DONNER LA VIE, RISQUER LA MORT
Au Pérou, le taux de mortalité des femmes à l’accouchement est le plus élevé des Amériques. Selon les estimations des Nations unies, il y a 240 décès pour 100 000 naissances vivantes. Il s’agit, la plupart du temps, de femmes indigènes pauvres vivant dans les campagnes. Elles meurent parce qu’elles sont confrontées à un certain nombre d’obstacles, tels que la difficulté d’accès aux soins médicaux d’urgence, le manque d’information et de professionnels de la santé parlant les langues indigènes.
RAPPROCHER LES SOINS MÉDICAUX DES FEMMES
Claudia Lema travaille auprès des femmes indigènes pauvres qui habitent dans les communautés rurales du Pérou. Ses activités consistent principalement à rapprocher les soins médicaux des femmes en les rendant plus adaptés sur le plan culturel et plus accessibles sur le plan géographique, notamment par le biais de communications radio et de transports d’urgence.
Par ailleurs, elle aide les communautés à s’organiser afin de participer au débat et d’avoir une influence sur la manière dont les soins médicaux sont prodigués, en dialoguant avec les autorités locales et nationales.
Claudia est directrice de Salud Sin Límites Perú, une organisation qui dispense des formations à des professionnels de la santé qui travaillent auprès de femmes enceintes dans des communautés indigènes. Ceux-ci apprennent à utiliser les méthodes d’accouchement traditionnelles – que les femmes indigènes privilégient – comme l’accouchement en position debout plutôt que couchée.
« Je pense qu’il est extrêmement inquiétant que les femmes indigènes pauvres de notre pays aient cinq fois plus de risques de mourir en couches que des femmes qui vivent en zone urbaine. » Claudia Lema
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