Actualité récente
Israël/Palestine
4 juin, lancement officiel de la « feuille de route », acceptée par Israël et l’autorité palestinienne pour la création d’un Etat palestinien indépendant.
-La construction d’un « mur de sécurité » par Israël (ligne défensive érigée le long de la ligne de démarcation avec la Cisjordanie) constitue un blocage dans le processus de paix.
La construction des colonies continue.
Le premier ministre palestinien Abou Mahzen démissionne, suite à son désaccord avec Yasser Arafat, mais également à cause du manque de soutien, selon lui, des USA et d’Israël au processus de paix.
Nombreuses manifestations de soutien des Palestiniens à Yasser Arafat suite à la menace d’Israël de l’expulser, voire de le tuer.
Jonathan Ben-Artzi est en prison car il refuse de faire son service militaire. Cet objecteur de conscience a déjà passé 196 jours en prison et risque encore jusqu’à trois ans de prison !
ISRAEL : Des objecteurs de conscience en prison !
En Israël, de plus en plus de jeunes refusent de faire leur service militaire car ils ne sont pas d’accord avec la façon dont se comporte l’armée israélienne (Tsahal) dans les territoires occupés habités par les Palestiniens. Jonathan Ben-Artzi, étudiant de 20 ans en Math-Physique à l’Université Hébraïque de Jérusalem, reçut une peine de 35 jours de prison le 16 janvier 2003. Il a déjà passé 196 jours en prison à cause de son opposition au service militaire ! Jonathan et sa famille espèrent beaucoup que beaucoup de gens vous réagir à cette injustice. Amnesty considère les objecteurs de conscience comme des prisonniers d’opinion, c’est-à-dire des gens qu’on met en prison pour leurs idées.
Après avoir purgé ses six peines de prison, Jonathan subit une série d’interviews dont le but était de le persuader de se soumettre à l’autorité. Il refusa. Le 14 janvier, on lui ordonna de s’engager à l’armée en lui disant que s’il s’y opposait, il serait immédiatement renvoyé en prison. Le 16 janvier, il fut amené devant le Général Regev. Il lui dit qu’Amnesty International l’avait reconnu comme prisonnier d’opinion ; il répéta ses convictions pacifistes. Il fut condamné à 35 jours de prison. Aujourd’hui, il risque d’être jugé devant la Cour martiale, ce qui pourrait lui valoir jusqu’à trois ans de prison !
Des enfants arrêtés arbitrairement
Bakr Said, 15 ans, arrêté arbitrairement et malmené par la police.
Les délégués d’Amnesty International se sont rendus le 27 octobre dans le village palestinien de Kfar Kana en Galilée. Six familles ont décrit les tactiques d’intimidation utilisées par la police israélienne, notamment l’Unité de patrouille spéciale et les gardes-frontières, lors des arrestations intervenues la semaine précédente. Elles ont précisé que toutes les arrestations avaient eu lieu avant l’aube. Des policiers armés, dont certains avaient parfois le visage recouvert d’une cagoule, ont encerclé les maisons visées où ils ont ensuite pénétré en braquant leurs armes sur les occupants. Les policiers ont fouillé les maisons en endommageant souvent des objets. Dans deux cas portés à la connaissance de l’organisation, les policiers ont utilisé des chiens pour les perquisitions. Ces méthodes ont terrorisé les familles et particulièrement les jeunes enfants. Le 24 octobre à 2 heures du matin, des policiers se sont présentés au domicile de Bakr Said, un adolescent de quinze ans, pour l’arrêter. Son cousin, Muhammad Jamil Said, dix-sept ans, venait d’être arrêté dans une autre maison du village. Une douzaine de policiers armés ont encerclé la maison avant de frapper violemment à la porte. La famille a refusé d’ouvrir tant que les policiers ne présenteraient pas un mandat d’arrêt décerné par un magistrat. Dès que la porte a été ouverte, quatre policiers ont pénétré dans la maison en braquant leurs mitraillettes sur les occupants. Nadia Said, la mère de Bakr, a rassemblé plusieurs de ses enfants dans une pièce car elle craignait que les policiers n’ouvrent le feu. Ils ont demandé où se trouvait l’adolescent et son père a répondu qu’il dormait. Les quatre policiers armés ont accompagné le père dans la pièce où Bakr était endormi et ils l’ont arrêté. Ils ont donné un numéro de téléphone à la famille en lui disant d’appeler plus tard pour savoir où le jeune homme était détenu. Les policiers ont appelé la famille dans la journée pour lui annoncer que Bakr allait comparaître le lendemain devant le tribunal. L’adolescent aurait été interrogé pendant plusieurs heures tôt le matin par trois hommes en civil qui hurlaient et le menaçaient. Muhammad Abbas, un autre habitant de Kfar Kana arrêté le même jour, a affirmé avoir entendu les hurlements des policiers. Bakr Said a été déféré devant le tribunal dans la journée. Son père qui s’était rendu au tribunal d’instance pour le voir n’a pas été autorisé à lui parler. Muhammad Abbas, qui a vu Bakr au tribunal, affirme qu’un policier a giflé l’adolescent quand il a essayé de communiquer avec lui. Le tribunal a accepté le 2 novembre de remettre Bakr Said et Muhammad Abbas en liberté sous caution. Le parquet a interjeté appel le lendemain devant le tribunal de district ; celui-ci a rejeté l’appel et les deux jeunes gens ont été libérés le 3 novembre.
REPÈRES
État d’Israël Capitale : le gouvernement israélien a désigné Jérusalem comme capitale officielle bien que non reconnue par les Nations unies ; la plupart des gouvernements étrangers maintiennent leur ambassade à Tel-Aviv Superficie : 20 770 km2 (Territoires occupés : 7 630 km2) Population : 6,04 millions (compte tenu des Territoires occupés) Langues officielles : arabe, hébreu Peine de mort : abolie sauf pour crimes exceptionnels
Situation des droits humains en 2001
Plus de 460 Palestiniens ont été tués par les forces de sécurité israéliennes ; la plupart ont été victimes d’homicides illégaux. Parmi eux figuraient 79 enfants et 32 personnes qui ont été la cible d’assassinats. Plus de 2 000 Palestiniens ont été arrêtés pour des motifs de sécurité. De très nombreuses informations ont fait état de brutalités policières. Les prisonniers palestiniens se sont fréquemment plaints d’avoir été torturés ou maltraités pendant les interrogatoires. Quarante personnes au moins étaient maintenues en détention administrative à la fin de l’année. Au moins 33 objecteurs de conscience ont été incarcérés au cours de l’année. Des centaines de Palestiniens résidant dans les Territoires occupés ont été traduits devant des tribunaux militaires qui appliquent une procédure non conforme aux normes d’équité internationalement reconnues. Citons parmi les sanctions collectives infligées aux Palestiniens le bouclage de villes et de villages, la démolition de plus de 350 maisons et l’imposition de couvre-feux prolongés. Des membres de groupes armés palestiniens ont tué plus de 187 israéliens, dont 154 civils.
Histoire
L’État d’Israël a été fondé en 1948 selon les principes du sionisme : donner un territoire national aux Juifs du monde entier. Cette création a été aussitôt contestée par les pays arabes avec des conflits miliaires. Depuis un demi-siècle, la région est l’enjeu de guerres entre les Israéliens et les Palestiniens qui vivaient sur ce territoire avant 1948 et qui veulent y créer leur État, tandis que Israël cherche à préserver ses frontières et sa sécurité. Dans chaque camp, l’intransigeance et les ressentiments sabotent la recherche de la paix.





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