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Maroc/Sahara occidental. Amnesty International demande la libération de prisonniers d’opinion condamnés pour « atteinte à la monarchie ».

lundi 16 juillet 2007, par Françoise Guillitte

Déclaration publique

MDE 29/009/2007

À la veille de l’examen de l’appel interjeté par cinq membres de l’Association marocaine des droits humains de leur condamnation pour « atteinte à la monarchie », Amnesty International demande aux autorités marocaines d’annuler les peines d’amende et d’emprisonnement imposées à ces personnes et d’autres, poursuivies pour les mêmes chefs d’inculpation.

Huit personnes, toutes membres de l’Association marocaine des droits humains (AMDH), purgent actuellement des peines de un à trois ans de prison après avoir été condamnées pour « atteinte à la monarchie » ; trois autres personnes ont été condamnées à de la prison avec sursis. Toutes ces personnes ont également été condamnées à de lourdes amendes.

Ces personnes auraient été condamnées pour avoir censément lancé des slogans critiquant la monarchie lors de manifestations et sit-in pacifiques. Amnesty International considère les huit personnes emprisonnées comme des prisonniers d’opinion, détenus pour leur seule participation à des manifestations pacifiques, au cours desquelles ils ont pacifiquement exprimé leur opinion.

Amnesty International constate aussi avec inquiétude que les sit-in organisés en solidarité avec des détenus ne sont pas autorisés, en violation du droit fondamental et universellement reconnu à la liberté d’expression et de réunion.

Ce 15 juin, les forces auxiliaires marocaines, un organe chargé de certaines tâches du maintien de l’ordre, a violemment dispersé un sit-in organisé par l’AMDH devant le Parlement à Rabat, en solidarité avec ses membres détenus, Juste avant le début du sit-in à 6 heures du soir, les forces auxiliaires ont encerclé les participants et ont commencé à les frapper à coups de matraque, sans donner d’avertissement ni d’ordre de dispersion avant d’avoir recours à la force. Quelque 30 participants ont été blessés, l’un d’entre eux ayant eu le poignet brisé et un autre le tympan percé.

Ce 10 juillet, les forces auxiliaires et la police ont empêché des personnes de rejoindre des sit-in organisés par les familles des détenus à Rabat. Les forces de sécurité ont bloqué l’accès à un premier sit-in vers 11 heures du matin devant le Parlement, et ordonné aux participants de se disperser. Les forces de sécurité ont également empêché l’accès à un second sit-in le même jour, à 3 heures de l’après-midi, devant le Comité consultatif marocain des droits de l’homme, mais certains participants ont pu par la suite présenter leurs requêtes à un représentant du Comité.

Amnesty International demande instamment aux autorités marocaines d’ouvrir une enquête approfondie, indépendante et impartiale sur le comportement des forces auxiliaires lors de la dispersion du sit-in du 15 juin, afin d’établir s’il a été fait un usage excessif de la force, et de rendre les conclusions de cette enquête publiques. Cette enquête doit aussi émettre des recommandations sur des mesures disciplinaires ou autres appropriées à l’encontre de tout représentant de l’État convaincu d’avoir eu un recours excessif à la force ou commis des violences ; il faut également octroyer des réparations aux personnes blessées et prendre des mesures pour empêcher le recours excessif à la force par les forces auxiliaires.

Amnesty International demande en outre aux autorités marocaines d’autoriser les manifestations pacifiques exprimant leur solidarité avec les huit prisonniers d’opinion, car il s’agit d’un exercice légitime du droit fondamental à la liberté d’expression et de réunion.

Contexte

Thami Khyati, Youssef Reggab, Oussama Ben Messaoud, Ahmed Al Kaateb et Rabii Raïssouni ont été arrêtés à Ksar El Kebir après avoir participé à des manifestations pacifiques le 1er mai 2007, et condamnés à trois ans d’emprisonnement et de lourdes amendes. Deux autres personnes, Mehdi Berbouchi et Abderrahim Karrad, ont également été arrêtées à Agadir pour les mêmes raisons ; leurs peines de deux ans de prison ont été confirmées en appel ce 26 juin.

Quatre autres personnes ont été condamnées pour « atteinte à la monarchie » après avoir participé à un sit-in pacifique ce 5 juin dans la ville de Beni Mellal, en solidarité avec les personnes citées ci-dessus. Mohamed Boughrine, un militant âgé de soixante-douze ans, a été condamné à un an d’emprisonnement, et trois autres personnes à des peines de prison avec sursis.

