Le prisonnier d’opinion ’Abdel Rahman Shagouri aurait été torturé et blessé à la tête après qu’il eût été fait mention de son nom à la télévision lors d’une discussion à propos des droits humains en Syrie. Il est détenu au secret à la prison de Sednaya dans les faubourgs de la capitale Damas. On pense qu’il est emprisonné pour des raisons liées à son accès à des sites Internet donnant des informations politiques sur la Syrie bien que les charges exactes retenues contre lui demeurent nébuleuses. On s’attend à ce qu’il soit jugé devant la Cour suprême de sécurité de l’État (SSSC). Les procédures de la SSSC sont reconnues très imparfaites, et AI craint pour lui un procès inéquitable. ’Abdel Rahman Shagouri a été arrêté sans justification par du personnel de sécurité à un lieu de rendez-vous, le 23 février 2003. Le même jour, des agents de la police secrète seraient entrés dans sa maison et auraient confisqué son ordinateur, son fax, ses CD et autre matériel informatique. En Syrie, l’accès à Internet est soigneusement contrôlé par les autorités, et les sites considérés comme indésirables pour raisons politiques ou morales sont censurés. En 2003, les autorités syriennes auraient bloqué l’accès à deux sites Internet, Maktoub et Ilaf. Maktoub est une « communauté arabe en ligne » et fournit des accès à Internet, alors qu’Ilaf est un site médiatique arabe de nouvelles. Le coût de l’utilisation d’Internet est au-dessus des moyens de la plupart des Syriens et un accès non contrôlé ne peut être obtenu que via des fournisseurs d’accès à Internet situés dans des pays voisins.
Modèle de lettre
Monsieur le Président de la République, Le prisonnier d’opinion ’Abdel Rahman Shagouri, arrêté le 23 février 2003, probablement pour avoir consulté des sites Internet donnant des informations politiques sur la Syrie, alors que les charges exactes retenues contre lui demeurent nébuleuses, est actuellement détenu au secret à la prison de Sednaya près de Damas où il aurait été torturé et blessé à la tête. Connaissant les pratiques de la Cour suprême de sécurité de l’État devant laquelle cet homme sera sans doute jugé, je crains pour lui. En tant que membre/sympathisant(e) d’Amnesty International, je vous demande donc sa libération immédiate et inconditionnelle car il n’est détenu que pour l’unique raison d’avoir exercé son droit à la liberté d’expression. Espérant que vous ferez droit à ma requête, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma haute considération
Signature : Nom : Adresse :
Lettre à adresser à :
Son Excellence le Président Bashar al-Assad Palais présidentiel Damas Syrie Fax : +963 11 332 3410
Copie à envoyer à :
Ambassade de la République de Syrie Avenue F.D. Roosevelt, 3 1050 Bruxelles Fax : 02 646 40 18




