Index AI : POL 30/036/2003 ÉFAI
Mardi 9 décembre 2003
L’exécution de neuf militants ogoni au Nigéria et les agissements de certaines compagnies de sécurité privées en Colombie ont convaincu les géants pétroliers Shell et BP d’accorder davantage d’attention aux préoccupations en matière de droits humains. L’existence prouvée de liens entre les diamants de Sierra Leone et le Front révolutionnaire uni, groupe armé d’opposition hautement critiquable dont la tactique de terreur consistait à mutiler en les amputant les populations civiles, a conduit l’industrie du diamant à instaurer un régime de certification internationale permettant d’éliminer les diamants provenant des zones de conflit. Les compagnies accusées de tirer profit du système des sweatshops ont été contraintes de revoir leur politique en matière de droits humains.
Il y a dix ans, il était difficile d’obtenir des entreprises qu’elles
tiennent compte dans leur activité des préoccupations concernant les droits
humains. Les choses sont en train de changer. L’attention dont font l’objet
les multinationales ont conduit les entreprises à adopter des codes de
conduite ; mille cent entreprises participent au Pacte mondial des Nations
unies ou Global Compact (normes des Nations unies relatives aux entreprises
et aux droits humains). Néanmoins, il reste encore beaucoup à faire. Selon
un sondage, seules quarante grandes entreprises ont inclus de façon
explicite les droits humains dans leur politique d’entreprise et de nombreux
codes sont encore vagues et insuffisants, a déclaré Irene Khan ce mardi 9
décembre, dans un article consultable sur le site http://news.amnesty.org