Tous les membres de l’AMDH ont été condamnés parce que des slogans critiquant la monarchie du pays avaient été lancés lors de manifestations. Ces dernières années, plusieurs personnes, dont des journalistes et des militants politiques, ont été poursuivis et dans certains cas condamnés à des peines de prison, après avoir pacifiquement exprimé leur opinion sur la monarchie, qui reste un sujet « tabou » dans de nombreux débats.

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1 Message

  • Maroc/Sahara occidental. Amnesty International demande la libération de prisonniers d’opinion condamnés pour « atteinte à la monarchie ». Le 21 juillet 2007 à 12:57 , par mourad degaulle alias kaddour errami refugié marocain en Algérie

    LETTRE D’ALGER

    Une fois de plus nos prémonitions et nos prédictions se sont avérées justes quand à l’avenir politique du Maroc.
    Durant les années 90 nous n’avions pas cessé de prévenir nos militants de gauches, qu’il faut continuer notre lutte jusqu’au bout, jusqu’à l’obtention réelle d’un Etat de droit. Un Etat de droit où la loi est reine et gouverne, où les pouvoirs sont indépendants, où la justice n’est pas aux ordres du roi, ou les libertés de l’homme sont respectées, notamment la liberté d’expression, qui est un droit élémentaire de la vie sociale et culturelle, et qu’il faut toujours se battre pour la faire respecter, la maintenir, la consolider et l’élargir.
    Nous avions demandé à nos camarades que la liberté s’arrache et ne se donne pas. Et qu’il ne faut pas se suffire aux solutions et compromis mutilés et partiaux. La liberté doit être entière et totale dans tous les domaines de la société.
    Nous avons démontré à nos camarades et par la parole et par mon article « À vos marques » qu’il faut se méfier de l’hirondelle qui ne fait pas le printemps, qu’il faut se méfier de ce roi despotique qui est plus dangereux que son père tyran. Car le tyran est rigide et risque de casser à tout moment, ce qui devait se passer à maintes reprises, si ce n’est la volonté du firmament qui a toujours été hélas de son côté. Par contre le despote est toujours flexible et asymptotique sans changer de structure.
    Nous vous avons expliqué que ce n’est pas le régime qui a cédé de son propre gré ces espaces de libertés qu’il a appelé d’une manière cocasse « alternance » et « réconciliation », mais c’est grâce aux militants fervents qui ont crié très fort et qui sont morts dans les prisons vers la fin des années 80.
    Malheureusement pour nous, des militants comptés sur la gauche marocaine, et qui ont perdu leur longue haleine, étaient à bout de leur souffle et se sont jetés entre les bras du régime que nous avons combattu. Ce pouvoir qui représente le modèle d’une société bloquée, bureaucratique, policière . Un régime moyenâgeux, archaïque, théocratique, tyrannique et criminel. Un régime de pulsions d’emprises : barbare et animal.
    C’est l’oppression qui est censée donner naissance à la liberté, et c’est bien la répression qui doit engendrer les droits de l’homme.
    Nos gauchos crédules n’ont même pas eu le temps d’analyser les propositions du régime, ni laisser le temps au temps, pour voir la réalité des choses. Ils ont joints leurs mains à celle du despote, et sont devenus des baisemains, pour dire au monde entier que le Maroc a changé, et qu’il y a une nouvelle ère de démocratie, et tout cela pour que le roi leur jette des nonos, ce qui prouve qu’ils n’étaient que des va-nu-pieds et des flagorneurs au détriment du peuple marocain.
    Ces gens ont joué un rôle dangereux contre le peule marocain. Ils ont rendu la virginité politique au régime tortionnaire marocain, malgré que celui-ci a toujours continué et pendant ces mêmes périodes et jusqu’à aujourd’hui à martyriser le peuple marocain, toute tendance confondue, car les droits de l’homme restent toujours les droits de l’homme, qu’il soit marxiste, maoïste, islamiste, démocrate, anarchiste, mécréant, homosexuel…etc. le régime a toujours continué la même politique de menace et de harcèlement et de torture au nom de la lutte contre le terrorisme, tout en exerçant sur nous, les gauchos le terrorisme intellectuel .
    Ces « vendus » devenus des sicaires ont touché de gros pots de vin, ils sont devenus des nababs de la nouvelle ère. Une nouvelle ère ou le dealer se confond avec le politique tel que A.HERZENI.
    Un grand socialiste a permis la suspension de trois journaux indépendants, et a déployé un code de la constitution dont il a été victime lui-même.
    Et il a quitté la scène politique par la petite porte comme un caniche.
    Un autre a accepté de jouer le rôle d’arbitre entre les victimes des années de plombs, sans avis ni aval du peuple marocain victime et trahi dans ses libertés depuis l’indépendance.
    Et la première chose qu’il a déclarée, c’est que les instances et les associations des droits de l’homme sont des mafias, et qu’il n’existe pas de prisons secrètes au maroc. Et son rapport était fait d’une manière qui n’implique personne, ni le roi, ni ses vassaux, ni ses chiens de garde impliqués dans des crimes politiques flagrants dont celui de Mehdi BENBARKA.
    Il s’est accaparé avec ses complices de la dilapidation du budget de la réconciliation que devaient toucher ces gueux marocains qui ont été dépourvus de leur bien durant des décennies auparavant.
    Il est devenu très très riche ce qui lui permettait de passer « un siècle » dans un hôtel de luxe à Paris, grâce l’argent du peuple.
    Et comme la nature n’est pas injuste comme l’homme, il a quitté très rapidement ce monde, laissant derrière lui ce prestige régal et cette fortune qui ne lui appartient pas.
    Dieu ne lui pardonne pas.
    Pendant ce temps là, ceux quoi sont censés défendre les valeurs de la liberté se sont penchés sur la curée pour tirer profit du butin largué par ce despote. Entre temps, celui-ci a placé ses aphidés, des médiocres soumis à sa politique dans différents postes et a entériné sa nouvelle politique de médiocratie :
    Il a massacré des centaines de marocains arbitrairement au nom de la lutte contre le terrorisme.
    Il a crée de nouveaux lieux de détention arbitraire à travers le Maroc.
    Il a dépouillé des grandes familles de leur bien.
    Il a exercé sur la populace l’autisme et le mutisme, qui ne fait que suivre le régime dans ses festivités : quand le despote est en fête elle l’est aussi, quand il est triste elle l’est aussi… rien n’est authentique, sa vie dépend de celle du despote.
    Il a arrêté un grand journaliste indépendant et l’a privé d’exercer son métier.
    Il a massacré des manifestants sahraouis à plusieurs reprises sans état d’âme.

