Droit d’asile
Dernier ajout : 8 février.
Sont désignées par le terme de réfugié·e·s les personnes qui fuient le pays dont elles ont la nationalité ou sont contraintes de le fuir pour se mettre en sécurité dans un autre pays. Comme elles ont quitté leur patrie, elles ne peuvent profiter des droits humains garantis par leur propre Etat. C’est la raison pour laquelle le droit des réfugiés garantit une protection internationale aux réfugié·e·s.
La pierre angulaire du droit des réfugié·e·s est le principe de non-refoulement, qui interdit à un Etat de renvoyer un·e réfugié·e dans un pays où sa vie pourrait être menacée. Le droit des réfugié·e·s contient en outre des garanties minimales en matière de droits humains comme par exemple le droit à la sécurité, la liberté de pensée et de religion, le droit à la protection contre la torture et les traitements dégradants. Les réfugié·e·s ont également accès aux droits économiques et sociaux, comme un traitement médical, l’éducation et le marché du travail.
Pour mieux comprendre le droit d’asile, consultez nos fiches infos :
Articles de cette rubrique
Cet appel paraît ce vendredi 18 décembre dans la Libre Belgique.
Nous autres Belges sommes fiers d’être ouverts, accueillants et conviviaux. Riches de la tradition humaniste et de la diversité culturelle de la Belgique, nous avons oeuvré à l’intégration d’étrangers, mené de grands combats contre l’injustice et aidé les victimes de catastrophes naturelles. Petit pays au grand coeur, nous sommes ouverts au monde.
Pourtant nos hommes politiques oublient souvent ces valeurs lorsqu’il s’agit des réfugiés.
Or, les personnes qui fuient les persécutions à cause de leur origine ethnique ou de leurs convictions politiques ou religieuses viennent chez nous pour y chercher protection. Ce n’est pas nouveau. N’avons-nous pas nous-mêmes été accueillis par nos voisins en temps de guerre ? En réalité, même si ce n’est pas très populaire, surtout en période de difficultés économiques, la Belgique tout comme l’Europe ne peut pas simplement ignorer les victimes de guerres, de persécutions et de conflits.
Grand nombre de ces mères, pères et enfants ont échappé à des drames que nous ne pouvons même pas imaginer.
497 663 393 personnes vivaient dans l’Union européenne en 2008. Seulement 238 100 personnes, une sur 2 000 (0,05% de la population européenne), avaient demandé l’asile. Belges, Européens, nous avons signé la Convention de Genève promettant aux victimes de guerres, de persécutions et de conflits que nous les protégerions. Dites à ceux qui nous gouvernent que vous attendez d’eux qu’ils abandonnent leurs politiques nourries de peur et de reproches. Dites-leur qu’ils agissent conformément à nos valeurs, à nos obligations internationales, et qu’ils fondent leurs actions sur le courage et la compassion. Que notre sens du compromis, si cher à notre coeur, est à ce prix.
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Chaque jour, des hommes, des femmes, des enfants quittent leur foyer, leur village, leur pays. Certains partent parce qu’ils ont peur. Ils craignent pour leur vie ou celle des êtres qui leur sont chers. D’autres partent parce qu’ils sont menacés, eux ou leur famille, par la pauvreté, l’insécurité ou la discrimination.
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