Jouer et philosopher, de Colas Duflo
Que fait-on en pratiquant les échecs, le rugby, le football ? Y aurait-il dans les libertés civiques quelque conséquence d’un jeu et si oui lequel. L’auteur pose la question sans vraiment y répondre, mais sa recherche témoigne d’une attention rare pour l’analyse du comportement. (P.U.F. collection « pratiques théoriques », 256 p., 22 euros)
Passion sport - Histoire d’une culture, de Georges Vigarello
Du tournoi médiéval au spectacle contemporain, l’auteur retrace dans un livre album l’histoire des pratiques sportives et de leurs représentations. On y lit, entre autres, les tentatives d’ enrôler le sport au service des idéologies totalitaires. Comme la Coupe du monde du football en 1934, à la gloire du régime fasciste italien, comme les jeux de Berlin de 1936, grand spectacle mené par la propagande nazie. Ou encore la Coupe du monde de football dans l’Argentine de la dictature, lorsque la finale se déroula dans un stade proche du centre de tortures de l’Ecole mécanique de la marine. (Éditions Textuel, 192 p.,44,97 euros)
Football, la bagatelle la plus sérieuse du monde, de Christian Bromberger
Qu’est-ce qui rend un match de football aussi captivant à regarder que bon à commenter ? Ce qui se passe dans les gradins n’est-il pas au moins aussi important que ce qui se déroule sur le terrain ? Un match de football n’est-il pas beaucoup plus qu’un jeu, ou en tout cas un jeu sérieux, un drame souvent cruel, parfois ironique, où l’on retrouve toutes les lois du genre ? (Bayard éditions, 144 p., 12 euros)
Magnum Football
Les photographes de la prestigieuse agence Magnum ont parcouru la planète en quête d’hommes, de femmes …et de ballons. En 150 superbes clichés, le football nous est dévoilé tel qu’on l’aime : un sport universel pratiqué par des enfants, bien sûr, mais aussi des moines, des princes saoudiens, des nudistes brésiliens … (éd. Phaidon, 184 p., 24,95 euros)
Le football, ombre et lumière, de Eduardo Galeano
L’écrivain uruguayen rend un hommage au football en célébrant ses lumières, sans omettre de dénoncer ses ombres. Entre splendeurs et misères, il s’attache dans ces méditations à comprendre, avec sensualité et ironie, les raisons de cette grand-messe païenne. Nostalgique, il évoque le temps où un gardien de but applaudissait l’attaquant qui venait de le mystifier. (éd. Climats, 290 p.,1998, 21 euros)




