Actions urgentes
L’activisme électronique a la cote auprès des sympathisants d’Amnesty. Avec une moyenne de 500 visiteurs par jour, notre sit
Âgé de 82 ans, Okunishi Masaru se trouve dans le couloir de la mort depuis 1972, après qu’il a été reconnu coupable de l’empoisonnement mortel de cinq femmes dans la ville de Nabari, au sud du Japon, le 28 mars 1961. Sa femme et sa maîtresse fi
Adriana Sarmiento Enriquez, quinze ans, a disparu le 18 janvier à Ciudad Juarez, dans l’État de Chihuahua. Il est à craindre qu’elle n’ait été enlevée et que sa vie ne soit en danger, étant donné que des centaines de femmes et de jeunes filles ont été assassinées à Ciudad Juarez ces quinze dernières années. Il est arrivé plusieurs fois que les autorités tardent à intervenir lorsque la disparition d’une femme ou d’une jeune fille leur est signalée.
Adriana Sarmiento Enriquez a été vue pour la dernière fois, par ses amis, dans l’après-midi du 18 janvier, alors qu’elle allait prendre le bus pour rentrer chez elle après l’école, près du centre de Ciudad Juarez. Sa famille a signalé sa disparition aux autorités. Des organisations de femmes, des amis et des parents de l’adolescente ont distribué des tracts demandant aux personnes qui l’auraient vue de se manifester. Le 27 janvier, ses camarades d’école ont manifesté pour exiger des autorités qu’elles mettent davantage de moyens en œuvre pour retrouver Adriana Sarmiento Enriquez. Deux autres jeunes filles de son école ont été enlevées et tuées en 2003 et 2004.
Selon des organisations locales de défense des droits humains, au moins quatre jeunes filles et femmes ont été tuées à Ciudad Juarez depuis le début de l’année. Le 2 janvier, Johana Radilla Sánchez, vingt ans, a subi une agression sexuelle avant d’être assassinée au domicile d’un proche. Le 18, Maria Guadalupe Esparza Zavala est morte des suites d’un coup de couteau dans le cœur qui lui aurait été asséné, selon certaines informations, par son compagnon. Le 20, Mirna Yeremia Munoz Ledo Marin, dix ans, a été retrouvée morte chez elle : elle avait été victime d’une agression sexuelle et poignardée. Le 21 janvier, Ericka Sonora Trejo, trente-huit ans, enceinte de huit mois, a été retrouvée morte dans sa salle de bain après avoir été rouée de coups. D’après la police, le coupable serait son beau-père.
Le 29 janvier, dans un rapport évaluant les mesures adoptées par les autorités fédérales, de l’État et de la municipalité pour mettre un terme aux disparitions et meurtres de femmes à Ciudad Juarez, la Commission nationale des droits humains a estimé que l’ensemble de ces administrations n’avaient pas fait assez pour venir à bout des violences systématiques contre les femmes.
INFORMATIONS GÉNÉRALES
Au moins 430 femmes et jeunes filles ont été assassinées à Ciudad Juarez et dans la ville de Chihuahua depuis 1993, et plus de 40 sont toujours portées disparues. Les circonstances et les mobiles de ces meurtres étaient très divers, mais un tiers au moins ont été accompagnés de violences sexuelles, et bon nombre d’entre eux résultaient de violences domestiques. En 2003, face à d’intenses pressions nationales et internationales, les autorités fédérales et de l’État se sont efforcées d’améliorer la prévention de ces crimes et de mieux les sanctionner, mais les résultats de ces initiatives ont été limités. Moins de la moitié des affaires de meurtre ont débouché sur une déclaration de culpabilité et une condamnation, et un tiers en sont toujours au stade de l’enquête. De plus, bien qu’un procureur fédéral ait recommandé l’ouverture d’enquêtes contre plus de 170 représentants des autorités de l’État et de la municipalité pour négligences et omissions dans la suite donnée à ces affaires, aucun n’a été traduit en justice. De leur côté, les familles et les organisations de femmes continuent de se battre pour obtenir justice. Veuillez consulter le rapport d’Amnesty International intitulé Mexico : Intolerable Killings : 10 years of abductions and murder of women in Ciudad Juárez and Chihuahua (AMR 41/026/2003, http://www.amnesty.org/en/report/in...).
ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels que vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires mentionnés ci-après (en espagnol ou dans votre propre langue) :
dites-vous inquiet pour la sécurité d’Adriana Sarmiento Enriquez, qui a été vue pour la dernière fois à Ciudad Juarez le 18 janvier
appelez les autorités à veiller à ce que la police intervienne rapidement
MDE 15/001/2008 - AU 11/08
Les autorités israéliennes refusent à des Palestiniens gravement malades l’autorisation de quitter la bande de Gaza pour recevoir des soins médicaux urgents qu’ils ne peuvent trouver sur place. Depuis qu’Israël a renforcé son blocus sur la bande de Gaza, en juin 2007, en fermant le point de passage entre Gaza et l’Égypte, chacun des 1,5 millions d’habitants de Gaza a besoin d’une permission des autorités militaires israéliennes pour pouvoir partir. Or, cette permission est refusée presque systématiquement.
