Accueil du site > S’informer > Actualités > Vénézuéla. La liberté d’expression est en danger

Vénézuéla. La liberté d’expression est en danger

jeudi 10 mai 2007

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

AMR 53/003/2007

Les autorités vénézuéliennes doivent respecter la liberté d’expression, y compris celle de leurs opposants, a déclaré Amnesty International ce jeudi 10 mai 2007 en réaction à la fermeture éventuelle de Radio Caracas Televisión.

La station Radio Caracas Televisión risque d’être fermée en raison du non-renouvellement de ses droits de transmission.

Pour Amnesty International, il s’agit là de la dernière mesure en date de toute une série d’initiatives visant à réduire progressivement le droit à la liberté d’expression au Vénézuéla. Cette mesure intervient en effet après plusieurs menaces et attaques dirigées contre des journalistes, dont deux ont été assassinés au cours de l’année qui vient de s’écouler ; elle fait suite également à l’ouverture de poursuites judiciaires contre des membres des médias et à la promulgation de mesures législatives restreignant la liberté d’expression.

« La restriction de la liberté d’expression affecte l’exercice et la défense des droits humains tels que les droits à la vie, à l’éducation, à la santé, à l’intégrité physique, à un logement, à la liberté de réunion, droits qui sont tous protégés par la Constitution vénézuélienne. Sans liberté d’expression, il sera de plus en plus difficile pour les habitants du Vénézuéla de dénoncer les violations, d’obtenir réparation et de participer à l’élaboration de projets dans les secteurs qui comptent pour le pays, a déclaré Amnesty International.

« Les médias doivent se faire l’écho des opinions et des points de vue des uns et des autres sur les réalités et les problèmes que rencontre la population. Lorsqu’un gouvernement restreint cette liberté, il porte atteinte à l’une des pierres angulaires de la société.

« Il est impératif que les autorités vénézuéliennes protègent le droit à la liberté d’expression, en particulier en période de clivage politique, et qu’elles fassent clairement savoir qu’elles rejettent les attaques contre les journalistes en ouvrant des enquêtes sur toute agression de ce type. « Les grands défis du XXIe siècle, à savoir la fin de la pauvreté et de la marginalisation ou la mise en place de conditions de sécurité pour tous, exigent des dirigeants qu’ils prennent des initiatives fédératrices se fondant sur le respect des droits fondamentaux et qu’ils se préoccupent du bien-être de tous et de toutes. »

Complément d’information

Garanti par la Déclaration universelle des droits de l’homme (ONU) et par la Convention américaine relative aux droits de l’homme (OEA), le droit à la liberté d’expression « implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit » (article 19 de la DUDH).

Les principes sur la liberté d’expression de la Commission interaméricaine des droits de l’homme disposent que les États doivent s’abstenir d’exercer des pressions pour influencer les médias ou de porter atteinte au droit d’informer en toute indépendance.

Sans votre aide, nous ne pouvons rien. Faites un don. Maintenant!

1 Message

  • Vénézuéla. La liberté d’expression est en danger Le 29 juillet 2007 à 00:43 , par Cardamine

    Je suis très étonnée d’entendre parler de fermeture de la chaîne RCTV. En effet, celle-ci n’a simplement pas obtenu le renouvellement de sa concession en matière de fréquences hertziennes. Elle peut donc continuer à émettre par le satellite, le câble et Internet. Parler de fermeture est non seulement un raccourci erroné, mais sous-entend aussi qu’il y aurait eu usage de la force, emprisonnement de journalistes, etc., ce qui est faux.

    Cette décision du gouvernement vénézuélien est tout à fait légale et doit permettre la diversification du paysage audio-visuel, où les médias privés sont majoritaires. Il est d’autant plus choquant de voir RCTV présentée comme victime lorsque l’on sait que cette chaîne a soutenu le coup d’Etat de 2002 visant à renverser Hugo Chavez, président démocratiquement élu. La chaîne a également été condamnée plusieurs fois pour infractions aux lois télévisuelles et est connue pour avoir été jusqu’à diffuser des images subliminales anti-Chavez dans des émissions pour enfants...

    Ce communiqué de presse m’apparaît donc comme totalement déplacé et partial. Il s’inscrit dans l’actuelle campagne de désinformation et de propagande anti-Chavez dans laquelle Reporters Sans Frontières s’est particulièrement fait remarquer. Faut-il rappeler que cette organisation est entre autres financée par le gouvernement français et le National Endowment for Democracy (USA) et ne peut donc être qualifiée d’impartiale ?

    J’enjoins donc Amnesty à se renseigner davantage avant de publier ce genre d’informations et à être plus précise lorsqu’il est question de « longue série d’initiatives visant à réduire progressivement le droit à la liberté d’expression ». J’invite également l’association à se pencher sur la « Mission Robison », qui a permis d’éradiquer d’analphabétisme, et sur la création de télévisions communautaires au Vénézuéla. Ne s’agit-il pas là d’actions importantes EN FAVEUR de la liberté d’expression ? Amnesty ferait bien de parler de cela aussi.

    A lire :
    http://www.monde-diplomatique.fr/ca...
    http://www.acrimed.org/article2639.html
    http://www.voltairenet.org/article1...
    http://www.legrandsoir.info/article...

    A regarder absolument :
    http://video.google.com/videoplay?d...
    et
    http://video.google.com/videoplay?d...

    Répondre à ce message

Répondre à cet article

Focus

e-Boutique

A l'agenda

Vénézuéla. La liberté d’expression est en danger

« mai 2012 »
L M M J V S D
30 1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31 1 2 3
 

Pays par pays