L’Histoire telle qu’elle se vit n’est pas un matériau neutre. Et l’Histoire telle qu’elle s’enseigne ne l’est pas davantage. Longtemps réservé aux élites, les conséquences d’un enseignement purement idéologique ne furent généralement que marginales. Les choses ont commencé à changer à la fin du XIXe siècle, lorsque les États modernes ont assis sur la « science historique » une
Posté le 1er février 2007
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« Ne nous y trompons pas : l’image que nous avons de nous-mêmes et celle que nous nous faisons des autres peuples de la Terre est étroitement associée à l’histoire qu’on nous a racontée quand nous étions enfants. Elle nous marque ainsi pour l’existence entière. » (Marc Ferro)
L’Unesco ne dit pas autre chose : « C’est bien l’enseignement et surtout celui de l’histoire qui aide l’enfant à se former u
Posté le 1er février 2007
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C’est une première. Jusqu’ici aucun État ne s’était entendu avec un autre pour écrire un livre scolaire commun. La France et l’Allemagne (qui se sont livré trois fois la guerre en moins de 150 ans) ont choisi d’offrir aux jeunes une vision croisée de l’histoire de leurs pays. « Parce qu’il n’existe pas de fatalité, que les antagonismes que l’on croyait inscrits dans le marbre ne sont pas étern
Posté le 1er février 2007
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Le conflit entre Israéliens et Palestiniens est avant tout celui de deux histoires. Ou plutôt de deux mémoires. Des mémoires spontanées. Mais aussi des mémoires institutionnelles, enseignées.
Le 13 septembre 1993, l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) et l’État d’Israël signaient à Washington une Declaration of Principles (DOP) négociée quelques mois auparavant en Norvège. Ces princi
Posté le 1er février 2007
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Que nous en disaient, qu’en disent nos manuels d’histoire ? Elles furent longtemps présentées comme une flamboyante épopée dans le but de « délivrer le tombeau du Christ à Jérusalem » alors aux mains des Turcs. Et l’on s’attardait généralement sur le courage et les souffrances des Croisés, seigneurs et paysans mêlés, parcourant l’Europe. On se réjouissait que ce soit un comte de Flandre et de Ha
Posté le 1er février 2007
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Après l’éclatement de l’ex-Yougoslavie, l’enseignement de l’histoire semble avoir fait l’objet des plus grands soins de la part des gouvernements des nouveaux pays indépendants. Mais comment ? Qu’il s’agisse de la Serbie, de la Croatie ou de la Bosnie-Herzégovine, une constante : les manuels s’attachent à effacer tout souvenir positif de la Yougoslavie et de la coexistence de
Posté le 1er février 2007
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En 2006, la mémoire de la Seconde Guerre mondiale fait presque l’unanimité et se focalise sur le souvenir de la déportation et de l’extermination de civils innocents. Cette focalisation, inscrite dans les programmes scolaires, est pourtant récente et répare des décennies de myopie ou d’indifférence quant à la spécificité de l’extermination, celle des génocides juif et tzigane.
Jusqu’à la fin des
Posté le 1er février 2007
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« J’ai commencé ma deuxième primaire chez les Frères à Kalina (Bas Congo) en février 1935 », raconte un octogénaire né au Congo, où il a fait ses douze années de scolarité. « Le cours d’histoire ? De tous les peuples de la Gaule… on passait à Pépin le Bref et Godefroid de Bouillon, bien sûr. Et aux voyages de Stanley. Plus tard on voyait l’histoire du Congo, les campagnes contre les esclavagiste
Posté le 1er février 2007
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Marc Ferro – 459 p. – Petite Bibliothèque Payot, 2004 – 10,40 euros
C’est un livre fascinant. Il nous dit comment, dans le monde entier, on raconte aux écoliers ce qu’ils doivent savoir de l’histoire de leur pays. C’est un livre bourré d’histoires car selon son auteur, Marc Ferro, au delà de l’histoire « officielle », ce qui marque la conscience collective de chaque société, ce
Posté le 1er février 2007
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