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SRI LANKA : Amnesty International condamne les homicides commis sur la population civile

mardi 16 mai 2006

Index AI : ASA 37/014/2006

DÉCLARATION PUBLIQUE

Amnesty International s’inquiète du nombre croissant de civils tués alors qu’un conflit armé de faible intensité semble prendre de l’ampleur, en dépit d’un accord de cessez-le-feu conclu en 2002 entre le gouvernement du Sri Lanka et les Liberation Tigers of Tamil Eelam (LTTE, Tigres libérateurs de l’Eelam tamoul). Plus de 200 personnes, civiles pour la plupart, ont été tuées au cours du seul mois dernier et plus de 20 000 autres déplacées.

Amnesty International craint qu’une rupture de l’accord de cessez-le-feu et la reprise d’un conflit armé de grande ampleur n’ait des conséquences dévastatrices pour la population civile.

Au moins dix-huit civils auraient été tués dans le nord et l’est du Sri Lanka, au cours d’attaques séparées les 13 et 14 mai. Treize civils tamouls auraient été tués sur Kayts Island, un îlot au large de la côte nord-ouest de la péninsule de Jaffna, strictement contrôlée par la marine sri-lankaise qui possède une base importante dans la région. Le 13 mai, vers 20h30, des hommes armés non identifiés auraient pénétré dans la maison de Sellathurai Amalathas, à Allaipiddy, ouvrant le feu sur les occupants. Huit personnes ont été tuées, parmi lesquelles un bébé de quatre mois et un garçonnet de quatre ans, une autre personne est décédée à l’hôpital des suites de ses blessures. Lors d’une autre attaque le même soir, aux alentours de 22h30, des hommes armés non identifiés seraient entrés dans la maison de Murugesu Shanmugalingam, soixante-douze ans, à Puliyankoodal, également sur Kayts Island et l’auraient abattu ainsi que deux autres membres de sa famille. Dix commerces de Puliyankoodal auraient été incendiés. À Vangalady, des hommes armés auraient pénétré au domicile de Ratnam Senthuran, propriétaire d’une boutique de thé et l’auraient abattu. Des membres de sa famille ont également été blessés par balles avant de réussir à prendre la fuite.

Le gouvernement a condamné les homicides commis à Kayts Island et annoncé l’ouverture d’une enquête. Amnesty International salue le geste tout en constatant l’existence d’une politique gouvernementale quelque peu troublante, faite d’enquêtes incomplètes ou menées de manière inefficace, si bien que les auteurs de violences agissent généralement en toute impunité. Au regard du Pacte international relatif aux droits civils et politiques que le Sri Lanka a ratifié, le gouvernement doit mener des enquêtes indépendantes, impartiales et effectives sur tous les homicides ; les conclusions des enquêtes doivent être rendues publiques et les auteurs présumés de violences traduits en justice. Sans enquête ni poursuites effectives, le cycle des violences en représailles, grave source de péril pour les civils, risque de connaître une nouvelle escalade.

Les LTTE accusent la marine sri-lankaise d’être responsable des attaques sur Kayts Island, ce que nie la marine. Toutefois, Amnesty International a reçu un certain nombre d’informations crédibles laissant à penser que des personnels de la marine sri-lankaise et des cadres armés de l’Eelam People’s Democratic Party (EPDP, Parti démocratique du peuple d’Eelam), un parti politique tamoul opposé aux LTTE, étaient présents sur les lieux des crimes. Le gouvernement a, de son côté, suggéré que les LTTE avaient orchestré l’attaque afin de « détourner l’opinion internationale ». Quels que soient les responsables des attaques, le gouvernement sri-lankais a obligation, au regard du droit international, de prendre des mesures pour empêcher que de tels homicides ne se produisent, de traduire en justice les auteurs présumés de ces attaques et de faire en sorte que les familles des victimes puissent obtenir réparation.

Amnesty International appelle toutes les parties au conflit - notamment le gouvernement du Sri Lanka, les LTTE et autres groupes armés - à prendre toutes les mesures possibles pour éviter que des populations civiles ne soient touchées et pour respecter le droit international humanitaire, qui proscrit le meurtre et la violence dirigée contre des personnes ne prenant pas une part active aux hostilités.

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1 Message

  • Bonjour,

    Je souhaite simplement savoir pourquoi personne n’intervient ou parle de la situation des Tamoules au Sri lanka ???

    Car voici des exemples qu’on ne devrait pas laisser inaperçu !

    (Sur Tamoul.net)

    Massacre d’une famille à Vankalai (Mannar)

    Le vendredi 09 juin 2006, une famille entière a été massacrée de façon inhumaine par des soldats des forces armées sri lankaises, ceux même qui sont censés assurer la sécurité et l’ordre dans la région de Mannar, à Vankalai. On a retrouvé les quatre membres d’une même famille dans un bain de sang. Les victimes ont été identifiées comme étant Moorthy Martin (35 ans), Mary Medaline (27 ans) et leurs deux enfants Ann Luxica (9 ans) et Ann Nilxon (7 ans). Ils ont été abattus avec des baïonnettes en pleine nuit, les corps ont été retrouvés à l’aube. Des voisins affirment pouvoir identifier sans erreurs les auteurs de ce massacre. La veille, ces mêmes voisins ont vu entrer dans la maison des soldats, mais la peur de l’armée ajoutée à l’habitude des perquisitions nocturnes, ces voisins ne se sont pas plus inquiétés qu’à la normale.

    D’après les photographies qui nous sont parvenues des scènes du massacre, nous sommes en mesure d’assurer que le père et les deux enfants ont été pendus à la charpente de la maison et qu’ils ont été poignardés jusqu’à ce que la mort s’ensuive. La mère a sans doute été violée ou du moins a subi des sévices sexuels d’une extrême violence avant d’être poignardée elle aussi. Des préservatifs ont été retrouvés sur les lieux ainsi que des traces de bottes et des étoiles appartenant à des uniformes de soldats. Les photos du lieu de crimes parlent d’eux-mêmes, la violence subite par les victimes a été d’une extrême intensité.

    Posté le Dimanche 11 juin 2006 @ 12:34:03 par eelaval

    contribution de : eelaval

    Par pitié n’écrivez pas des articles en se basant uniquement sur les informations donné par le gouvernement Sri lankais car ce sont eux les responsables de ces massacres !

    Le gouvernement Sri lankais a longtemps menti ou accusé les tigres tamoules d’être les responsables des horreurs déroulant dans les villages Tamoules pour ne pas être « mal vue » pas la communauté internationale !

    Donc au nom des pauvres tamoules tués tout les jours au Sri lanka je vous demande de porter une attention particulière sur la situation au Sri lanka ! Et d’informer la communauté internationale uniquement si avez la version des reporters sur place et non du gouvernement !

    Je n’ai pas de leçons à vous donner car je n’ai aucunes connaissances en matière de journalisme mais je lis votre journal tous les jours et malheureusement je vois des informations émanent du gouvernement et non des reporters.

    PS : le monde entier ne sachant pas la vérité sur ce qui se passe dans ce pays pense que le gentil est le gouvernement et les méchants sont les rebelles tamoules alors que la vérité est tout autre. Les agissements du gouvernement peuvent être comparés celles de Milosevic ou de Saddam Hussein !!

    Merci pour votre attention.

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