droits humains en cours pour l’instant en République démocratique du Congo », a ainsi déclaré Philippe Hensmans, directeur d’Amnesty International Belgique francophone.
Nous reviendrons sur ces évolutions fondamentales de manière beaucoup plus approfondie dans les pages de prochains « Libertés ! ».
Le compte-rendu de l’AG est disponible sur simple demande - contacter Althéa Williams au Secrétariat national d’AIBF




