Accueil du site > S’informer > Actualités > Espagne. L’utilisation d’un système de vidéosurveillance constitue une (...)

Espagne. L’utilisation d’un système de vidéosurveillance constitue une première étape pour lutter contre l’impunité policière

mardi 17 avril 2007

Déclaration publique

EUR 41/002/2007

Amnesty International se félicite de ce que le gouvernement autonome de Catalogne ait décidé d’avoir recours à l’utilisation de caméras CCTV (système de télévision en circuit fermé) pour enquêter sur les plaintes pour mauvais traitements déposées contre cinq membres de la police autonome de Catalogne (Mossos d’Esquadra) par deux personnes placées en garde à vue au poste de police du quartier Les Corts à Barcelone. Des images provenant de caméras CCTV placées dans le poste de police ont apporté la preuve des mauvais traitements infligés à ces deux personnes. L’organisation considère que l’introduction de systèmes de télévision CCTV constitue une première étape décisive pour lutter contre l’impunité de la police en cas d’actes de torture et de mauvais traitements, et elle demande au gouvernement autonome de Catalogne et au gouvernement espagnol d’installer de tels dispositifs dans tous les postes de police. L’installation de telles caméras devrait concerner également les personnes détenues au secret.

Amnesty International a exprimé à maintes occasions sa préoccupation face aux informations faisant état d’actes de torture et de mauvais traitements imputables à des membres des services et des forces de sécurité. Elle n’a cessé d’appuyer les recommandations d’instances internationales telles que le Comité contre la torture et le rapporteur spécial des Nations unies, et le Comité européen pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants (CPT), qui préconisent l’utilisation systématique de systèmes de surveillance audiovisuels pendant les séances d’interrogatoire, afin de protéger les droits des détenus mais aussi d’empêcher les accusations mensongères contre des responsables de l’application de la loi. Cet équipement devrait tout particulièrement être utilisé en cas de détention au secret, en attendant que ce type d’incarcération soit aboli.

Au cours des dernières années, Amnesty International n’a cessé d’exprimer son inquiétude face à l’absence de procédures et de mécanismes efficaces, indépendants et impartiaux permettant que les allégations de torture et de mauvais traitements visant des membres des forces de l’ordre puissent faire l’objet sans délai d’enquêtes équitables et exhaustives.

L’organisation se félicite également de l’annonce par le gouvernement autonome de Catalogne de la création d’une Commission d’éthique de la police et invite les autorités régionales à consulter tous les représentants de la société civile sur le rôle, le champ d’action et les pouvoirs que devrait avoir une telle commission.

Complément d’information

Selon les informations transmises aux médias par le gouvernement autonome de Catalogne, en mars et en avril 2007, deux personnes qui avaient été arrêtées ont été maltraitées alors qu’elles étaient en garde à vue au commissariat du quartier Les Corts à Barcelone.

Selon ces informations, le 31 mars 2007, quatre agents des forces de l’ordre (dont deux étaient en formation) ont insulté et frappé à coups de poing et de pied un homme qui venait d’être arrêté.

Le 5 avril 2007, c’est une femme en garde à vue qui a reçu deux coups de poing d’un policier alors qu’elle portait des menottes.

Les policiers ont été suspendus de leurs fonctions, sans rémunération. L’ouverture de l’enquête a été décidée à l’issue du visionnement des images prises par des caméras CCTV qui avaient été installées dans le poste de police après que plusieurs détenus se soient plaints d’avoir été maltraités.

Sans votre aide, nous ne pouvons rien. Faites un don. Maintenant!

3 Messages de forum

  • Les exactions des policiers d’operette catalans, mossos d’esquadra, sont bien connues : tortures et vexations, sans compter les arresations violentes, en particulier lorsqu’il s’agit de ressortissants français ou d’arabes...
    De nombreux membres de ce corps de police non reeconnu par interpol ni europol sont adhérents à l’extrème droite (Barcelone est une des plus importantes capitales en Europe des groupes mafieux, sectaires, extrémistes et terroristes)... pourquoi dans l’affaire du Ravall les mOssos impliqués n’ont-ils jamais été inquiétés ?

    Faits divers
    Une touriste française accuse la police catalane de racket et menaces
    Jeudi 24.7.2008. 05:00h

    Une étrange affaire survenue dans l’agglomération Puigcerdà-Bourg-Madame, relatée par le groupe Midi Libre, hier, mercredi 23 juillet. Une touriste originaire de Valenciennes, Mme Hélène Dupoisson, accuse une patrouille de la police catalane, les Mossos d’esquadra, de racket et de menace avec arme sur le territoire français, lors d’une arrestation dont elle aurait fait l’objet en l’absence d’infraction, le jeudi 18 juillet vers 21h sur la zone tampon où l’Espagne s’achève et où commence la France. Si, côté-français, la dame a porté plainte auprès de la Gendarmerie, les Mossos d’esquadra donnent une tout autre version des faits : la conductrice, coupable du franchissement d’une ligne blanche, aurait commis un délit de fuite lors de son arrestation, obligeant les policiers catalans à la poursuivre 4 mètres après la frontière française, avant de la ramener côté espagnol et de la sanctionner par une forte amende. Le corps policier catalan nie avoir braqué une arme sur la contrevenante, qui prétend le contraire. Entre incompréhension et mauvaise foi, le seul fait litigieux porte sur le franchissement de la frontière, autorisé par les accords de Schengen, mais dans des règles précises difficilement maîtrisables en cas d’emportement .

    Répondre à ce message

  • Bravo merci pour le courage des centaines de militants politiques non conventionnels, d’arabes et d’africains ayant commis le délit de sale gueule vous remercient de ce rapport qui met les choses au clair : Ces policiers ne devraient même pas exister !!!

    Répondre à ce message

  • La vidéosurveillance serait utile ? Le 27 août 2008 à 18:22 , par www.CISDEC.com

    Bonsoir,
    en tant que directeur commercial de http://www.cisdec.com , spécialistes en vidéo surveillance ip sur Paris et l’Ile de France, nous sommes heureux que d’autres que nous présentent les applications légales qui peuvent être faites de la vidéosurveillance.

    Nous ne désirons pas faire de récupération sordide, surtout face à ce genre d’actes criminels odieux, ni jeter non plus l’opprobre sur des forces de l’ordre extrêmement majoritairement irréprochables.

    Cependant, c’est plus l’intentionnalité que l’outil qui sont critiquables, et certains outils modernes, comme le passage à la video surveillance ip, cad traitée numériquement et consultable par internet, permettent aussi d’assurer un meilleur contrôle démocratique des libertés fondamentales, en listant toutes les actions faites. Le surveillant peut donc être surveillé. Pour autant, il faut accepter de rentrer dans la technique au lieu de se complaire dans la dénonciation facile.

    Voilà, nous essayons de faire progresser le débat de notre côté, sans qu’il soit réellement possible de prendre langue avec de vrais opposants avec un discours structuré et de bons arguments, tant ils sont craintifs. D’où des collègues discrets et surement aigris de gérer des réactions excitées.

    Bien cordialement,
    Emmanuel Reynaud
    http://www.cisdec.com
    emmanuel.reynaud cisdec.com

    Répondre à ce message

Répondre à cet article

Focus

e-Boutique

A l'agenda

Espagne. L’utilisation d’un système de vidéosurveillance constitue une première étape pour lutter contre l’impunité policière

« mai 2012 »
L M M J V S D
30 1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31 1 2 3
 

Mots-clés

Pays par pays