Article 29 : RESPECT DES DROITS DES AUTRES
Bouddhisme : « Ne blesse pas les autres de manières que tu
trouverais toi-même blessante », Udana-Varga
Christianisme : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ».
Jésus de Nazareth
Confucianisme : « Ce que tu ne souhaite pas pour toi, ne
l’étend pas aux autres », Confucius
Hindouisme : « Ceci est la somme du devoir ; ne fais pas aux
autres ce que tu ne voudrais pas qu’ils te fasse », Mahabharata
Islam : « Aucun d’entre vous ne croit vraiment tant qu’il n’aime
pas pour son frère ce qu’il aime pour lui-même », Muhammad
Judaïsme : « Tu ne te vengeras pas, ou tu ne porteras aucun
grief contre les enfants de ton peuple, tu aimeras ton voisin
comme toi-même : Je suis le seigneur », extrait de la Torah.
On peut rapprocher l’article 29 de la DUDH de l’éthique de réciprocité ou « règle d’or », cette morale fondamentale dont le principe est trouvé dans pratiquement toutes les grandes religions et cultures. Cette règle n’impose pas un système de pensée particulier. Elle implique la tolérance et l’universalisme (la règle s’applique à tous les êtres humains et pas seulement au groupe dont on fait partie). C’est sûrement la base essentielle pour le concept moderne des droits humains.
Il y a 60 ans, Eleanor Roosevelt, veuve du président Franklin D. Roosevelt, fut l’un des membres les plus actifs de la commission des Nations unies chargée d’élaborer la Déclaration universelle des droits de l’Homme. « Ces droits commencent tout près de chez nous, dans les quartiers où nous vivons, dans les usines, les fermes et les bureaux où nous travaillons, avait alors déclaré cette grande Dame. Sans l’action concertée des citoyens pour protéger ces droits près de chez eux, c’est en vain que nous envisagerons leur progrès dans le reste du monde ». « La Déclaration universelle des droits de l’homme a d’abord été l’initiative de gouvernements. Aujourd’hui, c’est une entreprise commune pour tous les habitants de la planète. Tous les êtres humains ont des droits. Telle est l’essence même de notre humanité. Cette condition nous impose le devoir de lutter, pas simplement pour nos droits, mais également pour ceux des autres. Voilà l’esprit de la solidarité internationale. Voilà ce que signifient réellement des droits humains universels et indivisibles. » Irène Khan, secrétaire générale d’Amnesty
Un cas
La violence contre les femmes ne passera pas par moi ! En Europe, une femme sur cinq a été victime de violence à un moment de sa vie. On ne peut à la fois se dire en faveur des droits humains et se taire face à la violence conjugale, sous prétexte qu’il s’agit d’un phénomène lié à la vie privé, qui ne regarde que le couple directement concerné. Il est important de mieux comprendre et évaluer ce phénomène, et d’apprendre à chacun comment y faire face et comment soutenir les victimes. Signez votre engagement à lutter contre la violence faite aux femmes, partout dans le monde et en Belgique. Pour en savoir plus et pour signer : Cliquez ici ->http://www.amnestyinternational.be/...
La loi peut restreindre certaines libertés, uniquement pour préserver l’intérêt général. Concrètement, une réglementation apparemment restrictive mais respectueuse des droits humains doit être mise en place dans certaines circonstances. Elle peut porter sur la liberté d’aller et venir (par ex. les règles de la circulation automobile), le droit à l’intégrité physique (par ex. la vaccination obligatoire) ou le droit à la sûreté (par ex. les contrôles d’identité ou la détention provisoire.). En ce qui concerne les violences conjugales, la justice devrait pouvoir ordonner la mise à l’écart d’un homme violent, afin de préserver la sécurité de sa femme ou de ses enfants.
Le monde est un village Qu’on le veuille ou non, le monde est devenu un village dont les habitants sont liés par un sort commun. Un pays qui ne tiendrait pas compte de l’environnement international est un pays qui se condamne lui-même : sans échanges avec le reste du monde, il ne pourra échanger des ressources essentielles pour sa survie (énergie, aliments, minerais,…). Il se condamnerait aussi sur le plan culturel : l’histoire nous apprend que les civilisations qui se referment sur elles-mêmes tendent à disparaître, au contraire de celles qui ont entretenu des liens avec d’autres cultures, d’autres pays. Autrement dit, on peut développer ses connaissances et ses compétences grâce aux autres façons de voir le monde. Avec le défi du réchauffement de la planète, cette interdépendance entre les pays devient encore plus frappante : on ne peut par exemple accepter une attitude égoïste telle que celle des Etats-Unis sous l’Administration Bush, qui refuse d’envisager de limiter ses émissions de gaz carbonique et de signer le protocole de Kyoto, en se plaçant de dehors des règles internationales. Un pays ne peut plus agir comme s’il était seul au monde, et gaspiller ses ressources au détriment du reste de la planète.
Activité pédagogique
DÉBAT/RECHERCHE (FRANÇAIS, MORALE, RELIGION, SCIENCES SOCIALES)
Trouvez d’autres exemples qui montrent
que le monde est devenu un village.
En quoi cela peut-il influencer notre vie
de tous les jours ?
Comment faire en sorte que les ressources
soient réparties plus équitablement
entre les pays ?
Tu as des droits mais aussi des devoirs envers la société.
Si la solidarité est nécessaire entre les pays, elle l’est aussi au sein d’une même société. Par exemple, la Déclaration universelle considère que les droits sont accompagnés d’une responsabilité : on ne peut agir qu’en fonction de ses propres droits, on doit également tenir compte des droits des autres. Ainsi, si tu veux construire une maison, tu dois accepter certaines règles et voir si ta maison ne va gêner des voisins ou ne va pas à l’encontre de l’intérêt général. Tu ne peux pas non plus rouler sur la route comme si tu étais tout seul : tu dois respecter des règles pour que chaque personne puisse circuler sans mettre en danger les autres.
RECHERCHE
Cherchez plus d’informations sur des initiatives tendant à responsabiliser les citoyens pour qu’ils adoptent un comportement plus respectueux de l’environnement ou de la société en général.
les voitures partagées (ou « car sharing »).
les réseaux de partages de savoir
la vie en communauté
la consommation durable et équitable…




