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Algérie. En condamnant un avocat spécialisé dans la défense des droits humains le pays manque à ses engagements

lundi 14 avril 2008, par Françoise Guillitte

DÉCLARATION PUBLIQUE

MDE 28/002/2008

Amnesty International déplore qu’Amine Sidhoum, avocat et défenseur des droits humains renommé, ait été reconnu coupable, le 13 avril 2008, d’avoir jeté le discrédit sur la justice algérienne. Le tribunal de Sidi M’hamed à Alger l’a condamné à une peine de six mois d’emprisonnement avec sursis ainsi qu’à une amende de 20 000 dinars (environ 200 euros).

Accusé d’avoir jeté le discrédit sur la justice en critiquant publiquement le fait qu’un de ses clients avait été détenu sans être jugé pendant plus de deux ans et demi, Amine Sidhoum a été jugé le 30 mars 2008. Il avait été inculpé en 2006, à l’initiative du Service des droits de l’homme du ministère algérien de la Justice, sur la base de propos qui lui étaient attribués dans une interview accordée à un journal en 2004.

Amnesty International pense que les poursuites engagées contre Amine Sidhoum peuvent avoir eu pour objectif de les dissuader, lui et les autres défenseurs des droits humains, de poursuivre leurs activités en faveur des droits fondamentaux. Amine Sidhoum, l’un des rares avocats algériens prêts à dénoncer les violations du droit national et international perpétrées par les autorités algériennes, a été harcelé à maintes reprises depuis 2006.

La condamnation d’Amine Sidhoum coïncide avec l’examen, à Genève, ce mercredi 14 avril, de la situation des droits humains en Algérie, par un groupe de travail du Conseil des droits de l’homme, dans le cadre de l’Examen périodique universel (EPU) mis en place par cette instance des Nations unies. Les autorités algériennes indiquent dans le rapport qu’elles ont remis à l’ONU, que celui-ci a été rédigé après consultation de la société civile algérienne. Les manœuvres d’intimidation et de harcèlement auxquelles les autorités soumettent les défenseurs des droits humains algériens qui s’inquiètent ouvertement des violations commises dans le pays remettent cependant en question la nature et l’ampleur de cette consultation. Harcèlement et intimidation se poursuivent bien que les autorités fassent référence dans leur rapport (paragraphe 27) au droit, garanti par la Constitution algérienne, des individus et des groupes à défendre les droits humains.

Parmi les sujets d’inquiétude qu’Amnesty International soulève dans le rapport qu’elle a rédigé pour l’EPU, figure l’utilisation des procès en diffamation à l’encontre de ceux qui critiquent les autorités ou leur politique, tels que les avocats spécialisés dans les droits humains, comme Amine Sidhoum, et les journalistes travaillant pour les médias indépendants.

Amine Sidhoum a assuré la défense de plusieurs personnes poursuivies dans des affaires liées au terrorisme, en dénonçant les violations des droits humains dont font l’objet ces suspects. Il a souligné en particulier le fait que ces personnes étaient systématiquement détenues au secret ; qu’elles étaient soumises à la torture et à d’autres mauvais traitements ; qu’elles étaient privées des droits qui auraient dû être les leurs dans le cadre d’un procès équitable ; et que les autorités judiciaires n’enquêtaient jamais sur les allégations de torture et de mauvais traitements. L’avocat a apporté son aide à SOS Disparu(e)s, organisation non gouvernementale militant en faveur du droit à la vérité et à la justice des proches des milliers de personnes victimes d’une disparition forcée aux mains des forces de sécurité pendant le conflit interne des années 90, dont on ignore toujours le sort.

Ce n’est pas la première fois qu’Amine Sidhoum fait l’objet de harcèlement judiciaire. En août 2006, en application de lois régissant l’organisation et la sécurité carcérales, il a été accusé avec l’avocat Hassiba Boumerdesi d’avoir fait passer des objets interdits à des prisonniers, en particulier d’avoir donné plusieurs de ses cartes de visite avec ses coordonnées à un client en détention. Les deux avocats ont été acquittés par un tribunal d’Alger en mars 2007.

D’autres défenseurs des droits humains ont été poursuivis pour avoir pris position publiquement sur des questions relevant des droits humains. Le 26 mars 2008, Louisa Saker, dont l’époux, Salah Saker, enseignant, a été victime d’une disparition forcée après avoir été arrêté par des agents de l’État en 1994, a été reconnue coupable d’avoir organisé une manifestation non autorisée. Elle a été condamnée à une amende de 20 000 dinars (environ 200 euros). Ces accusations étaient liées à sa participation en 2004 à une manifestation pacifique organisée par des familles de victimes de disparition forcée. Après la manifestation, Louisa Saker avait été arrêtée et rouée de coups par la police et avait dû signer une déclaration dans laquelle elle s’engageait à ne plus jamais participer à des mouvements de protestation semblables.

