« Je vais continuer à me battre pour que les soldats qui m’ont agressée paient pour ce qu’ils ont fait. Je suis triste parce que cela fait sept ans que j’ai été agressée, et je n’ai toujours pas obtenu justice. Je suis seule et loin de ma famille. Et même si je sais que ce sera long, je me battrai jusqu’à ce que j’obtienne justice et quand ce sera le cas, je retournerai dans mon village pour planter des hibiscus avec ma famille » (Valentina Rosendo).
Au Mexique, les informations sur les militaires accusés de violations des droits humains sont de la compétence de la justice militaire, et c’est aussi elle qui les juge. Par conséquent, les victimes de violences commises par des militaires sont confrontées à de multiples obstacles pour accéder à la justice.
Elles doivent d’abord surmonter leur crainte bien compréhensible de devoir signaler les violences commises par des militaires à l’organe même qui en est responsable. Ensuite, elles se heurtent à un système qui manque d’indépendance et d’impartialité et qui n’a jamais donné en temps voulu des informations sur les enquêtes entreprises. Le système judiciaire militaire n’a pas rendu justice aux victimes ni exigé des coupables qu’ils rendent des comptes. Il en est résulté une impunité généralisée pour les violations des droits humains commises par des militaires.
Amnesty International fait campagne aux côtés des victimes et de leurs familles pour exhorter les autorités mexicaines à mettre immédiatement en œuvre toutes les mesures nécessaires pour que justice soit rendue.
Consultez ci-dessous le document publié par Amnesty International intitulé « Des coupables protégés. La justice militaire au Mexique. » Il fait le point sur la thématique et présente plus spécifiquement les cas de cinq individus.




