Népal : le sort oublié des réfugiés bhoutanais
Voilà 10 ans que des réfugiés bhoutanais croupissent dans des camps pour personnes déplacées au Népal, 10 ans qu’ils sont dans l’incertitude quant à un possible retour au pays. Onze sessions de négociations bilatérales entre les gouvernements népalais et bhoutanais n’ont toujours rien donné et les premiers à en pâtir sont les réfugiés. Entre temps, comme si leur situation dramatique ne suffisait pas, une enquête menée par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a révélé 18 cas d’atteintes et d’exploitation sexuelles dans des camps de réfugiés bhoutanais au Népal. Ces informations surviennent quelques mois après des allégations faisant état de violences et d’atteintes sexuelles spécifiques généralisées commises par du personnel humanitaire ou de maintien de la paix dans des camps de réfugiés au Sierra Leone, au Libéria et en Guinée. Index AI : ASA 31/071/02
Japon : Mauvais traitements dans les prisons.
En date du 2O novembre, Amnesty a demandé aux autorités japonaises de mener une enquête sur les mauvais traitements auxquels sont soumis les prisonniers. Selon les informations recueillies par AI, les conditions de détention dans les prisons japonaises sont exécrables ; ainsi médecins ou psychiatres ne peuvent pas parler en privé avec un détenu, les violences sont monnaie courante, il est fréquent de leur interdire de communiquer entre eux. Les punitions humiliantes sont quotidiennes... Réf : ASA 22/009/02
Chine : Internet dans la ligne de mire.
Pour avoir téléchargé des articles en provenance de sites étrangers prônant la démocratie en Chine, l’ancien policier Li Dawei a été condamné à onze ans d’emprisonnement. Deux autres personnes, arrêtées pour des infractions liées à l’utilisation d’Internet et membres du mouvement Fa Lun Gong, sont décédées en détention à la suite d’actes de tortures et de mauvais traitements. Amnesty International cite 33 cas au moins de personnes ayant été arrêtées ou emprisonnées en raison de l’utilisation qu’elles ont faite d’Internet.
Au fur et à mesure qu’Internet se développe en Chine (Le nombre d’internautes nationaux y double tous les six mois), le gouvernement resserre son contrôle sur les informations en ligne (filtrage ou blocage de certains sites étrangers, de moteurs de recherche et des sites qui diffusent des informations sur la corruption ou des écrits critiques envers le gouvernement, création d’unités spéciales de cyber-police). Et ceci grâce notamment à l’aide d’entreprises étrangères qui auraient livré à la Chine des technologies que les autorités chinoises ont utilisées pour censurer Internet. Pour Amnesty, tous ceux qui sont détenus pour le simple fait d’avoir pacifiquement diffusé leurs opinions ou d’autres informations sur Internet, ou accédé à certains sites web, sont des prisonniers d’opinion. index AI : ASA 17/007/02




