Bravant le froid, la pluie, la mauvaise humeur de certains, l’indifférence des autres, des membres individuels d’Amnesty ont tenu bénévolement des stands de vente de bougies dans toutes les gares de la ville de Bruxelles (train, métro, tram). C’était l’occasion pour tous de faire connaissance avec le « terrain », de militer directement pour les droits humains en donnant un peu de leur temps sans oublier de faire passer le thème de cette année : Non aux discriminations ! Les groupes ont aussi fait en sorte qu’Amnesty soit présente dans la plupart des régions de Belgique avec leur stand de bougies, de pétition, de sensibilisation. Multipliant activités, débats, conférences, ils ont participé à ce qui fait la force d’un mouvement comme Amnesty, à savoir sa présence militante.
L’opération Commune
En plus de ces activités « traditionnelles », l’opération commune est venue asseoir le combat et la sensibilisation de l’organisation en faveur des droits humains. Considérant que la commune est le lieu, le premier échelon politique où se jouent et où se créent les notions même de solidarité, de partage et de citoyenneté, toutes les communes de Bruxelles et de la Wallonie ont été contactées par Amnesty. Nous leur proposions d’agir de trois manières : parrainer un cas de la campagne bougies contre les discriminations, illuminer la maison communale le soir du 10 décembre, diffuser et vendre des bougies.
Quarante-huit communes ont répondu courageusement à cet appel en participant à l’une ou à l’autre des activités proposées, certaines même à toutes. Une dizaine de communes ont soutenu un cas, Floreffe (voir Encadré ), Genappe, Montigny-le-Tilleul, Ixelles, pour ne citer qu’elles, ont commandé un très grand nombre de bougies pour illuminer la maison communale et permettre de faire passer un signal fort de soutien aux droits humains auprès de leurs concitoyens.
Le Soir aux côtés d’Amnesty
Le quotidien bien connu de la presse francophone a proposé à Amnesty de relayer nos préoccupations en publiant du 4 au 10 décembre les 6 cas de notre campagne de fin d’année. Chaque cas était accompagné d’une nouvelle écrite par un écrivain belge, différent chaque jour. Ainsi a-t-on pu lire les (très bons) textes de Xavier Deutsch, Luc Spirlet, Jean-Luc Outers, Gabrielle Rolin, Vincent Engel et Layla Nabulsi. Le jour du 10 décembre, des cartes postales d’action étaient encartées dans Le Soir pour permettre à ses lecteurs d’agir concrètement en faveur de personnes victimes de discrimination (voir Libertés décembre 2002). Cette collaboration a permis à nos actions de toucher quelque 100 000 lecteurs chaque jour… Si on ajoute à cela le travail de sensibilisation fait par les groupes locaux, les membres individuels, les communes et le matériel médiatique (Affiches, spots radio et télévisuel), les responsables de violations des droits humains peuvent raisonnablement s’attendre à entendre parler de nous pour quelques temps encore…




