Le droit à la sécurité est un droit fondamental et tous les États ont l’obligation d’assurer la protection de leurs citoyens et des personnes qui résident sur leur territoire. Cela fait de nombreuses années que des États démocratiques - et moins démocratiques - développent un arsenal de mesures juridiques et policières pour lutter contre les attentats terroristes qui ont pour cible la population civile. Dans ce contexte, les événements dramatiques du 11 septembre 2001 aux États-Unis ont eu des conséquences néfastes sur le plan du respect des droits fondamentaux et de l’éradication de la torture et des traitements cruels, inhumains et dégradants. En effet, la relation privilégiée existant entre les États-Unis et l’Union européenne sur le plan politique et économique a favorisé un investissement majeur en ressources humaines et financières pour la lutte antiterroriste, devenue ainsi la priorité mondiale numéro 1. Le drame, c’est que l’Union européenne n’a pas été capable d’imposer les valeurs fondamentales relatives aux droits humains qui semblaient être l’essence même de nos États. Cette formation vous propose de faire le point sur cette problématique.
OBJECTIFS
Comprendre les enjeux de la lutte antiterroriste dans notre vie quotidienne, comme citoyen-ne et comme militant-e en faveur des droits fondamentaux
Avoir des éléments pour réaffirmer le droit à l’intégrité physique et mentale tout en exigeant de l’État qu’il prenne des mesures appropriées pour lutter contre les attentats terroristes
CONTENU DE LA FORMATION
Définition du contexte et du lien entre le terrorisme et certaines violations des droits humains commises par les États
Illustration des tentatives des États de contourner l’interdiction de la torture
Aperçu des mesures prises au niveau international pour lutter contre les dérives de la lutte antiterroriste. Ex. : rôle du Comité contre le terrorisme du Conseil de sécurité des Nations unies
Examen du cadre européen : influence des décisions cadre et de la politique préventive et pénale de l’Union européenne
Belgique : état de la législation antiterroriste, responsabilité du Parquet fédéral. Quels sont les contre-pouvoirs ?
Présentation du travail d’Amnesty sur cette thématique.
FORMATRICE
Montserrat Carreras, permanente responsable du programme Lobbying au sein d’AIBF.
CALENDRIER ET LIEU
Bruxelles : 19/3 de 9h à 13h à Amnesty, rue Berckmans n°9, 1060 Bruxelles.
PUBLIC
Ouvert à toutes et tous.
PRIX
Membres : 5 €
Non-membres : 8 €
Demandeurs d’emploi et étudiants : 6 €
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