Accueil du site > Militer > Militer près de chez vous > Les groupes Écoles > L’Espace enseignants > Enseignement secondaire > Dossier papiers libres 2007 : les droits humains en Chine > II. 4) LES CONDITIONS DE TRAVAIL

II. 4) LES CONDITIONS DE TRAVAIL

lundi 22 octobre 2007, par Laura Lhoir

Une main-d’œuvre « jetable » !

En Asie, le secteur de la confection est souvent montrée du doigt pour ses pratiques sociales désastreuses. La maind’œuvre provient principalement d’une population non qualifiée, féminine et très jeune (communément de 16 à 30 ans).

Une grande partie vit au sein même ou dans les environs immédiats du terrain occupé par l’entreprise, dans des dortoirs fournis par l’employeur. Le prix de location du lit est généralement prélevé directement sur le salaire. Il n’est pas rare que l’employeur limite les sorties des travailleurs migrants hors du complexe atelierdortoirs à certains jours de la semaine ou certaines parties de la journée, qu’il confisque la carte d’identité ou d’autres documents personnels de l’employé, qu’il retienne des cautions qui placent les travailleurs dans une situation d’endettement chronique vis-à-vis de leur employeur.

Cet asservissement s’accompagne fréquemment d’un harcèlement sexuel des travailleuses. Enfin, ces salariés souvent migrants sont aisément remplaçables.

Cependant, les entreprises étrangères pourraient changer les conditions du travail des travailleurs en vérifiant que leurs fournisseurs respectent les droits humains.

Techniquement, la « traçabilité » est possible et les entreprises peuvent disposer d’informations sociales tout au long de leurs filières d’approvisionnement. Aujourd’hui, des entreprises procèdent à des contrôles des pratiques de certains de leurs sous-traitants et fournisseurs. Pourtant, une responsabilité sociale globale pleinement assumée reste à construire.

Playfair 2008, un collectif d’ONG internationales, a diffusé récemment une enquête accablante sur les conditions de travail dans quatre usines qui produisent des articles sous licence pour les Jeux Olympiques de Pékin.

Pour plus d’informations, http://www.vetementspropres.be/

www.playfair2008.org

Le scandale des travailleurs forcés

Début juin 2007, 568 hommes et enfants, âgés de huit à plus de soixante ans, ont été libérés par les forces de police. Ces « travailleurs esclaves », comme les surnomment les médias chinois, étaient enlevés puis vendus pour généralement 500 yuans (50 euros) à des propriétaires de mines ou d’usines. Les autorités centrales ont pour le moment annoncé l’arrestation de 173 personnes liées à cinq réseaux, dont certains membres locaux du parti communiste.

Pour plus d’informations :

« Le calvaire des travailleurs forcés – Enlèvements et pratiques d’esclavage dans des briquetteries clandestines », Le Soir du 20 juin 2007.

Sans votre aide, nous ne pouvons rien. Faites un don. Maintenant!

Répondre à cet article

Focus

e-Boutique

A l'agenda

II. 4) LES CONDITIONS DE TRAVAIL

« mai 2012 »
L M M J V S D
30 1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31 1 2 3
 

Pays par pays