Coordination santé
Dernier ajout : 20 avril 2008.
Qui est concerné ?
Tous ceux qui de près ou de loin s’occupent de la santé des gens et des populations, ce qui dépasse de beaucoup les seuls médecins et infirmiers. Sont donc les bienvenus les kinés, dentistes, pharmaciens, techniciens de laboratoire ou de radiologie, prothésistes, opticiens, psychologues, aides soignants, logopédistes, puéricultrices, etc. Mais également les éducateurs en santé, les journalistes médicaux, les responsables et gestionnaires d’institutions de soins ou d’associations de malades, les bénévoles, fonctionnaires et coopérants du secteur, les visiteurs de prison et bien d’autres encore qui sont parfois les seuls à pouvoir informer et agir dans un domaine peu visible.
Que faisons nous ?
Nous appliquons la stratégie AI dans notre domaine d’activité en prenant position, non seulement à titre personnel, mais surtout professionnel pour la défense des droits humains (DH). Nous engageons nos connaissances, notre expérience et notre crédibilité dans l’analyse des cas qui font notre métier et dans l’appui aux demandes faites pour les résoudre. Voici quelques exemples où nous sommes régulièrement amenés à demander fermement aux autorités d’intervenir :
Des consœurs, des confrères et leurs familles sont menacés, harcelés ou tués pour avoir soigné, représenté ou simplement attiré l’attention sur le sort des victimes de violation des DH. Ces collègues valent plus que leur simple action et nous pouvons plus pour eux qu’une simple pensée transitoire. Ceux qui prennent en charge les victimes de tortures, de répression, les prostituées, les prisonniers, les séropositifs et d’une manière générale ceux qui dérangent, méritent plus que notre sympathie. Notre coordination ne laisse pas ces gens courageux se défendre seuls.
Des consoeurs et des confrères ont erronément jugé que leur compétence devait être mise au service de violation des DH. Discrimination dans l’accès aux soins, exécution de peines mutilantes (ou de mort), stérilisations forcées et même participation directe et active aux violations des DH les plus extrêmes comme la torture. Pourquoi et comment en sont-ils arrivés là ? Qui va les forcer à rendre des comptes ? Nous ne sommes ni juges ni policiers mais la sanction déontologique est clairement du ressort des pairs.
Des prisonniers, d’opinion ou de droit commun, sont ou tombent malades en détention et les soins dont ils ont besoin ne sont pas prodigués. Le refus de soins n’est pas une sanction pénale acceptable. La charge échoit à l’autorité de les assurer et c’est avec une régularité de métronome que nous devons le lui rappeler.
Comment le faisons nous ?
La stratégie AI a fait la preuve de son efficacité : intervention personnelle et directe par courrier, télécopie ou courriel auprès des responsables d’une situation intolérable. En pratique, la mise en œuvre se fait par un réseau de rédacteurs qui reçoivent le dossier du secrétariat international (SI) de Londres et qui, disposant du temps nécessaire, l’étudient et rédigent une lettre d’action qui est ensuite diffusée auprès des groupes de signataires qui n’ont qu’à y apposer cachet professionnel et signature, action minime certes, mais rapide et donc à portée du plus grand nombre des membres de notre communauté, généralement surmenés. Et le nombre de participants est clairement un des facteurs du succès de l’action.
Comment faire plus ?
Nombre de situations sur la planète nécessitent pour la pleine compréhension des enjeux et des risques en matière de santé et de DH un regard professionnel attentif et spécialisé. Les politiques de santé publique, l’orientation et le financement des recherches (ou leur absence), le marché des médicaments, les effets sanitaires de la mondialisation ou du réchauffement climatique, etc. Autant de dossiers moins en vue d’AI car concernant moins des individus que des populations, concernant moins des drames actuels que des menaces à venir. La coordination pense qu’une communauté santé / DH, même réduite, mais bien soudée peut aller de l’avant et apporter un plus au mouvement tout entier en s’attaquant elle-même au chantier. Ceci suppose bien sûr un groupe motivé, disposant de ressources en temps et compétences et qui s’investit fermement à long terme.
