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Article 28

vendredi 28 novembre 2008, par Laura Lhoir

Article 28 :

DROIT À LA PAIX Tout le monde doit respecter l’’ordre social’ nécessaire pour que tous ces droits soient respectés.

« Il n’y aura pas de paix sur cette planète tant que les droits de l’homme seront violés en quelque partie du monde que ce soit. » René Cassin, un des membres du comité de rédaction de la DUDH.

« Une culture de la paix est un processus caractérisé par le développement social non violent lié à la justice, aux droits de l’homme, à la démocratie et au développement. » Conférence internationale pour l’éducation, Genève, 1994.

Un cas

Guatemala : Trois bénévoles de l’Association chrétienne de jeunes gens (YMCA) du Guatémala, qui travaillaient avec des jeunes risquant d’être recrutés par des gangs, ont été assassinés le 10 août 2008. La lutte pour la paix et la sécurité comporte souvent des risques.

Pour en savoir plus et pour agir :

Cliquez ici

ISRAËL – PALESTINE : LA PAIX EST POSSIBLE

J’appartiens à un groupe de familles endeuillées, des familles israéliennes et palestiniennes. Ce groupe -on l’appelle le cercle des Parents-Forum des Familles- ne représente que ses membres, lesquels considèrent qu’ils ont dû payer le prix maximum pour une guerre qui aurait dû se terminer il y a longtemps si nous n’avions pas laissé des politiciens sans pitié, irréfléchis et cyniques utiiser la vie de nos enfants comme des pions dans un jeu mortel, qui a fait du sang de nos enfants la marchandise la moins coûteuse sur le marché politique. (…) Nos enfants tuent d’autres enfants parce qu’ils ont été éduqués à des concepts de discrimination entre sang et sang, et dans la croyance qu’ils valent mieux que les autres. Nos enfants meurent parce que la voix des mères et des pères à été étouffée, sous-estimée durant des siècles, et aussi parce qu’elle a été remplacée par la voix de politiciens corrompus, de généraux assoiffés de sang, d’hommes d’affaires avides et sans scrupules, de prétendus leaders qui ne s’expriment jamais en tant que parents. (…) Je pense aussi à cette jeune mère palestinienne, Najakh, venue avec moi à New York parler de la paix et dont le fils de 10 ans a été tué. Najakh ne ressent qu’affection pour mon fils, lui ausi du même âge. Je pense à Khaled, un directeur d’école palestinien, qui a trouvé le corps de son fils criblé de 50 balles, qui n’ a jamais su ni pourquoi,ni comment, et qui, 20 jours plus tard, a appelé sa femme pour lui dire de cesser de pleurer son enfant et de commencer à pleurer le mien. Je pense à tous les parents du monde qui ne rêvent pas de venger la mort de leur enfant par la mort des enfants d’autrui. Aujourd’hui, alors que le terme « terreur » définit les actions meurtrières des pauvres et des faibles, tandis que « la guerre contre la terreur » définit les actions meutrières des forts et des riches, alors que les plus grandes démocraties commettent les crimes contre l’humanité les plus horribles au nom de « la liberté », de « la justice » et du « choc des civilisations », nous, les familles en deuil, les victimes du terrorisme ou du contre-terrorisme, nous sommes les seuls à pouvoir dire au monde qu’il n’existe pas de meurtre civilisé de l’innocent, ni de meurtre barbare de l’innocent. Seul existe le meurtre criminel de l’innocent. Nous sommes ceux qui pouvons dire au monde qu’il n’y a pas de choc des civilisations, il n’y en a pas au royaume des enfants morts, un royaume qui ne cesse de s’étendre. Au contraire : le véritable multiculturalisme y prévaut, avec la vraie égalité, la vraie justice. Et peut-être devons-nous rappeler au monde que l’âge d’or, tant pour l’Islam que pour le Judaïsme, fut celui où ils vécurent aux côtés l’un de l’autre, se nourrissant mutuellement. (…)

Nurit Peled-Elhanan Jerusalem Post - 28 nov. 2002 (Traduction Kol Shalom) Membre d’un groupe de dialogue israélopalestinien, mère de Smadari, une jeune fille tuée dans un attentat à Jerusalem en 2002.

DROIT À LA PAIX ET DROIT HUMANITAIRE

Le Droit International Humanitaire (DIH) a été mis en place et développé afin de protéger certains groupes particulièrement vulnérables de personnes. Il existe des lois qui régissent dans quelles circonstances la guerre doit être déclarée, et comment une guerre peut être menée. En 1945, il a été décidé que la guerre était une manière inacceptable de régler les divergences politiques. Elle est devenue illégale, sauf dans les cas de légitime défense. Les Etats conservent le droit de se défendre eux-mêmes, individuellement ou collectivement, contre les atteintes à leur indépendance ou à leur territoire. La Charte des Nations Unies autorise les États à utiliser la force pour maintenir ou rétablir la paix et la sécurité. Le droit international humanitaire ne vise pas seulement à protéger les victimes de conflits entre les États mais protège aussi les victimes des combats menés au sein d’un pays entre groupes armés. En outre, il protège les victimes de troubles internes, comme les émeutes, les luttes entre les factions ou contre les autorités.

Activité pédagogique

- Faites un portrait de personnes qui militent pour la paix et pour le rapprochement des communautés, comme dans le conflit israélo-palestinien (voir témoignage plus haut).

- Quels sont les trois derniers prix Nobel de la paix. En quoi leur action a-t-elle été déterminante dans le respect des droits humains et la recherche de la paix ?

- Donnez un exemple de « groupes particulièrement vulnérables de personnes » protégés par le DIH ?

- Donnez des exemples de conflits récents où le DIH a été ou n’a pas été respecté.

Pour en savoir plus

- La Croix Rouge a réalisé un dossier pédagogique sur le DIH : Cliquez ici

Les Nations Unies ont développé plusieurs programmes sur la paix et le développement. Le Pnud est l’agence des Nations Unies particulièrement chargée du développement. Il publie chaque année un rapport sur les grands enjeux et un classement en fonction du niveau de vie par pays.

- Programme des Nations Unies pour le développement : Cliquez ici

- Déclaration des Nations Unies sur le droit au Développement (1986)

- Déclaration et Programme d’action de Vienne (1993)

- Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD – 1994)

- Objectifs du millénaire pour le développement Cliquez ici

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