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Amnesty et la « cellule de crise 11 septembre »

mercredi 10 avril 2002, par Brian May

Si Amnesty est bien connu pour son travail de recherche et de prévention des conflits – ses rapports bien documentés et invitant à l’action tant les responsables politiques que ses membres sont un matériel largement utilisé par les media -, elle a aussi la capacité de réagir sur le moment à une situation de crise. Ce fut le cas après les attentats du 11 septembre.

Le 12 déjà, le premier communiqué de presse sortait demandant à ce que les responsables des attentats soient amenés devant la justice et qu’ils soient jugés…dans le strict respect des droits humains.

Le 13 septembre, alors qu’un autre communiqué de presse dénonçait les contrecoups des attentats sur les droits humains dans le monde entier, une cellule de crise fut créée au Secrétariat International d’Amnesty à Londres, en étroite collaboration avec les sections nationales, et dont la stratégie tenait, et tient encore, en 4 points : Justice, faire face aux contrecoups des attentats sur les droits humains, prévoir et surveiller les conflits armés, être vigilant aux lois sécuritaires. Pour chacun de ces points, nous proposions des actions, appelions l’opinion publique à réagir face aux excès de forces et de pouvoir de certains Etats. Le travail d’Amnesty ne se limitait pas à réagir : dans la mesure du possible, l’organisation essayait de prévenir en alertant l’opinion et les gouvernements à ne pas mettre en danger les droits de tous sous prétexte de guerre contre le terrorisme.

Chaque semaine, toutes les sections d’Amnesty recevaient un bulletin d’information avec les derniers communiqués, les déclarations publiques, les documents et rapports à diffuser ainsi que des propositions d’actions. Et cela continue !

Dès le 4 octobre, le premier rapport sur la crise et le 11 septembre sortait : « Les droits humains subissent dans le monde entier le contrecoup des attentats perpétrés aux Etats-Unis » (ACT 30/028/01). Le 9 octobre, un rapport sur l’Afghanistan et un autre sur l’Asie centrale étaient diffusés : « Afghanistan : protéger les civils et les réfugiés afghans », « Asie Centrale, rien ne justifie l’escalade des violations des droits humains »

De par le monde, des manifestations lancées à l’initiative d’Amnesty rappelaient son message : Justice, pas vengeance.

Sur les dérives sécuritaires dans le monde, thème du dossier de ce magazine, voici une partie des documents publiés par Amnesty :

- « Les droits humains en danger. Préoccupations d’Amnesty International concernant les lois et les mesures relatives à la sécurité. » (ACT 30/001).
- « La peur ne doit pas l’emporter dans l’Union européenne » (IOR 61/003/01)
- « Des personnes arrêtées à la suite des attentats du 11 septembre sont privées de leurs droits fondamentaux » (AMR 51/045/02)
- « Etats-Unis : Note à l’intention du ministre de la Justice. Préoccupations d’Amnesty International relatives aux enquêtes menées à la suite des événements du 11 septembre(AMR 51/170/02) »
- « Royaume-Uni : Amnesty International est préoccupée par les arrestations réalisées aux termes de la nouvelle loi » (EUR 45/028/02).

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