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Europe

D’une répression de l’immigration illégale à une protection des victimes

dimanche 1er décembre 2002, par Laurence Geyduschek

A un niveau international, que considère-t-on comme esclavage, et comme punissable par la loi ? La Société des Nations en a donné une première définition juridique en 1926 : « l’état ou condition d’un individu sur lequel s’exercent les attributs du droit de propriété ou certains d’entre eux », une définition intemporelle. L’esclavage est actuellement appelé, dans les textes internationaux, la traite des êtres humains (TEH). L’esclavage est dans les faits étroitement lié aux flux migratoires. Les législations nationales s’en ressentent, étant avant tout axées contre l’immigration illégale. Les institutions européennes créent petit à petit des politiques communes, unissant police et justice, en matière de lutte contre la traite des êtres humains au sens large et de protection des victimes (qui furent longtemps oubliées, ou traitées avant tout comme migrants clandestins, et donc réprimées).

Chaque pays a ses sensibilités et ses priorités. L’Espagne et la France ne sanctionnent pas la traite des êtres humains en tant que telle, mais en punissent certaines composantes, comme le proxénétisme aggravé. La Belgique considère la TEH comme une notion générique recouvrant l’exploitation sexuelle ou par le travail, le trafic de migrants ou d’organes. L’Autriche et l’Italie séparent TEH et trafic de migrants. Certaines législations spécifient qu’il doit ne pas y avoir de consentement de la victime de TEH. C’est un atout pour lutter contre la TEH, car les trafiquants d’êtres humains ont souvent beau jeu de prouver un consentement partiel ou temporaire de la victime (par exemple une jeune femme qui avait marqué son accord pour venir travailler en Europe… sans connaître le contenu réel de l’emploi ni les conditions financières).

Protéger les victimes

L’action policière reste importante, mais la justice demande aussi depuis longtemps des armes transnationales de lutte contre la TEH. Il convient d’accentuer la répression contre les trafiquants, et d’offrir une protection aux victimes (qui étaient souvent expulsées avant un procès). L’Europe a signé en décembre 2000 la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée, ainsi que ses protocoles annexes sur la lutte contre la traite de personnes et contre le trafic de migrants. Entre autres acquis, le pays d’origine est obligé d’accepter et de faciliter le retour d’une victime.

Certaines victimes ne souhaitent pas retourner dans leur pays d’origine. Seuls certains pays leur permettent de rester. La Belgique peut octroyer un titre de séjour temporaire à une victime acceptant de collaborer avec la justice, qu’il y ait eu ou non consentement de la victime lors de son exploitation. L’Italie a suivi le mouvement ainsi que l’Autriche (qui a inclus une protection dans sa loi mais n’en a pas encore fait usage). L’Espagne prévoit une protection mais c’est à la victime de faire la preuve de son état de victime. La France et la Grande-Bretagne n’ont pas prévu de protection et privilégient le statut d’étranger permettant l’expulsion. Ces expulsions posent problème d’un point de vue du droit des victimes mais aussi parce qu’elles privent la justice de témoins importants lorsque le procès des trafiquants a lieu.

Contre la criminalité internationale

Traduisant ce qui est devenu une réelle préoccupation, le Conseil de l’Europe a aussi établi une convention-cadre (adoptée le 19.7.2002, publiée le 1.8.2002) relative à la lutte contre la traite des êtres humains. Elle définit ce qu’est la traite des êtres humains, punissant toute forme de recrutement, transport, transfert ou hébergement d’une personne qui a été privée de ses droits fondamentaux. Le consentement de la personne n’a pas d’importance s’il a été fait usage de la contrainte, de la force ou de menaces, de la tromperie ou de la fraude, d’abus d’autorité, d’influence ou d’offre de paiements. Des sanctions sont demandées aux Etats-membres. Des critères d’attribution sont fixés afin d’éviter l’impunité pour cause de conflit de compétence entre deux pays. Enfin, la notion de responsabilité pénale et civile des personnes morales apparaît. Cette loi s’adapte donc à la modernité des moyens utilisés par la criminalité internationale.

Cette convention-cadre complète les instruments européens déjà destinés à cette lutte :

- le programme Daphné (recenser, confronter et promouvoir les meilleurs pratiques en matière d’assistance aux victimes de la traite des êtres humains dans une perspective d’insertion des victimes dans les pays d’accueil ou de réinsertion dans les pays d’origine : création du Comité Européen Contre l’Esclavage Moderne, exposition d’affiches et site http://www.victims-of-trafficking.org ; en Belgique, Payoke, Pag-Asa et l’OIM y collaborent
- le programme Stop (échange d’information dans le domaine de la traite des êtres humains et de l’exploitation sexuelle des enfants)
- le réseau judiciaire européen
- l’échange de magistrats de liaison.

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2 Messages de forum

  • Paradoxe : Les pays riches en ressources naturelles (pétrole, or, ect) mais source de la traite humaine, bien qu’ils ont les moyens financiers de fournir une protection à leurs démunis socials et d’éradiquer la pauvreté chez eux, continuent à refuser éternellement d’être responsables de leurs victimes. Jusqu’à quand les pays européens doivent fournir des réponses humanitaires qu’ils n’ont pas et payer les pots cassés de la surpopulation des pays du sud (qui refusent de régulariser chez eux le taux des naissances).

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  • il faut une répression de l’immigration en général car il y a plus d’un million de personnes qui ne travaillent pas en Belgique, et on continue à laisser entrer tout et n’importe qui dans notre pays, de plus ces gens ne viennent pas pour trouver du travail mais pour profiter des largesses sociales de notre pays, chômage, CPAS, Mutuelle etc.. à un point qu’ils mettent a mal le système, sans parler des problèmes d’insécurité dans la formation de gheto, du problème du surpleuplement des écoles et de la violence qui en découle, les politiciens me dégoûtent par leur lâcheté et leur laxisme, car il ne prennent aucune mesure sérieuse par peur de perdre des voix aux élections, mieux ils ont autorisé l’accès des étrangers non européens aux élections contre l’avis de la majorité des Belges, leur priorité première c’est de se remplir les poches le plus longtemps possible en ne faisant pas de vague avec les sujets tabous comme l’immigration, mais le danger est la, regardez comment l’islam s’organise dans tous les pays occidentaux, c’est un danger pour notre démocratie et notre culture,et même notre sécurité nationale, on pratique ici le multiculturalisme béat mais attention au réveil, moi sans faire de politique je ne peux pas admettre une chose pareil et je m’en défend en votant et soutenant le Front national et regardez encore la le problème on empêche le front national de parler et d’exposer son programme surtout au moment des élections, par contre c’est régulièrement que l’on voit des islamiste de tout bords s’exprimer devant les caméras, surtout celles de la RTB qui est à la botte des socialistes.
    est ce vraiment une démocration que d’empêcher des élus de parler, moi j’ai lu le programme du parti FN et il n’y a pas de racisme dans leur programme, juste ce que tous les belges pensent tout bas. Ce sont les partis bien en place socialistes en tête qui diabolisent le FN mais vous êtes vous déjà demandé comment un parti responsable de la dette de la Belgique, qui continue a dépenser sans compter l’argent public, qui a été de toute les maguouilles, pots de vin etc.. Comment arrive t’il a obtenir autand de voix aux élections, je vais finir par croire que c’est notre pays qui regorge le plus de cons au Km².
    A celui qui n’est pas d’accord avec mes propos, rendez-vous dans quelques années car si on arrête pas ce phénomène vicieux maintenant on n’arrivera plus a le canaliser c’est peut être même déjà trop tard.
    réfléchissez bien mais vite.
    salut.

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