Complément d’information

Les années de conflit violent, qui ont fait jusqu’à 200 000 victimes, ont eu d’importantes répercussions sur le travail des défenseurs des droits humains en Algérie. Ils se sont heurtés à de grandes difficultés pour mener leurs activités. Aujourd’hui, rares sont les avocats à défendre ouvertement les droits des détenus dans les dossiers politiques sensibles comme les affaires liées au terrorisme.

Ces dernières années, le gouvernement algérien a durci les lois sur la liberté d’expression. Les modifications apportées au Code pénal depuis 2001 ont rendu plus difficile le travail des journalistes et des défenseurs des droits humains comme Amine Sidhoum. Amine Sidhoum a été inculpé aux termes des articles 144 bis1, 146 et 147 du Code pénal. Les articles 144 bis1 et 146 sont venus modifier le Code pénal en 2001, aux termes de la Loi n°01-09 du 26 juin 2001, qui renforçait les sanctions pour diffamation et restreignait la liberté d’expression en Algérie.

Les menaces à la liberté d’expression dans le pays se sont accrues avec l’adoption des décrets présidentiels d’application de la « Charte pour la paix et la réconciliation nationale » en février 2006. L’article 46 du décret d’application de la Charte pris le 28 février 2006, qui prévoit une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement – ou jusqu’à dix ans en cas de récidive – contre ceux qui critiquent publiquement la conduite d’agents de l’État, menace directement toute personne voulant rendre publiques des informations sur des violations des droits humains ou lancer un débat à ce sujet. À la connaissance d’Amnesty International, cette disposition n’a pas encore été appliquée, mais Amine Sidhoum a indiqué qu’en mai 2006 un représentant du gouvernement algérien avait tenté de le dissuader d’évoquer la situation des droits humains en Algérie lors de la 39e session de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples à Banjul, en Gambie, en le menaçant d’une condamnation à cinq ans d’emprisonnement s’il s’aventurait à exprimer ses préoccupations à ce sujet.

Le Comité des droits humains des Nations unies a examiné récemment la situation de l’Algérie et a recommandé en novembre 2007 que l’article 46 du décret d’application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale soit abrogé. Le Comité s’est dit préoccupé par le fait que certaines dispositions de la Loi n° 01-09 du 26 juin 2001 menaçaient le droit fondamental à la liberté d’expression. Il a recommandé que la législation algérienne soit modifiée afin que la diffamation ne constitue plus une infraction pénale, et il a exprimé son inquiétude face aux informations faisant état d’actes d’intimidation et de harcèlement à l’encontre des défenseurs des droits humains en Algérie.

Pour plus d’informations sur les préoccupations récentes au sujet des droits humains en Algérie, veuillez consulter le document Amnesty International’s Submission to the UN Universal Periodic Review on Algeria (index AI : MDE 28/021/2007), publié le 28 novembre 2008 et disponible sur le site de l’organisation, à l’adresse suivante : http://www.amnesty.org/en/library/info/MDE28/021/2007/en

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2 Messages de forum

  • Algérie. En condamnant un avocat spécialisé dans la défense des droits humains le pays manque à ses engagements Le 13 septembre 2008 à 03:09 , par HOUARI Kaddour president du conseil national de sante publique /snapap

    Demande d’orientation et conseil

    enfin j ai un problème au niveau du conseil d’état de l’algerie

    bref après revocaton de ma fonction au niveau du secteur santé ouled fares wilaya de chlef pour motif abondement de poste malgre c est pas la veriter

    alors je fe recours au niveau commission de la wilaya de chlef mais la commission de recours n a pas trancher sur mon dossier pour motif j ai pas passer devant la commission displinaire du secteur sanitaire ouled fares mais le directeur n’ a pas voulu de l’inviter

    alors je fait un recours au niveau de la chambre administrative de chlef .

    sa décision est annulation de révocation et retourne a mon poste.

    Mais le directeurs du secteur sanitaire a fait un recours au niveau du conseil d’état après 9mois a rendu le décision par annulation la décision de la chambre administrative de chlef

    maîtres

    Le conseil d état na pas pris en comptes

    Je suis un cadre syndical et la loi90/14 sur l’exercice activités syndical est surtout le chapitre la protection du art 53jusqu a art 57.

    j étais détacher avant je rendre a mon secteur après terminer mon mandat de détachement .

    le directeur du secteur a me fe une mutation arbitraire dans un centre lointaine malgré j étais avant détachement au service churgie
    alors il ma muter sans que je passer par la commission displinaire ou avis du commission personnels ce qui contraire au décret 85/59 du 25.3.1985 portant statue type des personnels administrative. art 120 et meme temps cette mutation c est une entrave syndicale autant que je suis president du conseil national de sante publique /snapap

    Puis il ma envoyer 2 deux mise en demeure mais la deuxième mise en demeure avant même que je la reçois a fe une décision de révocation

    Alors le conseil d état a oublier
    la loi 90/14 portant activités d exercices syndicales

    la convention international 135 sur la protection du cadres syndicales que l algerie a ratiffier en 2006

    et même le conseil d’etat n a pas pris en en compte le décret 85/59 du 25.3.1985 portant statue type des personnels administrative en particuliers art 130
    mais le conseil d etat a pris compte art 136 décret 85/59 du 25.3.1985 portant statue type des personnels administrative mais art 136 ne me concerne pas si en prend du art 132 jusqu a 135

    Maître

    Pardonne moi de demander un aide juridique pour m’oriente par ce que je veux pas baisser le bras tant que mon droit est toujours confisquer et je crois toujours qu il faut un etat de droit en algerie

    Alors maître que je doit faire pour que le conseil d’état regarde une deuxième fois sur mon cas .

