Encadré à l’article « Les libertés sacrifiées à l’autel de la nouvelle guerre mondiale »
George W. Bush a nommé Elliott Abrams directeur du Bureau de la démocratie, des droits humains et des opérations internationales. Cette nomination s’est voulu la plus discrète possible. Et pour cause. M. Abrams, secrétaire adjoint au département d’État sous Reagan, a admis avoir menti sous serment au Congrès en dissimulant des informations relatives à l’appui de la Maison Blanche aux rebelles de la Contra en lutte contre le gouvernement sandiniste au Nicaragua. Abrams est, en effet, considéré comme la tête pensante de la très meurtrière politique américaine des années ’80 en Amérique centrale. Nombre d’assassinats ont été perpétrés par des groupuscules paramilitaires, entraînés aux États-Unis, à lutter contre le communisme.
Condamné en 1991 dans le cadre de l’enquête sur « l’Irangate » (vente secrète d’armes à l’Iran ), Abrams a été gracié en 92 par George Bush père. Juif, partisan de la droite israélienne, il est contre un État Palestinien et était opposé aux programmes de discrimination positive comme celui d’aide aux minorités défavorisées. Avec Monsieur Abrams, pas de souci à se faire en matière de défense des droits humains…
(Daprès un article de Serge Halimi, Le Monde Diplomatique, Août 2001.)