Les 13 personnes nommées plus haut souffrent soit d’un cancer soit d’une autre maladie potentiellement mortelle. Refuser de les laisser sortir de Gaza revient à les priver du traitement nécessité d’urgence par leur état de santé et met leurs vies en danger. Plusieurs dizaines de personnes s’étant trouvées dans pareil cas sont mortes au cours des derniers mois.
En réponse à une requête introduite par l’organisation israélienne Médecins pour les droits humains (MDH), la Cour suprême de l’État hébreu s’est penchée sur le refus, par l’armée israélienne, de laisser sortir de Gaza certains de ces 13 malades. La Cour a estimé que ces personnes avaient besoin d’un traitement d’urgence, mais qu’elle ne pouvait intervenir sur la décision de leur refuser le passage.
Les autorités israéliennes affirment qu’elles ne peuvent permettre à ces malades graves, ainsi qu’à d’autres, de quitter Gaza, pour des raisons de « sécurité » non spécifiées. Ces restrictions, bien que courantes depuis plusieurs années, ont atteint un niveau sans précédent ces derniers mois, en particulier depuis la prise de contrôle de Gaza par le Hamas, en juin 2007.
Refuser le passage à des patients qui ont désespérément besoin d’une prise en charge médicale n’est absolument pas justifié d’un point de vue sécuritaire : ces personnes sont soumises à des contrôles de sécurité stricts à la frontière et se trouvent généralement dans un état très grave. Ces mesures semblent plutôt être appliquées en représailles aux tirs de roquette lancés depuis Gaza contre le sud d’Israël par des groupes armés palestiniens.
Plusieurs patients n’ayant pas obtenu la permission de quitter Gaza pour des raisons de « sécurité » y ont finalement été autorisés après que des organisations non gouvernementales (ONG) israéliennes de défense des droits humains eurent menacé de porter leur cas devant la Cour suprême. Cependant, ils sont bien plus nombreux encore à se voir interdire de partir.
INFORMATIONS GÉNÉRALES
Un million et demi de Palestiniens restent bloqués à Gaza depuis qu’Israël a totalement fermé, le 9 juin 2007, le point de passage de Rafah vers l’Égypte, principale porte vers le monde extérieur pour les habitants de Gaza. Depuis lors, seule une poignée de Palestiniens ont été autorisés à quitter Gaza en passant par Israël (via le point de passage d’Erez, qui est utilisé presque exclusivement par les journalistes étrangers et le personnel humanitaire mais est fermé aux Palestiniens, sauf exceptions rarissimes).
Les hôpitaux de Gaza manquent de personnel et d’équipements spécialisés pour traiter un certain nombre d’affections telles que le cancer et les maladies cardiovasculaires. Les hôpitaux et les autres infrastructures médicales sont également touchés par une pénurie croissante de médicaments et d’articles de consommation, en raison des blocus imposés par Israël sur les importations de Gaza. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les réserves de certains médicaments essentiels sont épuisées, et basses pour nombre d’autres.
En vertu du droit international, Israël n’a pas le droit, en tant que puissance occupante, d’imposer une sanction ou des représailles collectives à la population palestinienne et doit veiller à ce que les résidents de la bande de Gaza aient accès aux soins médicaux dont ils ont besoin.
ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels que vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires mentionnés ci-après (en anglais ou dans votre propre langue) :
1. Aux autorités israéliennes :
déclarez-vous gravement préoccupé par le fait que les autorités israéliennes empêchent ces 13 patients (merci de les nommer) de quitter Gaza pour bénéficier de la prise en charge médicale dont ils ont besoin et qui n’est pas accessible sur place, et dites qu’une telle attitude met leurs vies en danger ;
faites remarquer qu’aux termes du droit international, Israël, en tant que puissance occupante de la bande Gaza, a la responsabilité de veiller à ce que les habitants de cette zone aient autant accès aux soins médicaux que les ressortissants de l’État d’Israël.
APPELS À :
Ministre de la Défense : Ehud Barak Minister of Defence Ministry of Defence 37 Kaplan Street Hakirya, Tel Aviv 61909, Israël Fax : +972 3 691 6940 Courriers électroniques : minister mod.gov.il Formule d’appel : Dear Minister, / Monsieur le Ministre,
Juge militaire et général de brigade : Brigadier General Avihai Mandelblit Judge Advocate General 6 David Elazar Street, Hakirya, Tel Aviv, Israël Fax : + 972 3 608 0366 Courriers électroniques : arbel mail.idf.il Formule d’appel : Dear Brigadier General, / Monsieur le Général de brigade,
2.