    Est ce que il y a une d’autre méthode ....etc.

    est ce que il y a un recours international a part le B.I.que je doit envoyer mon affaire en tant cadre syndicale du snapap

    stp si tu a une orientation n hisister pas de l’orienter

    voila mon e mail

    algeriesnapap yahoo.fr

    portable 213.771.52.61.91

    HOUARI KADDOUR president du conseil national de sante publique snapap

    SALUTATION MAITRE

    Répondre à ce message

  • Algérie. En condamnant un avocat spécialisé dans la défense des droits humains le pays manque à ses engagements Le 22 septembre 2008 à 01:54 , par Mr HOUARI Kaddour president du conseil national de sante publique

    Le Conseil National de Sante Publique /SNAPAP sous la presidence Mr HOUARI Kaddour ,informe et declare au pouvoir algerien et aux les institutions international ( B.I.T,droit de lhomme ,ONU....etc)
    de nombreuses violations du droit syndical en Algérie
    Dans un contexte de libéralisation économique accrue, la situation sociale en Algérie est extrêmement préoccupante.
    Les émeutes parties de ( chlef ,berriane,gudyel,tiaret,... ) et qui se sont étendues à de nombreuses régions du pays en sont une tragique preuve. La multiplication des mouvements sociaux depuis plus de 04 ans est le signe révélateur de la dégradation des conditions économiques et sociales due en grande partie à l’application brutale des programmes de libéralisation et notamment des programmes d’ajustement structurels au milieu des années 90. Le chômage est endémique +36%, la pénurie de logements est criante, l’immense majorité des Algériens voit ses conditions d’existence se dégrader sans espoir ou perspective d’amélioration ( 42% des algeriennes veut tenter une emmigration meme clandestine ). Les droits économiques et sociaux de la population sont bafoués. Pourtant, le prix du baril de petrole elle est a 139 dollars alors le pouvoir toujours parle sur les difficultés économiques mais malhereusement le pouvoir algerien ne peuvent en aucun cas servir de ces prétexte ( les difficultés économiques ) pour ne pas remplir ses obligations en matière sociale.
    Les émeutes de ces derniers mois sont le signe que les canaux et moyens d’expression organisés, institutionnels et pacifiques (associations, partis, syndicats) sont soit inexistants soit tout simplement empêchés. La rue, avec son cortège de débordements, de dérives, voire de violences, devient le seul espace d’expression du ras-le-bol de la société devant des situations intolérables de paupérisation et d’injustice.
    En effet, les libertés syndicales, pourtant garantie par les instruments internationaux ratifiés par l’Algérie, notamment le Pacte international sur les droits civils et politiques, le Pacte international sur les droits économiques, sociaux et culturels, ainsi que les Conventions de l’Organisation Internationale du Travail sont régulièrement violées. Harcèlement, interdiction de tenue de réunions, entraves à l’enregistrement de syndicats, pressions, violences policières à l’encontre de syndicalistes ( cas du syndicat SNAPAP …)
    Alors que l’Algérie a connu une ouverture démocratique après les émeutes d’octobre 88, la décennie meurtrière ( plus 140000 mort )des années 90 a constitué une régression sociale et politique qui a dangereusement hypothéqué l’avenir. Le foisonnement associatif, le multipartisme, le débat public pacifique, la libre expression des médias écrits ont été systématiquement entravés par les autorités politiques qui, visiblement, n’ont pas totalement adhéré à l’idée de liberté et démocratie. Le pluralisme syndical conquis après une trentaine d’années de monolithisme a lui aussi été systématiquement remis en cause.
    Le Conseil National de Sante Publique /SNAPAP appelle les autorités algériennes à mettre fin au plus vite à toutes les violations des libertés syndicales dans le respect des instruments internationaux auxquels l’Algérie a souscrit.
    Le Conseil National de Sante Publique /SNAPAP demande également aux autorités de se conformer aux recommandations de l’OIT en matière de libertés syndicales en Algérie, et notamment : de faire bénéficier les syndicats autonomes de tous les avantages matériels et financiers que leur accorde la loi dans un esprit de transparence et d’équité avec l’UGTA, syndicat proche du pouvoir ; de considérer les syndicats autonomes comme de véritables partenaires sociaux ; et d’associer de façon effective les syndicats autonomes aux discussions à venir portant sur les réformes des lois sociales.

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