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Défendre les droits économiques à Amnesty

2002

Lors de la dernière réunion du comité international d’Amnesty International, il a été décidé d’étendre les missions d’Amnesty aux droits économiques et sociaux. Ainsi fut reconnu l’unicité des droits humains : droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, sont désormais considérés par Amnesty comme étant indissociablement liés. L’organisation sera donc désormais amenée à s’occuper de dossiers auxquels sa tradition ne la préparait pas.

Pour préparer ce long et important travail sur les droits économiques, la commission Économie et droits humains (CEDH) envisage de travailler avec d’autres mouvements qui s’étaient eux aussi spécialisés dans les droits civils et politiques, notamment la Ligue des droits de l’homme.

La Commission économie et droits humains d’Amnesty concentre pour le moment l’essentiel de son activité sur deux thématiques : l’action des institutions financières internationales et la responsabilité sociale des entreprises. Nous sommes très peu nombreux, trop peu. Et d’autres tâches nous attendent, à commencer par une formation sur les droits économiques et sociaux à l’intention de nos membres.

L’objectif de cette formation sera d’aider les citoyens à comprendre les enjeux : percevoir des violations de droits humains derrière les faits et les statistiques ; se donner une capacité minimale de discernement face aux prises de position en sens divers. Ce programme de formation comportera de l’information (articles, sites Internet) et, si l’on veut, des exposés-débats et des sessions de formation. Il comportera des feuilles thématiques soumises à réflexion – en principe, en petit groupe. Elles balayeront, à raison de deux par mois, les vastes champs de la vie économique et sociale. La formation s’étalera sur deux ans : nous verrons s’il existe une demande pour un approfondissement ultérieur.

En ce qui concerne l’action de la commission par rapport aux politiques suivies par les institutions financières internationales, elle consiste actuellement à interpeller nos représentants au sein de ces institutions afin de les sensibiliser, non seulement à l’ensemble des droits humains, mais également aux problèmes de la pauvreté dans les pays en développement.

En ce qui concerne l’action de la Commission envers les entreprises, elle collabore actuellement avec un ensemble de sociétés afin de les inciter à respecter l’ensemble des droits reconnus notamment par l’Organisation International du Travail, de même qu’à inscrire des programmes de formation à l’intention de leurs employés et travailleurs concernant ces mêmes droits.

Etant donné l’importance et la quantité de travail que toutes ces problématiques nécessitent, la commission a besoin de collaborateurs !

Si vous avez un minimum de connaissance ou d’expérience économique ou sociale, tant mieux, mais ce n’est pas nécessaire. Comme dans tout ce que fait la commission, c’est la motivation qui compte d’abord, le reste suivra. Si cela vous intéresse, faites-le savoir (sans engagement encore) à l’une des personnes ci-dessous. Elles vous informeront. Merci d’avance !

Paul Löwenthal : responsable du programme de formation, Beau-Frêne, 1315, Piétrebais. lowenthal ucl.ac.be

Althea Williams : directrice adjointe AIBF, Rue Berckmans 9, 1050 Bruxelles. awilliams aibf.be

Ismail Gulbas : Responsable de la Commission économie et droits humains, Rue Gabrielle, 99, 1180 Bruxelles. i_gulbas hotmail.com

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