7 décembre 2007
Nancy Mota Figueroa, leader d’une organisation de femmes à Oaxaca et militante de l’Asamblea popular del pueblo de Oaxaca (Assemblée populaire des peuples d’Oaxaca, APPO) a été enlevée, puis relâchée, par des individus armés non identifiés le 2 décembre. Ils lui ont posé des questions sur d’autres militants de l’APPO, l’ont menacée de mort et de viol, ainsi que d’un nouveau rapt. Amnesty International est gravement préoccupée par la sécurité de cette femme.
D’après Nancy Mota, tandis qu’elle marchait dans une rue d’Oaxaca, un véhicule blanc de type SUV aux vitres teintées et sans plaques d’immatriculation s’est arrêté à sa hauteur. Deux hommes masqués en sont sortis et l’ont poussée à l’intérieur, avant de couvrir ses yeux d’un bandeau imprégné d’un liquide irritant.
Selon son témoignage, alors que le véhicule roulait dans les rues d’Oaxaca, les deux hommes l’ont interrogée sur d’autres militants de l’APPO, dont certains sont actuellement détenus. Ils lui ont enfoncé la tête entre ses genoux puis lui ont tiré les cheveux et pointé deux armes sur la tête. Elle les a entendus appuyer sur la gâchette et menacer de tirer sur elle. Les hommes lui ont ordonné de cesser son action militante, faute de quoi ils la kidnapperaient à nouveau et la violeraient. Nancy Mota Figueroa a également été frappée au ventre. Au bout d’une heure de séquestration, elle a été libérée dans un terrain vacant proche du centre-ville et menacée d’un nouvel enlèvement. Les ravisseurs auraient par ailleurs téléchargé tous les numéros de téléphone sauvegardés sur son téléphone portable.
Nancy Mota a porté plainte auprès du bureau du procureur général de l’État d’Oaxaca et a raconté son enlèvement lors d’une conférence de presse.
INFORMATIONS GÉNÉRALES
Un conflit politique et social a éclaté en juin 2006 à Oaxaca, à la suite d’une grève enseignante qui s’est transformée en un vaste mouvement social mené par l’Asamblea popular del pueblo de Oaxaca (Assemblée populaire des peuples d’Oaxaca, APPO) et appelant le gouverneur à démissionner. Au cours des manifestations, les autorités municipales, fédérales et de l’État se sont rendues responsables de graves violations des droits humains, notamment de placements en détention arbitraires et au secret, d’actes de torture et d’autres formes de mauvais traitements. Certains manifestants se sont également livrés à des infractions pénales. Des sympathisants du mouvement d’opposition ont été arrêtés à de multiples reprises et harcelés par le biais d’inculpations sur la foi d’éléments forgés de toutes pièces (voir l’AU 92/07, AMR 41/017/2007, 19 avril 2007, ainsi que le rapport Oaxaca : Une exigence de justice, AMR 41/031/2007, 31 juillet 2007). Les personnes présumées responsables n’ont pas été traduites en justice, malgré les nombreuses plaintes au niveau fédéral et à celui de l’État.
ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels que vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires mentionnés ci-après (en espagnol ou dans votre propre langue) :
faites part de l’inquiétude que vous inspirent les informations selon lesquelles Nancy Mota Figueroa, défenseure des droits de la femme et des droits sociaux et militante politique, a été enlevée et menacée à Oaxaca, le 2 décembre, par des individus armés non identifiés ;
dites-vous inquiet à l’idée que d’autres militants sociaux et politiques d’Oaxaca, en particulier ceux de l’APPO, ne subissent le même traitement ;
priez les autorités de veiller à ce qu’une enquête exhaustive et impartiale soit menée dans les meilleurs délais sur cet enlèvement, ainsi que sur les menaces et les mauvais traitements dont Nancy Mota a fait l’objet, et de faire le nécessaire pour que les responsables présumés soient déférés à la justice ;
exhortez les autorités à assurer la protection de cette femme, conformément à ses souhaits.
APPELS À :
Ministre de l’Intérieur : Francisco Javier Ramirez Acuña Secretario de Gobernación, Secretaría de Gobernación Bucareli No. 99, Edificio Cobián, 1er piso, Col. Juárez, Del. Cuauhtémoc, Mexico D.F. 06600, Mexique Fax : +52 55 5093 3414 Courriers électroniques : secretario segob.gob.mx Formule d’appel : Señor Secretario, / Monsieur le Ministre,
Gouverneur de l’État d’Oaxaca : Lic. Ulises Ruiz Ortiz Gobernador del Estado de Oaxaca Carretera Oaxaca-Puerto Angel, Km. 9.5, Santa María Coyotepec, Oaxaca C.P. 71254, Oaxaca, Mexique Fax : +52 951 502 0530 (Si une personne décroche, veuillez dire : « Me da tono de fax, por favor ») Courriers électroniques : [goberna
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