Souscrire à notre liste de diffusion où nous vous informons sur les actions AI mais aussi sur ce qui bouge en matière de santé et DH. Ceci ne fait que marquer votre intérêt personnel pour ce thème mais nous savons par expérience qu’il est difficile d’en rester là lorsqu’on a découvert l’ampleur du problème. Selon vos possibilités vous pouvez donc étendre votre soutien en choisissant l’une ou plusieurs des options suivantes :
Devenir signataire : vous participez comme professionnel de la santé au réseau d’action en signant des lettres ou courriels aux autorités partout sur la planète en demandant le respect des DH. Votre qualité de professionnel force ainsi plus facilement l’attention de vos correspondants.
Devenir rédacteur : vous recevez un dossier d’action (souvent en anglais) du SI et rédigez sur cette base une lettre (respectueuse mais ferme) destinée aux autorités interpellées par AI que vous diffusez ensuite aux signataires. La maîtrise des langues étrangères et des outils informatiques est clairement un avantage.
Devenir personne relais : vous transmettez régulièrement l’information dans votre milieu professionnel (entourage professionnel, GLEM, maison médicale, planning familial, hôpital, laboratoire, etc.) Nous avons des informations à diffuser, des réflexions à soumettre, des actions à proposer, des convictions à affirmer et vous en êtes le porte parole.
Devenir coordinateur : vous participez à la gestion de l’action et à la structure de la coordination, le dialogue avec le secrétariat national (SN) et avec les coordinations étrangères, l’orientation, l’encadrement et l’animation du mouvement s’ajoutent à vos préoccupations. Vous participez régulièrement aux réunions, préparez la réflexion, intervenez dans les échanges et prise de décision. Vous assumez l’organisation et le suivi d’une partie de l’action en liaison avec le reste de la coordination et le SN.
Devenir consultant : votre formation, votre expérience particulièrement riche dans votre domaine d’expertise donne à votre avis sur ces questions un poids qu’on ne peut ignorer. Il arrive (occasionnellement) qu’un tel avis soit nécessaire pour décider d’entreprendre une action. Vous prenez connaissance du dossier et formulez des recommandations solidement argumentées s’appuyant sur les meilleures données scientifiques.
Devenir chercheur : AI est une énorme organisation, elle couvre un nombre impressionnant de domaines mais ne sait pas tout faire. En particulier certains problèmes échappent facilement à toute surveillance dans le domaine de la santé. Vous prenez en charge le suivi d’un ou plusieurs de ces thèmes en lisant les publications générales et spécifiques, en surveillant les sites internet pertinents, en assistant aux conférences, en correspondant avec les personnes, institutions ou organisations intéressées, etc. Plus exigeant en temps et en régularité, ce travail vous apporte un réel plus sur le plan personnel et professionnel. Vous devenez la personne ressource d’AI sur le sujet, vous synthétisez et diffusez régulièrement vos analyses pour la coordination. Exemples de questions à couvrir : la participation médicale à la peine de mort, la médecine carcérale, les droits génésiques et leurs discriminations de genre, la pandémie de SIDA, le trafic de greffons, les effets sanitaires de la pauvreté et de la dégradation de l’environnement pour n’en citer que quelques-uns.
Devenir donateur : une forme de soutien très simple mais indirecte car la coordination santé ne collecte plus de fonds propres. Les dons sont donc adressés à AIBF qui redistribue (éventuellement) vers la coordination. Cela dit, une participation en nature nous intéresse. Certains périodiques couvrent des problématiques très particulières, de diffusion réduite ils sont plus coûteux. Notre liste d’attente vous tend les bras : vous payez l’abonnement en nous assurant l’accès régulier à des informations introuvables ailleurs.
Visitez notre blog

Suivez-nous sur Twitter
Publier une rubrique, les dernières nouvelles, les dernières actions,...