    Et pendant ce temps là, où étaient-ceux qui devaient garder « le temple de la liberté » ?
    Ils étaient occupés par les invitations à travers le monde pour mentir et dire que le Maroc vit une démocratie réelle, plus que « les ricains » et les « francs ».
    Aujourd’hui, le pouvoir est plus féroce qu’avant, plus difficile à combattre puisqu’ il a su tirer le tapis au dessous des pieds de tous les partis politiques qui sont devenus de simples spectateurs et non des dépôts de loi qui doivent limiter le pouvoir du roi.
    Aujourd’hui, les procès contre « les manifestants du premier mai » ont mis en relief la soumission de la justice au roi. Le roi a emprisonné ces syndicalistes au cours des manifestations du premier mai 2007, au nom de « la sacralité du roi », de la même manière qu’il l’a utilisé contre de Ali LMRABET, article que nous avons toujours combattu par le passé. Cette invention crée par les androlâtres de l’ancien régime et qui nous fait retourner à l’âge de la pierre, où l’homme vénérait tout, même sa race humaine.
    Il n’ y a que l’homme qui est sacré dans ce monde.
    Le régime a osé une fois de plus, utiliser la force et l’hostilité contre des manifestants de droits de l’homme en la personne de KHADIJA RYADI présidente de l’AMDH et ses acolytes, ainsi que d’autres personnalités militantes .
    Et par ironie du sort, le forfait a été accompli par un ex tortionnaire de « tazmamart » qui figure parmi les têtes demandées pour réédition et jugement à l’intérieur et à l’extérieur du Maroc par des victimes des années de plomb. Ceci démontre bien comme il faut, qu’il ne doit pas y avoir d’ impunité pour toute personne commettant des abus de pouvoirs, les tortionnaires d’hier d’aujourd’hui et de demain, voir les laisser au centre du pouvoir après ce qu’on s’amuse à appeler « réconciliation ».
    A tous ceux qui veulent ignorer les violations graves des droits de l’homme et de l’expression libre perpétrées par le roi du Maroc, nous vous rappelons les mots d’ALBERT CAMUS :
    « Maintenant il n’ y a plus d’aveugle, de sourds et de muets, mais seulement des complices. »
    Quand la prison devient un honneur c’est que le roi s’est perverti.
    C’est dans les combats menés que se trouvent les conditions du succès de demain. Il faut se battre même si le combat est inégale et semble perdu d’avance, car il vaut mieux perdre en se battant, que perdre sans se battre.

    Fait à ALGER 30 juin 2007

    MOURAD DEGAULLE
    Alias
    KADDOUR ERRAMI
    Ecrivain journaliste freelancer
    Réfugié marocain en Algérie
    degaulle10 hotmail.com

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