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Vous avez dit AG ?

vendredi 6 septembre 2002, par Cécile Rolin

Un lieu agréable et fonctionnel, des retrouvailles chaleureuses, un café chaud…ça commence bien. Au début, on a l’impression de connaître tout le monde, une grande fête de famille en somme. C’est sympathique...c’est décevant. Où sont les autres ? Pourquoi tant de groupes non représentés ? Et les nouveaux membres ? Pourquoi ne tentent-ils pas, une fois en passant, d’assister à une AG ? Les absents comme d’habitude ont tort. Qu’on le leur dise.

Samedi

Accueil Généreux

De toutes les absences, la plus évidente est celle du fondateur d’AIBF. En effet, à la suite de pénibles malentendus, Victor Solé a démissionné. René Cambier (responsable de la régionale de Bruxelles) a voulu lui rendre hommage. Il a évoqué avec émotion son dévouement, son énergie, son intelligence, son caractère entier et tout ce que le mouvement lui doit. Des (très) anciens membres et d’autres (très) jeunes, l’entouraient. Ils rappelaient qu’Amnesty continue et que la relève est assurée.

Année Galopante

Une présentation sur écran des activités de l’année écoulée a suivi. On a beaucoup marché en 2001, beaucoup défilé, beaucoup protesté. Qui a dit qu’à Amnesty on était voué à l’écriture de lettres ?

Arithmétique glorieuse

Un budget en équilibre, des réserves rassurantes, un trésorier souriant (mais prudent). Que demander encore ? Que ça continue, pardi. Avec plus, on peut faire plus.

Activités générales

Le plan 2002-2010 suit son chemin avec comme points forts :

– la poursuite de la campagne de recrutement, entre autres des yékés. – La formation continue des membres (Libertés ! en a déjà parlé). – L’inventaire de nos structures(N’oubliez pas le questionnaire). Faut-il réformer ? Qui et quoi ? – Notre collaboration avec d’autres ONG

Mais aussi...la défense des défenseurs des droits humains menacés, la démocratie interne, les justes attentes des membres du secrétariat en matière de salaire et de conditions de travail, la publicité...

Auditoire galvanisé

Un temps très fort de cette assemblée fut la projection du reportage de L’Hebdo sur le massacre de Sabra et Chatila, suivie d’un exposé d’Eric David sur les lois belges de compétence universelle et les difficultés auxquelles elles se heurtent. Soudain la salle, clairsemée jusque là, était comble. Et c’est rassurant, car c’est bien pour être confronté à la cruauté des faits, au pouvoir des grandes puissances et au contre-pouvoir des mouvements comme Amnesty, que les gens se font membres, se mobilisent et (parfois) assistent aux AG. Eric David fut d’une clarté éblouissante. Ce diable d’homme finirait par rendre intelligent un bataillon de pachydermes. Un seul souhait : que ces lois de compétence universelle (qui ne sont pas l’apanage de la Belgique puisque 125 États en possèdent dans leur arsenal juridique), soient mises à profit pour faire reculer l’injustice universelle.

Agapes gourmandes

Un buffet réjouissant suivit, bien nécessaire pour renouveler les forces et l’entrain des assistants. L’après-midi consacrée aux débats par petits groupes des projets de résolution (pas très passionnants cette année) fut plus calme, exception faite du local placé sous le signe de l’

Atmosphère « gaie »

Il y a encore du chemin à parcourir. Les préjugés en la matière ont la vie longue et ceux qui les défendent comme ceux qui s’y attaquent ont parfois la dent dure. Et puis vint le samedi soir et son

Ambiance sénégalaise.

Ceux qui assistèrent à la soirée dans le sympathique grenier de la ferme rose ont pu apprécier pêle-mêle, le rythme des djembés, la saveur des sauces, la gentillesse des serveuse et l’exubérance des danseuses dorées sur tranches.

Dimanche

Le dimanche matin fut calme. Pas d’élection cette année si ce n’est celle d’une nouvelle administratrice glamour venue renforcer le peloton. Les résolutions furent approuvées ou rejetées sans passion. Puis vint le tour de l’assiette (de couscous) gastronomique.

L’après-midi, un administrateur inventif avait imaginé un petit jeu visant à nous livrer par couple à une autocritique générale des points forts et des points faibles de notre mouvement. Ce sont surtout ces derniers qui ont été soulignés avec un acharnement grinçant (bureaucratie, élitisme, tiédeur, pesanteur... j’en passe et des meilleurs), preuve si c’est nécessaire que l’esprit critique est assez bien partagé parmi les membres. Mais si cela aboutit à de (bonnes) résolutions et à de (bénéfiques) changements, qui s’en plaindrait ?

Et nous nous sommes séparés la tête pleine d’idées qui devraient (si on les réalise) assurer à Amnesty un Avenir grandiose.

Comptez les A...G...du texte. Les gagnants recevront une invitation personnalisée à l’AG de l’an prochain.

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